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Tome 2 : Je sais que tu viendras
 

Sambre, tome 2 : Je sais que tu viendras

 
 

Résumé

Sambre, tome 2 : Je sais que tu viendrasAfin d'acceder au résumé de Sambre, tome 2 : Je sais que tu viendras, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Sambre, tome 2 : Je sais que tu viendrasJe suis complètement tombé amoureux du personnage de Julie à la lecture de ce tome, Et ce depuis la couverture, superbe, qu'Yslaire a réalisé d'une main de maître...

Julie... (soupir). Peut être le personnage féminin de la bande dessinée à la plus forte personnalité. (Kris de Valnor en est une autre). Superbe, fine, son côté sombre donne un ton vraiment vraiment noir à l'ensemble de l'oeuvre d'Yslaire. J'aime tout en elle : sa prestance, son apparence, et chacune de ses apparitions donnent un poid énorme à la planche.
Je passerai très vite sur le coté physique du personnage : ne serait-ce que pour son regard, Sambre mérite d'être lu, tout simplement.

Abandonnée et traquée, elle doit maintenant trouver une issue et se réfugie à Paris, à la recherche de son passé. Yslaire donne un sens vraiment particulier à l'ensemble de son oeuvre par la simplicité de la narration, par sa façon de mettre en scène l'intrigue et de nous présenter l'une des plus belles histoires d'amour du monde de la bande dessinée.

La mise en page est très poussée, technique, et le style graphique à fait un bon gigantesque en avant. Bernard et Julie semblent plus adultes, plus responsables, physiquement comme psychologiquement. L'intégralité des textes, des dialogues, fait mouche à chaque page. L'univers est très fourni et fait preuve d'un travail de documentation énorme pour retranscrire au mieux la vie de l'époque, les personnages sont formidables car détaillés, à la psychologie très forte, et jouent tous un grand rôle dans le déroulement de l'histoire.

La mise en couleur est une fois de plus très réfléchie, mûre, et donne à l'ensemble de la série cette originalité qui fait de Sambre une oeuvre culte.

Un second tome extraordinaire... et particulièrement touchant.


Chronique rédigée par Piehr le 12/02/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.19
Dépôt légal : Novembre 1990

Avis des lecteurs

13 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sambre, tome 2 : Je sais que tu viendras, lui attribuant une note moyenne de 4,19/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 2 2011
   

L'effet de surprise est passé, et si je suis resté sous le charme de la présentation graphique, l'histoire m'a semblé moins prenante, plus hâchée dans ce second tome.

On retrouve le trait découvert précédemment, un univers terne et torturé, qui reflète bien un contexte révolutionnaire dans lequel ce récit trouve sa place. Les touches de rouge et de marron font encore forte impression. Cette façon de mettre en image l'histoire est certainement l'élément qui retient le plus l'attention, la raison pour laquelle cette histoire quitte la catégorie romantique pour entrer dans celle du roman graphique. Au niveau du graphisme des personnages, si je trouve que certains ont de véritables "gueules", comme le vicaire et le peintre, ou encore les quidams dans les rues, je trouve que la physionnomie de Berdard et julie reste à préciser : on les sent beaucoup plus matures et vieillis dans cet album, et j'ai encore du mal à donner un âge. Les personnages expriment tous un malaise et un mal-être contagieux et on retrouve un peu cette impression dérangeante du premier tome : la proximité de la folie fait vraissemblablement peur !!

Mais sur le plan du scénario, je trouve que cet album manque d'avancée et finalement, à part une nouvelle tonitruante à défaut d'être surprenante en fin d'album, il n'y a que très peu de développement dans cette histoire. La malédiction séculaire n'est pas dévoilée, les relations entre Julie et Richard semblent être au statu quo, et on se demande encore quelle sera l'orientation de cette histoire.

C'est donc toujours très impressionnant sur la forme, mais le fonds manque un peu de fonds.

