46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Plus ne m'est rien...
 

Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien...

 
 

Résumé

Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien...Afin d'acceder au résumé de Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien..., merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien...Cet album est le premier d'une serie culte (malgré l'absence de dernier tome... mais un jour viendra:))

le dessin de Yslaire y est phenomenal. Surement le style de Yslaire que je prefere (bien mieux que dans XXe siecle ou dans bidouille et violette selon moi). Les couleurs mettent une ambiance de fous, tout y est sanglant, violent, noir...

quant à l'histoire, elle commence assez simplement, jusqu'à ce qu'un amour impossible se noue entre Bernard et Julie... là, c'est un veritable arrache coeur.

Perso, cette BD me retourne le ventre à chaque lecture tant l'emotion est forte.
La violence des sentiments est vraiment incroyable...


Chronique rédigée par Kael le 07/07/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 313 (97,20 %)
  • 4 (1,24 %)
  • 5 (1,55 %)
  • Total : 322 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 7,65
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.10
Dépôt légal : Juin 1986

Avis des lecteurs

20 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sambre, tome 1 : Plus ne m'est rien..., lui attribuant une note moyenne de 4,10/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

10 2 2011
   

Voici un album dérangeant et en ce sens, particulièrement réussi. Dans beaucoup d'album, la couleur utilisée ne sert que de support et d'accompagnateur de l'histoire. Ici, elle fait partie de l'histoire, et cela est assez original. Une variation sur la couleur rouge/marron est proposée tout au long de l'histoire, servie sur des ton grisâtre, ce qui la fait ressortir de façon impressionnante. La couleur est un véritable personnage à part entière et graphiquement, cette album représente, toujours aujourd'hui, une belle originalité.

L'histoire en elle-même est dérangeante car on a encore du mal à savoir de quoi il s'agit : un récit fantastique (ce que suggère ces yeux d'un rouge intense), une récit romantique à la Roméo et Juliette (entre le fils du maître des lieux et une braconnière, entre les yeux noirs et les yeux rouges), ou un récit réaliste axé sur le développement de la folie (qui s'exprime de façons bien différentes selon les personnages) ? Certainement un peu tout cela à la fois, et c'est justement parce que l'on est un peu perdu, parce que le récit est plutôt sombre, que le récit met mal à l'aise.

C'est un album peu commun, où s'expriment tour à tour la haine, l'admiration, l'amour, et la folie. La frivolité de certains personnages est confrontée à la rigueur d'autres, et Bernard Sambre semble être la synthèse de tous ces comportements. Au niveau de la narration, pour l'instant, on se demande un peu où l'auteur veut nous emmener, mais il faut lire les notes du père de Sambre retranscrites par sa fille, qui indique que la situation actuelle n'est que la continuité d'une histoire de famille qui semble durer depuis des siècles.

Intrigant, dérangeant, et original : difficile de ne pas être intéressé par ce premier album.

10 12 2009
   

Un premier tome de cette célèbre saga qui me laisse un sentiment partagé. C’est beau, une œuvre poétique forte et complexe que l’on dévore avidement. En revanche, il y a là une accumulation de symboles qui se destinent plus principalement soit à des diplômés en psychologie, soit à de jeunes adolescents facilement influençables… (ie faire l’amour sur la tombe de son défunt père, raccourcir d’un coup d’aiguille sa ligne de vie pour se mettre en osmose avec son partenaire…). Tout ceci me laisse perplexe même si l’ambiance qui se dégage a quelque chose d’envoutant. En d’autres termes, je me suis laissé emporter par cette histoire même si je reste assez imperméable aux allégories sur l’amour qui se multiplient.
Paradoxalement, mon personnage préféré dans cet album a été la mère par la force de son verbe, son cynisme, ses sarcasmes et son rejet du conventionnel. Ses répliques, faisant régulièrement le parallèle avec le jars, sont magnifiques et parfaitement adaptées à cette histoire. Malheureusement… Tant pis, je vais lire la suite avec beaucoup de curiosité.
Force nous est faite de reconnaître que la colorisation participe pour beaucoup à l’ambiance. Ces gris, ces noirs avec ci et là une touche de rouge… hmmm… ça me rappelle quelqu’un mais qui ?… ;). Le dessin est assez sommaire mais précis et j’ai trouvé les expressions de visages très justes !
En conclusion, je dirais : franchement pas mal. Ni plus, ni moins.

