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Tome 1 : Powers 1
 

Powers, tome 1 : Powers 1

 
 

Résumé

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Planche de Powers, tome 1 : Powers 1Conter les aventures d'humains dans un monde de super-héros est une idée simple mais lumineuse. Bendis n'est pas précurseur en la matière puisque le formidable "Marvels" revisitait déjà l'univers des super-héros à travers l'oeil d'un photographe tout ce qu'il y a de normal. Mais "Powers" dynamise avec intelligence ce postulat initial car c'est comme acteur, et non comme simple spectateur, que l'inspecteur Walker participe à l'existence des surhommes.

Très bonne idée, donc, et joliment mise en oeuvre. Brian Michael Bendis, auteur de "Ultimate Spiderman", "Torso" ou "Sam and Twitch", a d'ores et déjà conquis ses lettres de noblesse comme scénariste. Son sens aigu du dialogue et de la mise en page, qui culmine dans "Torso", est aussi remarquable dans "Powers". Les phylactères reliés à travers une planche entière portent désormais sa griffe, et ce n'est qu'une des innovations de ce créateur surdoué. Les scènes du récit s'enchaînent avec force et évidence, et on dévore les 144 pages comme s'il n'y en avait que 44 ("déjà fini ?!").

Bendis sait s'entourer de dessinateurs aptes à mettre en image ses visions scénaristiques. Oeming le fait ici avec brio, par un trait clair et stylé qu'on a peu l'habitude de contempler dans l'univers des comics. Le graphisme est des plus agréables, très rond et gracieux, et saura séduire des publics d'âge différent.

Parce qu'il adopte le point de vue d'humains au milieu de personnages en costume, "Powers" peut constituer une bonne introduction à l'univers des comics si vous y êtes encore hermétique.
Si vous y avez déjà vos entrées, ne vous privez pas de ce joli volume d'une collection qui contient plus que sa part d'oeuvres de qualité.


Chronique rédigée par Jean Loup le 13/02/2003
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Janvier 2002

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Powers, tome 1 : Powers 1, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 3 2012
   

Panini ressort la série, devenue indisponible depuis un petit bail, suite à la fin de Semic...
Ainsi, l'éditeur italien pense enfin à introduire un peu d'intelligence dans sa politique éditoriale (ah ça fait drôle d'avoir perdu Vertigo... ) en laissant de la place à des séries incontournables et pour adultes . Dans le même ordre d'idée, comment justifier qu'il n'ait pas repris auparavant "Top 10", ce que Urban Comics a compris d'emblée ? ...

Bref, pour ceux qui étaient passés à côté, c'est une occasion en or à cette fois-ci ne rater sous aucun prétexte. A l'époque, Bendis a déjà cartonné avec ses productions "indés" et le père McFarlane a tôt fait de lui faire un bon chèque et lui donner carte blanche pour cette série, après lui avoir confié le sort de "Sam & Twitch"...
Et "Powers" cartonna aussi, en mêlant Polar et univers de Super. La recette est simple : un tandem (homme/femme) qui laisse la place au contraste des caractères, un univers urbain, un chouïa d'anticipation avec une société qui a règlementé la place des Super, et des crimes, des crimes, et des crimes ! Une bonne dose d'humour et nous voilà scotchés.

Bien sûr, le résultat ne peut pas être aussi bon sans un grand dessinateur. Et là aussi, ça a été la gifle à l'époque : le trait art déco d'Oeming se démarque de toutes les autres productions. Au point où plein de lecteurs ( y compris votre humble créature Spawnienne), ne sont pas séduits au premier abord. Alors on fait un effort, qui ne dure guerre plus que 10 minutes. Le découpage des planches est juste énorme, et on plonge direct dans ce monde. A tel point qu'à la fin de ce premier volume, on souhaite directement enchaîner sur la suite.

Énorme, je vous dis : la preuve : ça n'a pas pris une ride. Pire : cela a été une série précurseur...

8 8 2007
   

Notons tout d’abord que le traducteur, Alex Nikolavitch est également le scénariste de "Central Zero", "Spawn Simonie", "La Dernière cigarette", "Tengu-do" et "L'escouade des ombres".

Tout comme "Small Gods" ou "Gotham central", "Powers" tourne autour d’enquêteurs qui sont pour la plupart des gens normaux, mais qui effectuent leur boulot en sachant qu’ils peuvent, à tout moment, être confrontés au surhumain.

Si le mélange de super-naturel au quotidien banal d’enquêteurs est une recette qui fonctionne, le développement psychologique des personnages n’atteint cependant jamais les sommets de "Gotham central" et la narration de Michael Brian Bendis est beaucoup moins efficace que dans "Sam and Twitch".

Si le concept des flics traditionnels dans un univers de super-héros fonctionne, le dessin, quant à lui, ne m’a vraiment pas plu. Des décors et des personnages trop simples, trop vides et qui ne dégageant vraiment pas l’ambiance propice à cette enquête policière.

6 1 2007
   

Avec Powers on aborde le monde des comics d'une maniere differente. L'idée de cotoyer des supers heros via des enquetes criminelles est plutot un concept judicieux. C'est un peu le meme principe qu'avec rising stars on cherche a savoir qui tue les super-heros, sauf que la l'enqueteur n'est doté d'aucun pouvoir(...). De plus les dessins sont plutot pas mal, on s'approche du style dessin animé et le découpage des cases est lui extremement bien travaillé. Deux bonnes raisons de vouloir lire ce comics.