10 12 2009
   

Excellent tome qui m’a d’avantage séduit que le précédent, où j’avais su me laisser entrainer par le scénario tout en restant détaché de la relation charnelle sous couvert de métaphores symboliques puériles pour représenter l’amour entre Bernard et Julie. L’histoire prend une orientation beaucoup plus mâture en raison de cette relation « à distance », de cette absence d’échange direct entre eux. Il y a beaucoup plus d’imaginaire, d’idéalisme, de spiritualité, d’onirisme. Le contexte historique et géographique joue également pour rajouter une dimension épique qu’il n’y avait pas dans le huis-clos campagnard du tome précédent. J’ai apprécié l’opposition entre le Paris populaire et crasseux des trottoirs et les salons mondains peu vertueux, comme pour magnifier cette séparation entre Bernard et Julie, séparation qui ne nous apparait pourtant jamais inéluctable et infranchissable. La révolte gronde face aux injustices laissant planer le doute d’un possible renversement de cet establishment. Mais tout ceci est paradoxalement si loin des préoccupations de nos deux tourtereaux.
Une nouvelle fois, sur le plan graphique, je dissocierai la colorisation du dessin dans mon appréciation. La couleur participe efficacement à cette atmosphère: tout est terne (éclairages) ou livide (visages), rarement noir ou blanc, souvent gris et seuls les cheveux de Bernard ou les yeux de Julie nous rappellent qu’il y a de la vie, de l’espoir. C’est simple (voire simpliste), mais efficace. Le dessin est un peu plus fouillé à mon goût sans atteindre des canons de beauté extraordinaires. Une bonne série au sein de laquelle je commence à me sentir bien.

6 12 2007
   

Voila encore une tres belle couverture de Mr Yslaire...
Des dessins en net progres, plus affinés que dans le premier.
Des décors tres representatif de l'epoque.
Du tres bons boulot niveau dessin

Coté scenario on change de decors apres la campagne voici Paris au 19 siecle.
Julie, accusée du crime de la mere Sambre se refugie dans la capitale.
Bernard recherche sa douce et mysterieuse aimée dans la pauvreté, la prostitution, et la haute bourgeoisie.
Des textes biens ecrits, une atmosphere bien installé,une mise en page parfaite
bref du tres bon boulot, que des qualités...

2 4 2007
   

Un deuxième tome aussi sombre, troublant et émouvant.
L'ambiance que le dessinateur réussit à donner à la BD vaut pour une grande part dans la réussite de cette série.

Ce dessin tout en nuances de noir avec ces touches de rouge qui nous éclaboussent est vraiment, vraiment, de toute beauté. Pour le style du trait en lui-même, les choses sont plus difficiles à classifier. Le trait semble souple, presque élastique parfois, mais toujours droit, de tmeps à autre légèrement déformé ce qui rajoute au malaise déjà en place, les corps, les visages et les décors prenant alors des allures encore plus malsaines.

Le scénario se déroule maintenant à Paris alors que la révolution gronde. Le destin s'amuse avec les protagonistes qui semblent définitivement liés pour le meilleur et pour le pire.
Le conte ici est sombre et la mort plane à chaque fois que l'on tourne une page. On s'attend au pire à chaque respiration. Le scénario loin de nous bercer, nous attrape et nous secoue les viscères, nous hypnotise et nous emporte dans ce monde où l'amour et la haine n'ont jamais été aussi près de n'être qu'un.

Les personnages centraux de Bernard et de Julie sont magnifiques. Pourtant, l'aura de Julie dépasse tous les autres. Son charisme est impressionnant. Sa haine, sa passion, son mystère agisse comme un véritable aimant et la beauté physique de la belle en devient presque secondaire.

Le mystère des deux familles s'épaissit encore, mais alors que dans d'autres bandes dessinées, nous nous serions plaints de ne pas avoir suffisamment de réponses, ici, nous nous régalons de tant d'ambiguïté.

26 5 2006
   

Une histoire d'amour classique, mais si bien racontée et mise en images !!!!!