4 12 2007
   

C'est avec une bellle couverture que j'ai feuilleté ce livre, je l'ai acheté et je ne le regrette pas du tout...
Le dessin de Mr Yslaire est tres correct pour ce premier opus (quelques defauts dans certains portraits mais je suis sur que cela va disparaitre dans les albums suivants)...
Quelle atmosphere qu'il parvient a créer par ce coté sombre et ce rouge vif; couleur que beaucoup d'ames repoussent (surtout les psy...)...

Une histoire qui se passe au 19 siècle. Bernard le jeune Sambre tombe amoureuse de Julie la braconnière aux yeux rouges, fille de prostituée contre la volonté de sa soeur Sarah qui veut achever le livre de son pere décédé. Un livre qui relate la malediction des yeux rouges...
Un couple qui ose le blaspheme...

Les auteurs nous relate une tres belle histoire d'un amour interdit avec beaucoup de "sang-froid", de poesie , de phrases a double sens, des sous-entendus etc...
Une atmosphere a souhait.
Cet album est un vrai chef-d'oeuvre esperant que la suite va etre de meme...

30 3 2007
   

Une BD surprenante, mais captivante.
Une histoire sombre, mais une BD lumineuse.

L’histoire commence par une mort et finie par une mort. Du début à la fin, l’histoire est maléfiquement mystérieuse.
Julie, la jeune braconnière aux yeux si…étranges fera chavirer les corps dans l’amour, dans la haine ou dans le doute. Personne ne restera indifférent, dans cette histoire, aux charmes énigmatiques de cette fille sans morale et aux désirs si particuliers. Bernard succombera à son mystère, mais supportera-t-il cet amour inconditionnel, exigeant et dérangeant exigé par Julie ?
Sarah, la grande sœur de Bernard, acceptera cet amour ?
Quel est le mystère le plus lourd à porter ? Quelle est la plus folle des familles ? Quel passé tragique a agité les deux familles ? Quel futur dramatique les attend ?
On dirait du Stendal, on dirait de la grande littérature, mais cela reste une BD.
Elle n’est pas facile à lire, loin s’en faut. Le texte déjà est moitié littéraire, moitié poétique, 100% atypique.

Le dessin monochrome sombre, avec ces tâches de rouge/roux qui éclabousse l’image tel le sang versé depuis des ans et qui ternit l’Histoire. Le rouge LA Couleur de l’album. La couleur de l’amour mais aussi de la mort. Jamais le rouge n’avait été aussi lourd de signification.

Le scénario est pesant du début à la fin, certaines scènes sont véritablement oppressantes.
Le final est un déchirement intolérable. Ca fait mal. Une fois de plus, la folie des hommes mène la danse. Une danse macabre.
Le tout baigne de plus dans l’ambiance électrique chargée de la révolution française de 1848. Le conflit latent, encore lointain se tramant dans la capitale, la police, les politiques…On sent l’ambiance moite de l’époque suinter à chaque page.
Magnifique.

24 5 2006
   

Une ambiance toute particulière ...

L'histoire en elle-même est assez classique mais c'est le malaise créé chez le lecteur qui est intéressant.
Les personnages sont forts ... on ne peut pas le nier et leurs caractères sont accentués par le traitement graphique de Yslaire. Le rouge et le noir sont les seules couleurs qui ressortent, avec tout ce qu'elles impliquent (passion, mort mais aussi politique).
Se greffe à tout ça une certaine part de "fantastique" avec la folie du père et sa "guerre des yeux".
Difficile de faire un avis sur cette BD ... moi, j'adhère dès la première page.

