Afin d'acceder au résumé de Sarcophage, merci d'activer Javascript.
De façon générale, les comics ne sont pas connus pour aborder des thèmes métaphysiques. On pourrait même penser que c'est un gage de catastrophe ! Mais cet album s'inscrit en faux.
Phil Hester s'attaque à un projet ambitieux, lui qui a débuté sa carrière en tant que dessinateur ("Swamp Thing", "Green Arrow" en collaboration avec Kevin Smith). Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre, mais les conseils d'un pote et la confiance en la collection Semic Noir, qui compte quelques bijoux, ont attisé ma curiosité.
Et quelle claque ! A mi-chemin entre la réinterprétation de "Frankenstein" et "L'apprenti sorcier", cet album m'a transporté, subjugué.
Je ne vais pas vous en révéler la substance ni le contenu dans le détail, mais c'est un récit poignant, bien loin d'une mauvaise série B qui recycle un sujet universel pour en faire une histoire à dormir debout. Non, c'est juste une histoire fantastique, au sens littéral, où l'Humanité est au centre de tout.
Les dessins en Noir et Blanc de Mike Huddleston se prêtent idéalement au thème. Son trait est fin, lisible de par sa précision et sa sobriété. Un modèle du genre, particulièrement classique, donc efficace. Pas d'esbouffre. A titre d'exemple, le design du Sarcophage semble inspiré du robot de Metropolis. Un beau clin d’œil au film visionnaire...
Alors voilà, ce bouquin est tellement fort qu'il me semble bien vain d'en dire plus.
Que ceux qui aiment le comics indépendant me fasse un peu confiance, tout comme j'implore ceux qui n'ont pas l'habitude de lire les productions américaines de s'y pencher également. Je gage qu'aucun lecteur ne sera déçu...