Ce qui ressort de ce tome, c'est une violence sauvage et totale : dans le dessin, dans les couleurs, dans l'histoire impossible entre Bernard et Julie, dans le contexte historique et dans les personnages...
Mais que c'est noir !!!!!!
Certes, l'intrigue avance peu et la malédiction qui s'abat sur la famille Sambre peut sembler grossière... qu'importe ! la Beauté dégagée par l'histoire et le dessin suffisent amplement à nous impliquer dans le mal-vivre de ces personnages. Et je ne suis pas sûr qu'on en sorte vraiment indemne...

11 8 2005
   

Je trouve l'histoire un peu moins téléphonée qu'au tome 1. Le changement de lieu y est sans doute pour quelque chose, ça rend au moins l'ouvrage plus vivant. C'est vrai que les décors sont bien sentis et bien restitués, mais je continue à trouver le dessin trop chirurgical, avec un manque d'âme que je regrette.
Cela dit, Julie enceinte, on le voit venir depuis ....
Je le répète, la force de la malédiction est l'essence de tout et cette idée me semble facile, voire simpliste. Il n'est pas trop ardu de composer autour.
Alors, certes un peu plus profond, un peu moins artificiel (même si le sang de la main de Bernard associé aux spasmes de Julie, là encore ...).
Désolé, pour moi c'est surfait et surcôté (j'accorde éventuellment l'aspect documentaire d'époque, mais ce sera tout).

21 10 2004
   

Dans cet album, l'affrontement amoureux de Bernard et Julie se poursuit.
Alors qu'il apprend que Julie est partie pour Paris, le jeune homme prend la décision de suivre ses pas. Il espére ainsi s'offrir ainsi un peu de répit, une part de liberté.
L'Histoire de Sambre se déroule durant la Révolution de 1948, durant laquelle différents personnages vont se croiser et s'affronter. Si tous se retrouvent embarqués dans cette folle histoire, aucun n'a été placé au hasard par Yslaire.
Les personnages se consument petit à petit à cause de leurs passions, et leurs destins sont aussi torturés que tortueux et font l'objet d'un tragédie sans la moindre issue.

Les dessins de Sambre et l'ambiance colorée sont encore une fois époustoufflants. Le trait d'Yslaire acquiert ici une véritable force et un liberté graphique en totale osmose avec le récit.
Les planches racontent l'histoire plus qu'elles ne l'illustrent.

26 9 2004
   

Après un tome d’introduction qui m’avait plus qu’intrigué, je commence à lire le deuxième tome de cette série avec plaisir, impatience et respect…

Ce tome est à mon avis moins réussi que le premier, le scénario n’avance que très peu, et Yslaire nous dévoile que peu de détails sur l’histoire, alors évidemment, cela permet d’entretenir l’intrigue, mais malgré tout à la fin de l’album, on est un peu déçus, et on a l’impression de n’avoir que très peu progressé dans le scénario… Bernard n’a même pas retrouvé Julie…

Le dessin est le même que pour le premier album, et les teintes sombres et écarlates des couleurs ajoutent encore à la beauté et à l’ambiance très marquée de cet album…

Un deuxième tome un peu décevant, mais agréable à lire…

1 2 2004
   

Après qu'on est accusé Julie d'avoir tué la mere de Bernard, le couple se sépare. Julie va à Paris pour connaître son passé et celui de sa mère. Bernard lui se dirige également à Paris pour une affaire de vente.
Le premier tome était surtout centré sur Bernard et l'histoire que son père à écrit sur la guerre des yeux.
Un deuxième tome vraiment magnique tant sur le plan du scénario que du dessin. On en apprend un peu plus, on est surpris par certaines révélations. Ici on ressent bien que Julie est envoutante, que chacun succombe à la couleur rouge sang de ses yeux.
Vont ils finir par se rencontrer et s'enfuir, pour vivre leur amour ou est ce que la malediction est bien réelle.
Une série envoutante.