6 9 2005
   

Sambre est comment dire?... un chef d'oeuvre a mes yeux. tout y est : le graphisme, l'histoire, l'atmosphère, nous avons presque l'impression que de la musique se dégage de l'histoire tellement nous sommes pris dedans.

Commençons par le graphisme autant le dire tout de suite je l'ai trouvé sublime. Cette idée des yeux rouges qui transpercent l'ombre qui entoure la famille de Bernard et qui rejoint pourtant les cheveux rouges de Bernard ce qui lie fatalement Julie et Bernard est magnifique. L'ombre représentant l'obsession du père qui a au fur et à mesure touché toute la famille Sambre et les cheveux roux perçus comme une marque de rébellion ou de soumission suivant les différents acteurs de cette bande dessinée, crée une atmosphère froide, tendue, proche de l'étouffement...

Ainsi, l'atmosphère est prenante et rien de bien étrange sachant que l'histoire est pour le moins inhabituelle. Bon je l'admets, il s'agit un peu d'un Roméo et Juliette avec d'un côté les Sambre et d'un côté Julie avec ses yeux rouges mais à part ça... très belle histoire qui est très touchante. Nous avons envie de savoir ce que Julie et Bernard vont faire pour échapper à l'obsession de Sambre père et de la famille Sambre. Vont-ils réussir malgré tous les obstacles réussir à s'aimer?

Cette série débute magnifiquement bien et nous donne qu'une envie: plonger dans le tome suivant! De plus, la couverture du tome est superbe, elle attire l'oeil et le titre ne donne qu'une envie: ouvrir le tome et voir de quoi il s'agit!

Bref, selon moi, il s'agit d'une BD culte qu'il faut avoir dans sa bibliothèque!

10 8 2005
   

Je n'ai pas adhéré à l'atmosphère. Les yeux rouges, la malédiction, les humeurs, c'est bien beau mais c'est facile et vu et revu, lu et relu.
Les dessins sont très froids aussi, travaillés, certes homogènes, mais froids. Je les qualifierais de chirurgicaux, ça renforce l'ambiance morbide voire désespérée. Je trouve vraiment le scénario fantastico-exagéré.
Certes, les personnages sont ambivalents, à plusieurs facettes, mais là encore que trouve t'on vraiment de novateur ? Etre entraîné par une sorte de force supérieure, c'est un peu simpliste et gentillet. Quand au poids du sang, de l'hérédité, je veux bien là encore mais ça ne me touche guère.
C'est un peu trop surfait (mère séductrice le jour de la mort de son époux, le crime qu'on voit venir de loin) pour être satisfaisant.
Quelques complexités sauvent la mise, mais quelle déception d'ensemble !

2 2 2005
   

Il était temps que je lise cette BD culte… Et malheureusement, je sens que je vais écorner le mythe.

La classe d’Yslaire s’exprime pleinement dès ce premier tome… Le noir et le rouge des dessins se marient à merveille, chaque planche est un régal pour les yeux. De plus, le choix de l’utilisation du rouge et noir ne doit pas être pris comme un hommage à la chanson de Jeanne Mas (son tube cartonnait la même année que celle de la parution de ce T1, véridique !), mais comme une volonté de faire ressortir la noirceur du récit et la passion oppressante de la jeune Julie pour son Bernard. Les dessins apportent un vrai plus au récit : Yslaire réussi, de ce côté-là, un coup de maître.

Cependant, j’ai trouvé que l’intrigue de cet amour impossible n’était peut être pas des plus originale et pour ma part, je regrette que ce premier tome ne soit pas un peu plus rythmé (mais c’est peut être le genre qui veut ça). Sambre : série culte ?... Ma réponse dépendra du contenu des tomes suivants.

