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Premier album à 44 planches, ( tous les précédents en faisaient 60) et on a déjà une impression de mieux. Les derniers albums s'étiraient inutilement en longueur, maintenant c'est plus condensé donc plus percutant. Il y a aussi un nouveau décoriste ( le bonus de l'édition Hachette nous l'apprend) Mitteï est remplacé par Denayer, qui dessinera plus tard "Les casseurs"). Et j'ai l'impression que ça joue aussi sur cette impression de mieux : meilleurs choix des décors et des angles de vue.
Le dessin réaliste de Tibet est toujours très bon avec un parfum rétro.
Côté scénario c'est réussi aussi. Un très bon début dans le train, et on sent pointer un humour, par l'entremise de Bourdon, qui rappelle celui si bien utilisé dans " Chick Bill". Ici il se fait plus rare, normal car la série mise surtout sur l'action et le suspense. Mais c'est peut-être le signe que les auteurs ont trouvé le bon dosage pour l'humour dans cette série.
On est en pleine période yéyé et début des grands shows télé, et les auteurs s'en amusent. Des vedettes de la télé de l'époque apparaissent : Léon Zitrone, Guy Lux, même le commissaire Bourel, personnage de fiction qui inspira directement le personnage de Bourdon. Clin d'oeil.
Outre le retour de Nadine, nièce du commissaire Bourdon, on assiste encore une fois au retour d'un personne déjà connu, qui joue dans un registre différent.
Ces anciens personnages sont souvent utilisés et c'est une bonne chose. Ca donne de l'épaisseur à la série. Sans ça ce serait une suite d'enquêtes policières sans liant entre elles.
Un dernier clin d'oeil à noter, le parolier A.P. Ducastel dont on fait l'éloge, et vous pouvez vous lancer sans hésiter dans la lecture de ce bon cru de la série.