3 1 2004
   

Par où commencer ? Que dire de plus ?

Julie est le personne fort de cet album (de la série aussi certes)...Tout en elle est fascinant, indescriptible...Son regard transperce le lecteur, il y a tant d'émotions en elle....Chaque case où elle apparaît se passe de commentaires, on a l'impression qu'elle va prendre vie sous nos yeux....Physiquement elle est superbe, pleine de grâce, de mystère et de souffrance, et psychologiquement, c'est un personne très riche, une âme errante dans Paris....

Paris si bien décrite par Yslaire, si bien montrée, il réussit à faire du beau avec du laid....
Tout y est, l'émotion s'amplifie, puisqu'on voit Bernard plus que désamparé...
Dès ce second tome, l'impression du premier se confirme : Sambre est une série exceptionnelle.

25 9 2003
   

Qu’est-ce qui distingue un chef d’œuvre d’une bande dessinée simplement réussie ? L’intelligence du scénario, la beauté du dessin, la symbiose parfaite de ces deux éléments… et ce petit supplément d’âme que personne ne saurait vraiment définir. Sambre, sublime fresque baroque, répond assurément à ces critères.

Grâce à la plume et au pinceau d’Yslaire, le 19eme siècle prend littéralement vie sous nos yeux : le petit peuple crève de faim dans les rues sombres de la capitale tandis que les nantis paradent dans les salons mondains… chacun s’observe et attend. Quoi ? La Révolution de 1848, cette page sanglante de l’histoire française, qu’Yslaire noircie et éclabousse de rouge. Mais dans les coulisses de la grande Histoire, un autre drame se joue…

Bernard Sambre, l’adolescent du premier tome est devenu un homme. Julie, son amour d’enfance, s’est enfouie à Paris après que Sarah (la sœur de Bernard) l’ait accusée du meurtre de leur mère. Dans le cœur et l’âme de Bernard, le doute s’insinue comme un poison. Aussi au premier prétexte venu (le règlement de la succession de ses parents), il décide de rejoindre lui aussi la capitale, où il espère trouver Julie et faire toute la lumière sur le passé.

En 1986, Hislaire - auteur de la série bucolique Bidouille et Violette et féru de psychanalyse freudienne - est devenu Yslaire et a accouché des personnages les plus tourmentés, certes, mais surtout les plus aboutis de la bande dessinée. "Les psy adorent Sambre" dit-il dans une interview, "ils y retrouvent le catalogue des névroses, et bien des psychoses actuelles".

26 5 2003
   

Suite de la saga Sambre avec « Je sais que tu viendras ».
On découvre un peu plus le caractère acariâtre de la sœur de Bernard, et surtout les origines encore obscures de la sublime Julie.

Yslaire donne à celle-ci peut-être le plus beau rôle féminin de l’histoire de la BD. Et c’est à tel point qu’elle étouffe un peu Bernard qui semble complètement dépassé par les évènements. Leur passion qui reste le soubassement de cette histoire n’en est que plus intrigante, et plus alléchante pour le lecteur.
Le personnage principal de Julie prend encore plus de profondeur dans ce deuxième tome et on se rend compte de la malédiction qui s’abat sur elle, contrepartie de sa beauté dont la couleur des yeux n’est que l’achèvement physique, la continuité de son âme et la marque de son destin.

Yslaire parvient à sublimer ses personnages et d’une Julie issue du ruisseau, voleuse et pataugeant dans la fange des exclus, il fait une icône de féminité et même de pureté. La qualité du scénario ne fait pas que gommer ce paradoxe, il le pose en évidence et magnifie les troubles de l’âme qui conduisent aux égarements du cœur.
Et comme si ça ne suffisait pas, le dessin reste spectaculaire, toujours subtil et nuancé, à la fois discret et raffiné, il fait plus que soutenir la poésie et la justesse du propos, il le véhicule avec un rare talent qui ne peux que laisser pantois.