2 11 2004
   

Trois mots pourraient qualifier SAMBRE, l'idôlatrie, l’Amour (avec un grand A, bien sur !) et la cruauté. À chacun de ses mots correspond le comportement des trois personnages principaux Julie, Bernard et Sarah

Pour le graphisme un dessin en rouge et noir et un trait très Yslairien (si j'ose dire) qui rappellent les problèmes sociaux façon Rougon-Macquard de Zola avec ses romans très noir où très souvent le personnage principal meurt dans la misère. Dès ce premier tome, on voit bien qu'on a entre nos mains un petit chef-d’oeuvre qui fera sans aucun doute référence dans les temps à venir et on ne se trompe pas. Les traits sont vivants, tous les éléments s’emmêlent, comme les sentiments. Même les éléments sans vies comme des statues (et notament celles du cimetière) semblent vivre et pleurer sous la plume magnifique et poétique d’Yslaire.

Bref, cette Bd est très belle, subjugante, mélancolique, romanesque et dramatique, elle méle l'Histoire à la passion lyriquement et on ne s'en lasse pas, Merci Yslaire !
Ce serait dommage de ne pas y jeter ne serait-ce qu'un œil...

21 10 2004
   

Quand j'ai lu le premier tome de Sambre, j'ai tout de suite apprécier et été submergé par cet amour hors du commun et ces personnages aux lourds secrets.
L'histoire d'amour qui lie Bernard et Julie m'a fait penser à la célèbre pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette. Tous deux sont des amours impossibles en étroite relation avec la famille et leurs querelles ancestrales.
Le récit de cet amour est poétique et à la fois tragique. Les personnages sont parfaitement décrits et ont des personnalités bien particulières qui se fondent à merveille dans l'univers de la bande dessinée.

Les dessins d'Yslaire sont tout simplement magnifiques. Il en ressort une ambiance que je ne saurait décrire tellemnet elle nous porte dans le récit. Les couleurs font la part belle au Rouge symbolisant la force de l'amour, et au Noir synonyme de mort et de désespoir.

Dans cette merveilleuse histoire se mêlent toutes sortes de sentiments qu'ils soient bons ou mauvais... mais ce qui se détache avant tout, c'est cette passion et cet amour indestructibles et inaltérables.

26 9 2004
   

Sambre, est une série considéré comme « culte » pour nombre de bédéphiles… Alors évidemment cela inspire le respect et on ne s’attelle pas à la lecture de tels « monuments » du neuvième art sans appréhension… Et si l’on était déçu ?

Et bien ce premier tome est une bonne introduction, on tout de suite transporté dans l’ambiance très marqué de cette série, et l’histoire qui ne se dévoile que peu n’en est que plus intrigante… Yslaire sait comment nous impliquer émotionnellement dans son histoire et avec Balac nous conte son récit qui romantique et malgré tout sombre et inquiétant…

Pour ce qui est du dessin, je ne suis pas fan du style de Yslaire, et bien que je trouve qu’il a un grand talent pour représenter les décors, paysages et bâtiments ainsi que les ambiances… mais je n’adhère pas complètement à sa façon de dessiner les visages humains… Quoi qu’il en soit je doit admettre que cela « colle » plutôt » avec l’ambiance du récit…

Une très bonne introduction, dotée d’une ambiance très marquée…

1 2 2004
   

4/5 et non 5/5 pour une seule raison je pense qu'en première lecture on ne peut pas vraiment apprécier ce premier tome à sa juste valeur.
En effet, j'ai lu les 5 tomes à la suite et je dois dire que la 2e lecture du premier est plus apprèciable. J'ai l'impression que pas mal de choses sont balancé au fur et à mesure des planches.
Nous ne savons pas vraiment qui est cette jeune fille julie, en fait nous n'avons pas vraiment le temps de connaître les personnages, que les évènements s'enchainent.
A part ce petit point, je trouve que c'est une série à découvrire absolument. Le décor est bien implanté, les dessins en noir et rouge sont originaux et très agrèable à regarder, la façon dont est dessiner Bernard et julie colle bien à l'hisoire et au scénario.
Le scénario quand à lui est bien ficelé, on aimerai juste avoir un peu plus d'information sur la cause de leur rencontre et ce qui les lies mais c'est au fur et à mesure des 5 tomes que l'on va connaître ce qui les rassemble.
On trouve aussi une atmosphère de folie, de haine et d'amour tout au long du livre, des émotions assez violante.
Une histoire d'amour extraordinaire et peut être impossible à travers la révolution.

