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Tome 7
 

Saga, tome 7

 
 

Résumé

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Planche de Saga, tome 7Voici un album de "Saga" comme je les aime : le scénariste semble être revenu aux fondamentaux de la série. Et pourtant, il ne se passe pas grand chose, sur cette comète Phang, où nos héros sont échoués et attendent que leur Arbre fasse le plein de carburant. Ou plutôt, pas grand chose de nouveau : la rencontre avec la famille de Jabarah permet de se remémorer la guerre qui fait rage dans cette galaxie, et la présence de La Marche, nouveau tueur à gages qui retrouve la trace de Hazel et de sa famille nous rappelle combien l'équilibre et le bonheur de cette famille est précaire.

J'aime en revenir à ces éléments de base sur laquelle la série s'est appuyée pour affirmer son style et son récit. La narration est toujours impeccable et d'une extrême fluidité, permettant de partager sans efforts les tribulations de l'étrange équipage dans cette nouvelle aventure. Surtout, elle se permet de placer des petits moments bien choisis pour relancer le rythme de ce septième album, afin que ce dernier ne semble pas uniquement reposer sur ses acquis. Que ce soit le sort réservé à Izabel, ou encore une jeune Hazel qui semble commencer bien tôt sa crise d'adolescence, en passant par la relation avec la famille Jebarah, le développement du personnage de Pétrichor ou l'état d'Alana qui rend l'ensemble encore plus dangereux pour elle : tous les éléments sont ajoutés à point nommés pour maintenir l'originalité de la série tout en apportant à chaque fois un petit plus. Je reste un petit peu plus sceptique sur le réel intérêt des développements autour du Testament, de Sophia et de Gwendolyn, qui sont autant de personnages qui s'éloignent un peu plus du centre de l'intrigue et dont on aura oublié les principaux faits d'armes lorsqu'ils auront un rôle plus important à jouer.

Mais pour le reste, on se sent toujours aussi bien dans cette "Saga" dont le septième tome est plus agité qu'il ne veut bien le laisser paraître.


Chronique rédigée par gdev le 02/03/2018
 
 
Statistiques posteur :
  • 3064 (74,57 %)
  • 323 (7,86 %)
  • 722 (17,57 %)
  • Total : 4109 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 14,73 14,73 14,73
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mai 2017

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Saga, tome 7, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 3 2018
   

Cette excellente série imaginée par Brian K. Vaughan (Y, le dernier homme, Pride of Baghdad ou Ex Machina) se poursuit avec un septième volet qui reprend les épisodes #37 à #42 de ce space opéra familial particulièrement jubilatoire.

Pour rappel, Saga invite à suivre les déboires d’un couple d’amoureux, issus de planètes ennemies et en guerre perpétuelle. Marko, notre Roméo cornu originaire de la planète Couronne, tente donc de faire sa vie en compagnie d’Alana, sa Juliette ailée issue de Continent. Au centre des débats (et à la narration), le lecteur retrouve bien évidemment la petite Hazel, fruit de leur amour interdit. Cette progéniture, issue de deux espèces qui sont en guerre depuis la nuit des temps, n’est cependant pas vue d’un bon œil par les peuples respectifs et se retrouve du coup pourchassée dès sa première bouffée d’air. La vie de couple n’est déjà pas un long fleuve tranquille, mais quand on est pourchassé par les pires tueurs professionnels de la galaxie, que la baby-sitter est un fantôme et que la poisse semble vous coller à la peau… il faut être sacrément balèze pour que l’amour survive !

Après avoir délivré leur fille d’une prison de la planète Continent, Marko et Alana prennent la fuite à bord de leur fusée, accompagnés de Pétrichor, la transsexuelle cornue, d’Izabel, la baby-sitter fantomatique, et de l’ex-Prince Robot IV, toujours à la recherche de son fils. Tout ce beau monde est cependant contraint de faire escale sur Phang, une comète cosmopolite transformée en champ de bataille suite à la guerre éternelle entre les deux planètes ennemies.

Si l’auteur recentre son récit autour de la cellule familiale, notamment en abordant la grossesse d’Alana, en parallèle, il poursuit également la quête de nombreux personnages secondaires. Si le lecteur retrouve avec grand plaisir certains personnages, tels que le tueur à gages nommé Testament ou le Chat Mensonge, il a également droit à quelques nouveaux venus, dont cette famille de marsupiaux particulièrement attachants. Outre des personnages toujours extrêmement humains (malgré une apparence parfois surprenante), l’auteur livre à nouveau une véritable petite pépite au niveau de la caractérisation. En multipliant les planètes et les espèces, il offre une lecture très diversifiée et une galerie de personnages extrêmement riche et parfaitement exploitée, qui s’étend au fil des tomes. Brian K. Vaughan démontre également une nouvelle fois sa capacité à composer des groupes de personnages assez improbables et de saupoudrer le tout de dialogues croustillants au possible.

Si cet ovni mélange avec brio space opéra, romance, chronique familiale, géo-politique, comédie, aventure, sexe, horreur, violence, chasse à l’homme, drame, action, science-fiction et magie, l’une des grandes forces du récit sont en effet les dialogues. Ceux-ci sont une nouvelle fois d’un naturel extraordinaire et débordent d’humour. Le choix d’Hazel, dorénavant âgée de cinq ans et pourvue d’ailes et de cornes, en tant que narratrice du récit fonctionne également toujours à merveille, surtout que cette dernière revient sur les événements avec un certain recul et beaucoup de cynisme. Ajoutez à cela un character-design impressionnant, un univers débordant d’inventivité et la capacité de Vaughan d’aborder énormément de thèmes sensibles en toute décontraction, sans alourdir le récit, et vous obtenez une véritable tuerie qui gère de surcroît l’art du cliffhanger avec énormément de maestria.

Visuellement, le graphisme de Fiona Staples continue de fonctionner à merveille. La dessinatrice canadienne donne non seulement vie à des créatures loufoques au look très réussi, mais parvient surtout à mettre les délires du scénariste en images avec beaucoup de savoir-faire et d’esthétisme. À l’aide d’une colorisation qui accompagne toujours parfaitement le ton du récit, elle contribue aussi à installer une ambiance toujours adéquate. Elle offre également un découpage efficace qui rend la lecture très fluide et qui incite à tourner les pages à grande vitesse. Notons également la présence de quelques images choc, qui risquent de vous faire froisser les sourcils ou de vous faire sourire.

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Saga, tome 1 3 3.83
Saga, tome 2 3 4.67
Saga, tome 3 2 4.75
Saga, tome 4 2 4.00
Saga, tome 5 3 4.00
Saga, tome 6 2 4.25
Saga, tome 7 2 4.00
Saga, tome 8 1 4.00