
Sa Majesté et la Perfide Albion... Il ne manque plus qu'un coup de tampon MI 6 et la messe est dite.
Et plutôt bien dite, avec ça. En deux planches, on est immergé dans les sales ops. Sur le terrain et dans les bureaux, dans la peau de ces acteurs du contrespionnage anglais. Deux histoires qui nous propulsent au Kosovo puis en Afghanistan, à la vitesse où sifflent les balles.
Si le genre est très classique, tout comme les dessins en Noir et Blanc, la narration est vraiment bien foutue, sous-tendue par la nervosité des scènes d'action et une mise en page redoutable. On se surprend à dévorer cet opus, pris dans la nasse de la psychologie de ces personnages, un Team de choc.
Une série addictive.

C'est une sacrée gifle que j'ai pris avec ce tome 2, qui confirme tout le bien que m'avait fait son prédécesseur.
Cette série s'avère être un régal dans le genre récits d'espionnage. Rucka a su exploiter à merveille les bouleversements stratégiques et la paranoïa qui a envahi les services de renseignements des pays de l'ouest après l'attentat du 11/09.
Avec lui, on a l'impression d'être un témoin privilégié des décisions prises au plus haut niveau et qui visent à maintenir la sécurité de l'Angleterre. Ce tome vise directement le danger porté par la voix d'Al Qaida et ses ramifications, telles que le GIA...
Le réalisme du scénario en devient troublant : on n'a plus l'impression qu'il colle à la réalité, mais qu'il la relate !
Fernandez nous gratifie d'un splendide noir et blanc, avec une composition très soignée, un trait sec. Un graphisme parfait pour la série.