3 1 2004
   

Sambre est de ces séries faciles à noter, mais pour le justifier là par contre je galère un peu :D

5/5, c'est une série culte pour moi, de A jusqu'à Z !
En ce qui concerne ce premier tome, l'atmosphère est vraiment étrange, cette famille l'étant tout autant...Il y a quelque chose de fascinant dans tout ça, dans la relation entre Bernard et Julie, qui fait qu'on est vraiment dedans....on peut sentir dès ce premier tome, tout le potentiel de la série
Pas de temps mort, rien n'est inutile. Il y a une telle émotion, une telle force dans cette série, sans jamais virer dans le cliché, que tout ceci force l'admiration ! Les dialogues sont pertinents, ils font mouche à chaque coup. Y a quand même quelques phrases de Sambre que je ressors par coeur tellement elles m'ont marqué.

Niveau dessins, c'est un style que j'aime énormément, beaucoup d'émotion passe par le dessin, le texte par endroits, n'aurait même pas besoin d'être là, que la force du passage serait comprise...
Quant aux couleurs, j'ai découvert la série avec la réédition, donc j'ai juste aperçue les anciennes et peut-être mon point de vue serait-il différent si j'avais suivie la série dès son début....Toujours est-il que les tons très sombres, et la nette dominance du noir et surtout du rouge sont superbes, cela ajoute à l'atmosphère si particulière...

Bref je pourrai passer du temps sur cet avis, je ne réussirai pas à vous retranscrire toute l'émotion de ces dessins et des couleurs, toute la force de cette histoire.C'est vraiment quelque chose qui se démarque de la bande déssinée ordinaire, vous ne trouverez rien qui y ressemble! Sambre est une série à lire car peu lui arrivent à la cheville....

25 9 2003
   

L’événement de cette rentrée 2003 est, sans conteste, la sortie tant attendue du 5eme album de Sambre. A cette occasion, Glénat propose une réédition complète de la série, reconnaissable à sa luxueuse couverture pourpre. Cadeau d’Yslaire à ses lecteurs ou coup d’édition, il n’empêche que les bédéphiles (re) découvriront avec bonheur cette magnifique bande dessinée.

Sambre est un bel hommage au romantisme du 19eme siècle. Les dessins, aux tonalités très sombres, sont magnifiés par quelques touches écarlates. Le rouge et le noir ça ne vous rappelle rien ? On pense à Stendhal bien sûr, mais aussi à Victor Hugo, Chateaubriand, Baudelaire, Lamartine… Le lyrisme poétique des dialogues fait d’ailleurs merveilleusement écho à l’atmosphère lugubre des lieux (le vieux manoir familial et le cimetière sont les principaux décors de ce premier épisode). Ce souci du détail se retrouve également dans le scénario. L’histoire est à la fois riche de possibilités et suffisamment maîtrisée pour ne pas perdre le lecteur dans d’inutiles méandres.
Que dire de plus ? Sambre est un chef d’œuvre à tous points de vue.

26 5 2003
   

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je me suis lancé à la découverte de cette œuvre vieille de 17 ans déjà. En effet, on n’entre pas dans une série qui a tant marqué nombre de lecteurs sans une certaine anxiété. Car on n’attend pas le même plaisir d’une BD classée culte par nombre de lecteurs que d’une BD méconnue qu’on découvre par hasard.
Je précise néanmoins que j’ai lu la nouvelle édition parue en mars 2003, avec nouvelle couverture et couleurs rafraîchies…
Les couleurs justement m’ont vraiment plu. Sombres à souhait mais nuancées, elles font la part belle au Rouge qui soutient l’histoire qui nous est contée.

