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Tome 7 : Un besoin de consolation
 

Ratafia, tome 7 : Un besoin de consolation

 
 

Résumé

Ratafia, tome 7 : Un besoin de consolationAfin d'acceder au résumé de Ratafia, tome 7 : Un besoin de consolation, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ratafia, tome 7 : Un besoin de consolationAprès des vacances bien méritées sur une île déserte, le Capitaine et son épouse Jeanne reprennent du service à bord d’un Kouklamou dont les cales débordent d’or. L’équipage a en effet profité de l’absence du Capitaine pour faire du zèle, sans se soucier d’une ligne de flottaison au plus bas, qui a pourtant eu des conséquences désastreuses sur le bien le plus précieux du Capitaine : sa bibliothèque ! Le plus grave est que parmi les livres ravagés par les infiltrations d’eau, se trouvait un ouvrage emprunté à la Fameuse Bibliothèque Inter-mer (FBI), dont les règles sont des plus strictes : « saisie totale des biens de l’emprunteur en cas de non-retour du livre »… Bref, autant dire adieu à leur précieux trésor !

Après un premier cycle de quatre volets absolument hilarants, Nicolas Pothier privilégie les récits autonomes. Après un one-shot aux parfums d’Azie et un tome à la recherche de l’opéra idéal sur les eaux du fleuve Mamazone, en pleine forêt tropicale, ce septième volet navigue en direction du monde des livres.

La recherche d’un exemplaire du bouquin intitulé « Consolation », sous peine de devoir payer une amende colossale, n’est évidemment qu’un nouveau prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil cocasses, des dialogues délirants et des jeux de mots bien réfléchis. Si la culture nippone, puis la musique faisaient encore l’objet des délires des deux tomes précédents, les auteurs s’attaquent maintenant au monde de l’édition et de la distribution. De la librairie indépendante aux grandes enseignes, en passant par les bibliothèques et la crise du livre, les auteurs multiplient les vannes sur fond de course-poursuite entre l’équipage du Kouklamou, à la recherche d’un exemplaire de « Consolation », et la FBI.

Au niveau du graphisme, Frederik Salsedo ayant quitté le navire, c’est Johan Pilet qui mène la barre de main de maître depuis deux tomes. Après avoir collaboré avec Nicolas Pothier sur "Caktus", il parvient à rester fidèle à l’univers graphique de la série et entretient avec brio l’esprit totalement loufoque de cette aventure maritime.

Ce n’est certes probablement pas le meilleur tome de cette excellente série, mais le plaisir de voguer en terrain connu, à la recherche de la moindre vanne cachée, demeure intact… et c’est bien là le principal !

Lancez-vous donc vite à l’abordage de votre librairie favorite… tant qu’elle existe encore… ou courez l’emprunter à la bibliothèque… en faisant bien attention aux amendes !


Chronique rédigée par yvan le 11/10/2014
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Septembre 2014

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Ratafia, tome 7 : Un besoin de consolation, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 2 2017
   

J'aime beaucoup l'humour de Pothier, et cette capacité d'inventer des situations et des personnages incroyables à chaque tome, à l'image ici de ce Biblioboat. L'idée totalement loufoque du début d'ouvrage conduit à se lancer à la recherche d'un ouvrage, "Consolation", et c'est tout l'équipage du Kouklamou qui va parcourir les mers du globe à la recherche du livre. Le thème sur lequel sera décliné l'humour sera donc celui des livres, de l'édition, des libraires et des bibliothèques. Si l'on sent que l'auteur prend la défense des petits libraires, et si il fait passer un message sur la vente en ligne, en dénonçant également une espèce d'uniformisation de la culture, l'ensemble se lit bien et la tonalité militante ne prend pas l'ascendant sur un scénario, qui malgré tout, s'avère construit. Tout le champ sémantique du monde de la lecture y passe, le tout servi, comme toujours avec Pothier, avec un délicieux décalage, toujours mis en évidence par ses personnages charismatiques.

Pour autant, cet album semble quand même moins bon que ceux du premier cycle et en certaines occasions, l'humour semble plus relever de la figure imposée que du bon mot glissé à bon escient dans le scénario. Un sentiment que j'ai ressenti en quelques endroits de ce récit, mais qui s'évapore bien vite, chassé par la situation humoristique suivante. Toujours bourré de références, osant presque tout avec bonhommie, ce qui évite à temps les dérapages graveleux ou pire, partisans, on trouvera une nouvelle fois dans cet ouvrage un temps de divertissement. On n'est loin de la franche rigolade des premiers tomes, mais ca reste tout de même amusant.

Au niveau des dessins, c'est Pillet qui s'y colle. Pothier retrouve ainsi le dessinateur de "Caktus", une autre série savoureusement décalée. Pour autant, l'univers historique de la série est bien restitué, et l'identité graphique de la série est maintenue.

Un album une nouvelle fois amusant.

13 2 2015
   

A nouveau une histoire en un tome pour ce 7ème épisode de la série Ratafia. Cette fois-ci tout tourne autour des livres, puisque notre cher Capitaine se voit saccager son exemplaire de « Consolation » emprunté au navire-bibliothèque. Le contrat stipulant que tout livre non rendu entraine la saisie totale de tous les biens de l’emprunteur, l’équipage de la Kouklamou décide de se mettre à la recherche d’un deuxième exemplaire.

Je trouve ce tome aussi bon que les précédents, l’histoire se tient bien malgré la forte répétition des situations. Pothier nous délivre son lot annuel de blagues, jeux de mots, clins d’œil en tous genres, toute ciblé sur le monde de l’édition, de la distribution. On y parle de librairie de quartier qui ferme faute de clients bien entendu, on y parle aussi de Mamazone, la librairie ambulante ou encore l’île de la Fenac où on trouvera peut-être une édition du livre « Consolation ». Au passage, ce livre parlerait de chocolat, mais ça reste à prouver.
Nous sommes donc en terrain toujours connu, toujours aussi absurde pour notre plus grande joie. Malgré le nombre de tome qui commence à être conséquent, j’apprécie toujours le genre, et je ne sens pas encore la monotonie s’installer.

D’autant que pour le dessin, Pilet a pris à son compte les personnages de Salsedo, il s’en sort bien et permet de faire évoluer son trait depuis deux tomes maintenant.

Vivement le tome 8