46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Livre 1
 

Purgatoire, tome 1 : Livre 1

 
 

Résumé

Purgatoire, tome 1 : Livre 1Afin d'acceder au résumé de Purgatoire, tome 1 : Livre 1, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Purgatoire, tome 1 : Livre 1Lorsque Chabouté veut toucher son public, il frappe directement là ou ça fait mal : en plein coeur de la cible !
On ne peut qu'être choqué par la petite mort de Benjamin Tartouche, un jeune homme tellement comme les autres qu'il pourrait être votre ami, votre frère, votre père... ou même vous. Incendie ou inondation, chômage ou emploi précaire, maladie ou mort prématurée... non, décidément, personne n'est à l'abri du malheur !
Mais pire encore que la fatalité, ou la volonté criminelle de quelques uns, il a peut-être l'indifférence complice de la majorité. Vous l'aurez compris, c'est une vision très noire de notre société que Chabouté nous renvoie à travers les sombres nuances de sa palette.
Comme quoi, avec des couleurs ternes comme la tristesse, on peut faire un album brillant !


Chronique rédigée par esperluette le 28/12/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 49 (87,50 %)
  • 7 (12,50 %)
  • Total : 56 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 9,00
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.88
Dépôt légal : Aout 2003

Avis des lecteurs

12 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Purgatoire, tome 1 : Livre 1, lui attribuant une note moyenne de 3,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 2 2010
   

L'idée de cette BD (du moins ce tome 1), c'est de raconter une descente aux enfers expresse d'un jeune homme à partir d'un incendie qui va détruire toute sa vie. Mais alors franchement, c'est une accumulation de malheurs : il n'a plus aucune famille, pas d'ami, pas d'argent, pas de travail sans sa maison, son assureur est un escroc qui fomente sa perte, toute la société est contre lui, etc...
C'est trop !
J'ai franchement trouvé ça lourd tellement tout est tiré à l'extrême. Tout va mal, tout va de plus en plus mal, de manière complètement prévisible : tout le monde est contre lui donc on sait à chacune de ses tentatives qu'il va repartir la queue entre les jambes parce que "les gens sont méchants".
Alors j'ai lu cet album en soupirant de plus en plus en cours de lecture.

Quant au dessin, je le trouve plutôt sympa mais je n'aime pas trop trop les couleurs.

Globalement, je n'ai donc pas été véritablement séduit par le dessin et plutôt agacé par l'histoire.

22 2 2010
   

Comment peux-t-on faire un livre aussi poignant?
Comment peux- t-on mettre autant de réalisme dans une bd?
ça doit etre inné chez Chabouté, il le fait toujours avec art et manière dans chacune de ses oeuvres.
Quand je feuillète ses albums, il est vrai que ses traits n'attirent pas tout public mais ses histoires sont toujours aussi prenantes (si vous commencez la lecture vous ne pouvez pas vous arreté, ses oeuvres vous envoutent...
Pour Purgatoire, un jeune homme hérite d'une vieille tante d'une grande maison mais un jour le feu va détruire son bien et sa vie va basculer...
Peu de dialogue mais les traits et regards des personnages font l'atmosphère du livre.
Une histoire (de tout les jours) qui peux arriver a chacun de nous, avec des assureurs crapuleux.

Vous ne pouvez que etre bouleversé a la lecture de ce tome

12 11 2006
   

J'ose faire le jeu de mot...
Mais dans cet album on est bien loin de la magie du Chat Botté...
Voilà, c'est fait, même pas honte.
L'histoire n'a rien en elle même de magique ou de fantastique. Elle est désespérément terre à terre.
La spirale négative, la chute sociale infernale que l’on suit est d’une simplicité que n’égale que son efficacité. On tourne les pages, on avance avec notre héro en se demandant toujours quand l’action va arriver, quand le scénario va s’emballer, en se disant que décidemment, rien ne se passe. Et au final, on arrive surpris à la fin de l’album sans s’en apercevoir. On se rend compte alors que l’auteur a réussi un grand coup ! Une maitrise parfaite de son scénario et la manière de raconter si humaine. De même que le héro ne maitrise pas son destin manipulé par un homme véreux, de même que le héro perd tous ses points de repères, de même que le héro ne se rend compte de rien dans sa déchéance, nous ne nous apercevons de rien et nous faisons balader avec brio par Chabouté.

Le dessin légèrement caricatural a été difficile a appréhender d’un prime abord, mais une fois dans l’histoire tout concorde, tout se marie avec bonheur (!). Les couleurs ternes et tristes se marient à merveille avec l’ambiance instaurée par l’auteur.