Le dessin d’Yslaire est vraiment beau, il n’y a pas d’autre mot, c’est fin, clair, léché, et il fait la part belle aux ambiances prépondérantes de cet album.
Car pour apprécier Sambre, il faut entrer dans cette ambiance romantique et mélancolique, il faut appréhender ces deux sommets qui définissent toute passion amoureuse.

Les personnages sont parfaitement décrits, ils ont des personnalités fortes qui se fondent bien dans l’univers qui nous est proposé.
Le scénario est suffisamment bien construit pour tenir en haleine son lecteur malgré le fond somme toute habituel de ce genre de propos. Et les dialogues sont parfaitement choisis, ils s’accordent à la perfection avec ces héros dramatiques et ce milieu de XIXème siècle si souvent choisi pour raconter les errances des cœurs.

Alors même si ce genre d’histoire n’est pas celle que je préfère lire, il faut bien admettre que s’il ne doit y avoir qu’une seule BD pour couvrir ce romantisme, cette passion et cette poésie qu’est l’amour, Sambre est un monument dont voici la première pierre.

30 4 2003
   

Le tome un, seul tome de la série ou le nom de Balac apparaît sur la couverture est l’introduction d’une série mythique sous bien des aspects…

Balac est en fait le pseudonyme de Yann, auteur notamment « des Innommables », « Bob Morane » et même plus récemment « Spoon & White » (!!!). Pour cette nouvelle série, il décide donc de travailler une intrigue dure et poignante. Le récit de l’amour de Bernard, l’aristocrate issu de la famille Sambre et de Julie la braconnière est douloureux pour les deux jeunes gens. On y découvre une famille bien étrange avec une mère bien volage malgré son deuil, une fille obsédée par les travaux de son père défunt et un fils tiraillé entre son honneur de gentilhomme et son amour fort. Cette intensité et cette singularité de la narration sont vraiment grandioses. Tout est très fort, puissant et déroutant…

Bernard (tiens donc…) Hislaire devient Yslaire et romps radicalement avec le style de « Bidouille et Violette » et créé son ouvre majeure en « rouge et noire ». Loin du trait rondouillard de la série précédente, les personnages de « Sambre » sont tous en longueur, dans une ambiance noire et réaliste sur fond de révolution de 1849. Le style et le trait font tout à fait ressortir l’intensité de cette déchirante histoire d’amour… Les personnages sont très bien réalisés, en particulier Julie et ses yeux rouges si mystérieux. Malgré tout, le style adopté n’en n’est qu’a ses balbutiement et pourtant est déjà très expressif et révélateur du caractère mythique de cette série.

On pourrais encore s’appesantir sur l’utilisation des couleurs tellement elles sont belles et si savamment usitées. Une gamme de noir, gris, marron le tout égayé par des pointes de rouge ou de orange ; mais toujours dans des tons pastels et froids. Je pense que sans cette mise en couleur, le dessin n’aurait jamais eu une telle intensité et une telle accroche sur le lecteur qui ne peut que rester en admiration devant ses planches superbes.

Pour en finir des caractéristiques exceptionnelles de cette BD, on pourra citer un des record de durée d’attente entre deux tomes, déjà 7 ans que l’on attend le tome 5…

Ceci est donc l’introduction d’une série culte, différente et vraiment captivante. Malgré sa noirceur et les thèmes abordés ainsi que la dureté de ses propos, le travail artistique du scénariste comme du dessinateur mais surtout du coloriste sont époustouflant et donnent au final un tome d’exception. La simple lecture d’une telle BD peut tout à fait lancer chez le lecteur sa passion pour le 9ème art, comme il se peut que ce fût le cas pour moi…

27 2 2003
   

Après toutes les éloges que j'ai pu lire à propos de "Sambre" je me suis alors finalement décidé à acheter le premier tome. Maintenant je comprends mieux pourquoi cette admiration pour cette série. Selon moi, "Sambre" (du moins ce que j'ai lu) est une BD qui se base sur le travail des ambiances, de l'atmosphère, des sentiments comme on peut souvent le voir au cinéma. Yslaire et Balac ont quant à eux réussis à faire ce qui n'a jamais été réussis auparavant : mettre en image d'une façon aussi sensible, dramatique, aussi...parfaite !

