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Tome 7 : Opération: Red Panda
 

Queen and Country, tome 7 : Opération: Red Panda

 
 

Résumé

Queen and Country, tome 7 : Opération: Red PandaAfin d'acceder au résumé de Queen and Country, tome 7 : Opération: Red Panda, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Queen and Country, tome 7 : Opération: Red PandaS'il y a une chose que la série "Queen and Country" parvient à démontrer, c'est à quel point les films de James Bond sont mensongers.

Non, le métier d'agent secret n'a rien d'attirant. Luttes intestines, problèmes de recrutement, difficultés avec la hiérarchie et relations tendues font parties des obstacles journaliers rencontrés par les membres des sections spéciales britanniques. Les protagonistes ne sont pas des super-héros, mais des gens qui doivent faire face à une réalité que le commun des mortels ignore. A l'inverse du 007 qui apparait frais comme un lièvre au début de chaque mission, les agents secrets de "Queen and Country" démarrent chaque histoire, avec l'addition de la précédente encore bien gravée dans la mémoire. Et si cette addition est particulièrement salée, ce n'est pas dû aux coûts des gadgets high-tech ou au nombre élevé de vodka-martini shaken, not stirred ingurgités aux frais de la reine. Si le principe de cette série repose sur des récits indépendants, l’évolution psychologique des personnages au fil des aventures constitue bel et bien l’un de ses principaux intérêts. Et, si chaque tome débute par une nouvelle mission, les acteurs trimballent donc un passif de plus en plus lourd à porter au fil des tomes.

Alors que James termine chaque mission entouré d'une créature de rêve et de champagne, dans un endroit idyllique, Tara termine souvent seule et complètement dévastée psychologiquement. On a beau à chaque fois se dire qu'elle ne tombera pas plus bas, au tome suivant, Rucka parvient toujours à enfoncer son héroïne un peu plus loin dans la misère.

Quant aux deux principaux facteurs qui empêchent certains bédéphiles à se lancer dans cette série ...

Le dessin sans fioritures des tomes précédents fait ici place au style plus sombre et plus détaillé de Chris Samnee ("Capote in Kansas"). On est certes toujours dans le noir & blanc, mais cette fois le travail est irréprochable. De plus, on a toujours droit à ces cadrages exemplaires, à ces non-dits, ces regards implicites et ces longues pauses, qui accompagnent toujours admirablement les sentiments de ses protagonistes.

Reste cette couverture souple qui rebute certaines personnes qui continuent sans doute de croire qu'on ne mange bien qu'avec des couverts en argent : ils se trompent !!! "Queen and Country" est une série qui se mange à toutes les sauces et c'est un vrai régal, du premier au dernier tome !!! Il est grand temps de vous mettre à table !


Chronique rédigée par yvan le 18/04/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 5.00
Dépôt légal : Mars 2009

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Queen and Country, tome 7 : Opération: Red Panda, lui attribuant une note moyenne de 5,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 11 2010
   

Magistral!

Ce dernier volume de la série est absolument parfait. C'est simple, il suffit de prendre le meilleur de chacun des précédents, tant sur le scénario que sur le dessin et de le regrouper dans un album.

L'album est découpé en deux parties. D'abord l'opération Red Panda en elle-même: Crocker accepte une fois de plus de prêter main forte à la CIA, qui a les mains liées pour mener à bien ses intérêts, et ce, sans la validation de ses supérieurs. Rucka met tout de suite dans l'ambiance, faisant suite à des évènements d'importance majeure auxquels on aura pas assisté mais suffisamment résumés pour montrer toute la gravité de la situation. Tom Wallace, ex-vigie un est parti mission en Arabie Saoudite avec Tara Chace, vigie un actuelle. On apprend vite que la mission a tourné au désastre, amenant la mort de Tom, et que Tara et lui avaient une liaison amoureuse. A son retour à Londres Tara est sous le choc et fait face à une grosse dépression. Crocker ne peut pas se passer d'elle et la remet rapidement au turbin pour l'envoyer en mission avec la vigie deux en plein Bagdad, afin de rendre service à la CIA en éliminant un dirigeant irakien soupçonné de vendre des informations aux insurgés.

La seconde partie voit les deux vigies s'apprêtant à regagner Londres après le succès de la mission, kidnappés par les insurgés. Les voilà en très mauvaise posture, au point d'ici laisser la vie. Londres, et particulièrement Paul Crocker mettra tout en œuvre pour récupérer ses agents, même si c'est peine perdue...

Cette opération combine le meilleur de la série: une mission majeure et dangereuse, une intrigue politique plus que réaliste, des personnages face à leur démons, une tension palpable, mensonge et manipulation, le tout formidablement orchestré par une narration aux petits oignons, un rythme soutenu et un réalisme bluffant.

Le dessin sublime de Chris Samnee apporte beaucoup à la perfection de ce tome. Après plusieurs volumes plus que corrects, lui démontre ici qu'il est un maître du noir et blanc. Le style est beaucoup plus réaliste qu'habituellement mais c'est surtout la maîtrise du noir qui saute aux yeux. On en vient presque à oublier les traits car tous les noirs sont judicieusement placés pour donner vie au dessin, en apportant beaucoup de détail et de réalisme.

Ce septième et dernier tome de la série est simplement le meilleur, comme quoi Rucka, qui avait fait preuve d'un travail remarquable auparavant, n'avait encore pas tout donné. Sur l'ensemble, Queen and Country est une très belle réussite et elle atteint ici son apothéose.