Bon, il faut bien avouer que la caricature du grand assureur véreux et inutile associé à un expert tout aussi corrompu laisse perplexe. Cet être tricheur, menteur, qui n’hésite pas à jouer de la promotion canapé afin de sélectionner sa nouvelle secrétaire est un brin caricatural.
Bref, un album avec beaucoup de caricatures, mais le tout manié avec tant de simplicité et de calme que l’on s’y laisse prendre sans s’en apercevoir.

26 2 2006
   

Ben les copains !.. Que voilà un -très bel- album ô combien pessimiste.
C'est l'histoire d'un gars banal -Benjamin- qui doute de la vie. La chance lui sourit un jour : il hérite de la maison d'une vieille tante. Ouf ! Enfin quelque chose de positif. Il décide de se lancer comme indépendant. Oui mais, faut payer les droits de succession et s'acheter du matériel informatique.
Mais il est confiant. Sa vie va prendre un nouveau départ. Pas de chance ! Tout brûle en une nuit. Pas d'argent, pas d'amis. Plus rien. Heureusement, Benjamin est assuré. Mais l'assureur est une vraie crapule, malhonnête au possible. L'expertise est reportée à une lointaine date.
C'est le début des désillusions de notre (anti)héros. Sa descente aux enfers commence...
Chabouté développe ici un univers très personnel et il excelle dans ce récit inquiétant et sordide. Il aborde ici le drame des S.D.F. en démontant le mécanisme de la déchéance d'un homme lorsque le destin s'acharne sur lui.
La lecture de cet album donne des frissons et nous fait poser pas mal de questions dont la principale : et si ça m'arrivait ?...
Un album sombre comme sa couverture et éclatant dans sa noirceur. Au fait : êtes-vous bien assuré ?...
Petite info : cet album fait partie de l'action "coup de coeur" initiée chez Glénat. A la vente, il doit posséder un ex-libris offert par un grand nom de la BD. Dans le cas présent : Lax.

27 12 2005
   

Le premier tome de ce triptyque forme une sorte d’ABC de comment se retrouver clochard après quelques malheurs alors que tout allait bien avant. La recette est bien connue : un malheur (incendie, inondation, maladie, faillite ou autres), un peu d’endettement et de l’isolement et la descente aux enfers peut s’avérer rapide.

On va suivre ici la dégringolade sociale de Benjamin Tartouche suite à l’incendie de sa maison assurée par un assureur véreux. Plus que la malchance ou la malhonnêteté, c’est sur l’indifférence de la société que Chabouté va pointer le doigt dans cette nouvelle critique sociale.

La couverture, le dessin aux tons sombres et les jeux d’ombres sont splendides. De plus cette ambiance en parfaite harmonie avec ce drame social est surplombée d’une narration d’une extrême justesse.

Ce petit bijou de 64 pages qui se lit malheureusement très rapidement du aux nombreux passages muets se termine sur une petite touche de fantastique qui a le mérite de laisser le lecteur stupéfait et envieux de découvrir la suite.

6 12 2005
   

Au travers d'une histoire injuste et révoltante qui, dans la vie réelle, figurerait au mieux dans la rubrique 'fait divers' d'un quotidien local et passerait donc complètement inaperçue, Chabouté dépeint une société déshumanisée où l'indifférence et l'appât du gain au détriment d'autrui règnent en maître. Les banques, assurances et autres administrations en prennent pour leur grade. Les dirigeants ou fonctionnaires de ces nobles étabissements incarnent en effet cette perte d'humanité, la stratégie du profit ou encore le caractère abrutissant du travail et de la routine quotidienne.

Chabouté a su créer une ambiance morose à souhait, tant au niveau du fond du récit qu'au niveau du graphisme : les visages et les regards des différents personnages, tout d'abord ; voyez-vous briller une étincelle de vie dans leurs yeux glauques et éteints ? Les couleurs, ensuite : en travaillant avec du noir, du blanc, du gris et du brun, Chabouté accentue ce climat terne et désespéré dans lequel Benjamin est précipité.

Jusqu'à présent, l'auteur a imaginé le pire à chaque étape du scénario. Mais même si certaines situations paraissent exagérées (comme la réaction d'un fonctionnaire intransigeant par rapport au plan vigipirate), c'est le côté réaliste et inéluctable de cette descente aux enfers qui tient le lecteur en haleine.