Le scénario de "Plus ne m'est rien..." est, enfin c'est ce que j'ai ressenti à la première lecture, assez bizarre. Les personnages sont noirs à souhait et je dois avouer qu'au départ j'ai eut du mal à rentrer dans ce monde assez particulier. Mais bien vite on se rend compte que le scénario tient d'un chef d'oeuvre du genre : les personnages sont énigmatiques et la passion n'arrange pas les choses. Quelle poésie ! Balac et Yslaire écrivent là une sublime histoire d'amour, tout cela est parfaitement travaillé ! On a presque l'impressionde perfection. Les Sambre sont une famille assez tourmenté et on a du mal à bien les cerner, car nous ignorons beaucoup de choses importantes sur eux.

Le dessin d'Yslaire est pas mal du tout, peut-être moins travaillé que dans XXe siècle.com, plus basique mais il gagne en clareté et c'est assez appréciable. Le travail sur l'atmosphère est réussi aussi bien au niveau scénaristique que graphique. Les couleur sombres nous transportent dans l"univers noir et dramatique de "Sambre". Un cadrage parfait, je pense notamment à la scène d'amour dans le cimetière, qui met en avant cette sensibilité et ce dramatique omniprésent du début à la fin...

Pour moi, c'est une agréable découverte que je fais là, et j'attands avec impatiente pour m'acheter le reste des tomes...

11 2 2003
   

Sambre : pour moi, un vrai coup de foudre en 5 actes, rien de moins ! (5eme acte qui se fait attendre, à l'heure ou j'écris ces lignes, hélas).

Et c'est ici que tout commence... Yslaire dès le premier tome de cette magistrale série nous asséne un vrai coup de gourdin et surcharge l'ensemble de ses planches d'une émotion intense. C'est dur psychologiquement, fort, noir, et la description de cet univers de 1848 est d'une incroyable réalité.

Les deux personnages principaux sont attachants au possible - Julie est superbe, sensible et libre de toutes chaînes, c'est de loin le personnage le plus élaboré de l'ensemble de la série. Rien de fleur bleue ni de mièvre, mais une intensité dramatique que j'ai rarement connu dans l'univers de la bande dessinée berce ce premier album. Et la rencontre du cimetierre est peut être la plus belle des scènes de l'intégralité de la série.

Le dessin d'Yslaire évoluera vite, apparence des personnages comme mise en couleur. Mais tout est déjà superbe ici, pur, et l'utilisation des tons donne une ambiance vraiment adéquate au récit. La composition des planches est parfaite sans etre non plus des plus originales, et la mise en scène laisse particulièrement rêveur...

"Plus ne m'est rien...", c'est l'introduction d'un roman graphique noir, dur, sur fond de révolte populaire en approche. Et c'est surtout un hommage à la bande dessinée et au lecteur, tout simplement...

16 10 2002
   

Hum. Je crois savoir que cette série est culte pour diverses raisons.
L'ambiance est effectivement bien dépeinte, oppressante, avec une pointe de folie omniprésente, sans compter la passion et le romantisme, ce mot étant pris dans son sens littéraire (exacerbation des passions). Les couleurs, tout en marron et rouge sont très belles, c'est vrai.
Mais pour ma part, le plaisir n'a pas suivi. Le scénario me paraît somme toute un peu banal (il faut dire que cet album date un peu, et je conçois qu'à l'époque il ait pu être original), rassemblant divers éléments oscillant entre polar et fantastique sur fond de saga familiale... Et puis l'ambiance oppressante précitée ne m'a pas non plus beaucoup plu. A part ça, esthétiquement très bien.