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20 semaines au Turkmenistan
 

Sables noirs : 20 semaines au Turkmenistan

 
 

Résumé

Sables noirs : 20 semaines au TurkmenistanAfin d'acceder au résumé de Sables noirs : 20 semaines au Turkmenistan, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Vous ne sauriez pas situer le Turkménistan ? On ne va pas vous en faire le reproche. Ce n'est pas franchement le genre de pays qui fait parler de lui en occident ni dans l'actualité internationale. Futuropolis nous propose ce qui se rapproche d'un carnet de voyage, Troubs ayant pu passer du temps dans un pays qui reste très fermé.

La proposition est du genre alléchante. On a par exemple apprécié de lire des BD sur le Yémen dans les dernières années ("La voiture d'Intisar", "Le monde d'Aïcha") et on découvre volontiers ce qui se passe ailleurs. Disons-le d'emblée : si la démarche est intéressante, "Sables noirs" n'est pas vraiment abouti.

Troubs nous laisse sur notre faim en ne dévoilant le Turkménistan que par le plus petit bout de la lorgnette. Bribes de propos, rencontres-éclairs. On a presque l'impression que ce sont les expatriés qui ont le plus la parole : un comble. Les langues ont certainement du mal à se délier mais Troubs ne comble pas le manque par de l'analyse ou de l'apport historique. On suit donc la lente évolution du projet de livre autour de Prévert, sans se passionner plus que ça pour une entreprise d'une banalité absolue chez nous et qui ne se concrétise même pas au bout du compte. Cela aurait pu être le point de départ de la BD : comment un État peut-il tant rechigner à publier un livre inoffensif ? Mais la question ne se pose qu'en arrière-plan.

On comprend que le Turkménistan n'est pas en démocratie, mais on aurait aimé sentir davantage les émotions et les douleurs des habitants. Troubs ne veut sans doute pas noircir le tableau, mais au contraire il l'édulcore et on referme le livre sans avoir de sentiment très marqué. On pressent qu'il y avait mieux à faire.

La lecture n'est pas déplaisante mais on garde l'impression d'être en large partie passé à côté d'un beau sujet. Peut-être l'auteur n'a-t-il pas encore dit son dernier mot ? On reviendra volontiers le lire s'il parvient à mieux exploiter sa thématique d'un pays un peu oublié par le monde contemporain.


Chronique rédigée par Jean Loup le 19/03/2015
 
 
Avis de :Une BD décevante... Note de l'album : 2,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
Acheter d'occasion : 15,00
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Note moyenne de l'album : 2.50
Dépôt légal : Mars 2015

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Sables noirs : 20 semaines au Turkmenistan, lui attribuant une note moyenne de 2,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 4 2015
   

Le Turkménistan, c'est où ça ? j'avoue que je n'en savais rien avant la lecture de ce livre, et je ne sais toujours pas vraiment d'ailleurs. Quelque part en Asie centrale, c'est un pays anciennement sous domination russe.
Ici, l'auteur nous présente une sorte de carnet de voyages. Voyage qu'il a eu l'occasion de faire sous couvert d'un projet culturel qui n'aboutira d'ailleurs pas.
Au final, on se retrouve avec un récit articulé comme une suite d'anecdotes, de rencontres et de descriptions de paysages. Les photos étant interdites dans ce charmant pays, notre auteur a usé de son talent de dessinateur pour "faire comme si". D'ailleurs, les policiers qu'il rencontre à l'occasion s'inquiètent de savoir s'il a un appareil photo mais se foutent royalement de ses dessins.

Il y aurait eu sûrement plus de chose à dire sur ce pays et la vie quotidienne de ses habitants mais on ne creuse pas vraiment. La seule chose qui reste après la lecture, c'est une sorte d'indifférence. Tout a l'air figé et terne. Même leur dictateur-président, tel qu'il est présenté, semble inintéressant.

Une lecture dispensable.