6 12 2004
   

Voici le premier album d’une série de trois… c'est aussi - à ma connaissance - le premier album coloré de Chabouté. Et il frappe fort dès le début et marque les esprits.

Benjamin Tartouche, jeune homme qui semble avoir plein d’avenir, héritant d’une maison, dans la vie active, indépendant, un carnet de commande bien rempli et un moral d’acier.
Mais tous n'est pas si tranquille, tous ne tient qu'à un fil : en une nuit il perd tous (maison, travail, identité, …) et se retrouve sans rien, SDF. Irrévocable descente aux enfers de cet antihéros. On assiste à des événements - limite surnaturels - qui s’enchaînent. Et à chaque foi que je foure le nez dedans, je me dis " que ça pourrais aussi m’arriver, si rapidement "

Niveau graphisme, c'est sombre, les noirs & blancs des précedent albums étaient magnifiques, sa mise en couleurs - de même teintes - l'est aussi dans cet album, à l'image de la couv.

Bref un album très très très réaliste et une Histoire prenante.
Déprimés, passez vot' chemin…

30 8 2004
   

Purgatoire est un album qui nous touche car il est dure, triste. On espère que le jeune homme puisse sortir de cette misère. Le scénario est bien construit, on ne s'attend pas au malheur qui va s'abattre sur Benjamin.

Le dessin est appréciable les couleurs sont à l'aquarelle. Le noir, le gris, le marron et l'orange sont les seules couleurs existantes. L'ambiance est donc sombre cela colle parfaitement au scénario.
Un album vraiment intéressant, et prenant.

22 2 2004
   

Je decouvre le travail de Chaboute avec cet album de la collection Equinoxe, collection qui prouve une fois de plus sa qualité avec cette série qui débute.

On suit la descente aux enfers de Benjamin Tartouche, lui pour qui tout allait bien au départ, se retrouve dans une situation de détresse et de pauvreté que je ne souhaite à personne. Tout cela car la société que depeint l'auteur n'est que traitrise, profit et alliance au detriment de simple personnes qui n'ont rien demandé.
Chaboute caricature les assureurs et autres experts en se basant sur les pensées de monsieur tout le monde...

Le dessin est très beau (mention spéciale pour la couverture, les couleurs, assez sombres, amplifient la detresse de Benjamin et on remarque que les couleurs s'assombrissent au fur et à mesure de la descente aux enfers de Benjamin !

Un très bon tome d'une série qui s'annonce comme une série phare de la collection equinoxe. Par contre je ne vois pas trop où va nous emmener l'auteur par la suite. La dernière page est assez, comment dire, étrange...

15 2 2004
   

Et ben !
C'est vraiment pas des plus joyeux-joyeux, cette vision des choses. Vision certes un peu caricaturale, mais bon, intéressante néanmoins. Ce qui est pire que tout, c'est l'énorme sentiment d'injustice que l'on ressent, au vu des malheurs dont est victime cet homme ! Cet espèce d'acharnement sur sa personne est vraiment poignant. Déjà quand la fatalité s'y met, personne n'est à l'abri, mais si en plus les magouilles sont de la partie, c'est profondément injuste. En plus, Benjamin a l'air tellement désemparé et il est tellement touchant...

Cette histoire est dessinée superbement. Le style est très particulier, il est vrai, et j'adore. Et ajoutez à celà des couleurs ternes, et vous obtenez un album poignant, triste, bref un moment pas très gai il est vrai, mais une très bonne BD...

29 12 2003
   

Mon tout premier Chabouté, et je suis émerveillé. Je me pose juste une question : mais pourquoi n'en ai-je jamais lu avant ?! Euh... je sais pas moi... Bref, ce sera rattrapé.
Gros gros coup de coeur sur le dessin. J'adore carrément ce style, la couleur y joue pour beaucoup tant elle sert à merveille cette histoire. C'est un régal à chaque page, régal que la mise en page ne gache à aucun moment.
Bon, l'histoire en elle-même est carrément tirée par les cheveux et loin de nous balader de surprise en surprise. Pourtant, l'ensemble est conté avec talent et sans la moindre facilité. Tout est carré, et on est vite pris dans cette histoire de fou.
Par contre, j'ai un peu de mal à voir où nous mène l'auteur...
(Précision pour conclure : travaillant dans les assurances, je tiens à vous rassurer, le personnage présenté dans cette bd est complètement fictif et caricaturé en fonction des a priori de comptoir que nous connaissons tous)