12 1 2006
   

Je viens de lire ce tome 1 (qui est une histoire complète donc permet de bien se faire une idée de la série, déjà).
Le graphisme est un peu particulier. Les décors sont très simples, certains ouvertement faits à l'ordinateur (certains cieux sont encombrés de pixels si on regarde bien). Et les personnages sont également épurés et certains, comme le héros, presque tracés à l'équerre. Le résultat n'est pas moche, j'aime assez, même si j'ai du mal à trouver ça vraiment beau. Et puis il y a cette habitude qu'a le dessinateur de faire plein d'itérations iconiques : ça m'a un peu gavé de voir les dessins répétés de cases en cases, zoomés ou simplement réutilisés tels quels; ça colle parfois avec l'histoire et l'ambiance recherchée mais souvent ça m'a franchement dérangé car les personnages se retrouvaient la case suivante avec exactement la même gueule qu'à la case précédente alors que l'histoire et les dialogues auraient voulu qu'ils affichent des expressions et postures carrément différentes. Donc, pour ma part, je n'apprécie pas trop ce procédé d'itération iconique.
Quant à l'histoire, je trouve qu'elle ne casse pas trois pattes à un dindon mais, d'un autre côté, elle est assez intelligemment construite, munies de dialogues assez bien foutus et globalement sympa à lire. J'ai passé un agréable moment à la lire et je reste sur une bonne impression en fin de lecture.
C'est une BD sympa mais pas exceptionnelle ceci dit.

Par contre, je déconseille carrément son achat dans l'édition Semic : l'album que j'ai acheté est parti en lambeau à peine après avoir lu les 10 premières pages. La colle n'a pas tenu du tout, la couverture s'est détachée, puis la colle est tombée en morceaux et les chapitres se sont détachés... Bref, une qualité de merde ! Alors comme je suis bien dégouté d'avoir payé ce prix pour me retrouver avec un tas de feuillets détachés désagréables à lire (j'ai été en permanence déconcentré dans ma lecture parce que je devais prendre garde à ne pas casser toute ma BD en cours de lecture), je vous en déconseille l'achat à moins que vous ayiez bien vérifié avant la solidité de la colle de votre album.

24 11 2005
   

BD découverte ici-même ... et je ne suis pas déçu !
L'idée de base est très originale : faire un polar dans un monde de super-héros ... ici, c'est un flic "normal" qui enquête sur la mort de Retro Girl, une icône "super-héroique" ...
Et du coup, tout est inversé : l'autopsie (allez autopsier le cadavre d'un être surhumain ... pas évident !), les interrogatoires de super héros (très bon moment ! on peut d'ailleurs s'amuser à retrouver les équivalents des héros "marvel" comme Thor ou autres ...), les interrogatoires des super-vilains (excellent moment ... c'est trop bon !).
L'ambiance est sombre, et servie par un dessin anguleux très "comics" ...
Bref, une très bonne surprise ... je sais pas ce que ça peut donner à la longue, mais en tous cas, ce premier tome est très réussi.

Une critique pour finir : la reliure (colle) est loin d'être géniale et toute la tranche s'est décollée quand j'ai commencé à le lire ... c'était peut être un défaut de mon exemplaire, mais vérifiez bien la solidité du truc si vous voulez l'acheter !!!!!

13 11 2004
   

J'avais lu de Bendis "Torso", un thriller noir, glauque, où les talents narratifs de l'auteur s'exprimaient pleinement. Ici, on retrouve les codes du scénariste, à savoir les phylactères enchainés, qui, s'ils énervent certains lecteurs, ont au moins comme qualité de rendre les conversations plus "réelles", moins scriptées, plus naturelles.

Powers, derrière son enquête policière classique dans son déroulement, se trouve être particulièrement originale : le héros flicard Walker évolue dans un monde de super héros, et se doit d'enquêter dans les hautes sphères de ces être surnaturelles pour comprendre ce qui a causer la mort de l'un des leurs.
C'est très bien raconté, dans un style polar comme on les aime. Le personnage principal, charismatique, donne beaucoup de consistence à l'album. Et puis, la découverte au fil des pages de son passé, pas toujours très clair, est un régal.

Le dessin de Oeming, pour sa part, me fait parfois penser au style de Catwoman : "Le grand braquage" pour le côté "fifties" qui peut en découler sur certaines cases. Très dynamique et anguleux, il permet certains délires graphiques toujours bienvenus dans une histoire sombre qui ne pousse pas franchement le lecteur à la rigolade.

Ce premier tome, qui peut être lu comme un One Shot, est une belle introduction à une série originale et bien conçue. Pour ma part, je cours lire le second tome :)

9 1 2004
   

Bon, en ce qui me concerne je ne lis que très peu de comics, mais celui-là j'avais vraiment envie de le lire. A cause des quelques images qu'on peut voir dans la galerie. Vous avez remarqué ces cases identiques (pour ceux que ça intéresserait, c'est de l'itération iconique) ? Ou encore ces cases presque identiques, où ne change qu'une expression, un personnage (itération icocnique partielle) ? Eh bin moi ça me plaît. C'est le genre de "truc" que j'adore, et dans "Powers", avec ces deux petites choses plus quelques effets de zoom plus encore une imbrication en chaîne des dialogues (littéralement : les bulles sont reliées comme des maillons) plus enfin une mise en page pas révolutionnaire mais résolument originale, Bendis et Oeming crééent toute une ambiance.

Car l'histoire, si elle parle de super-héros, en prend surtout le contrepied : on parle essentiellement des super-héros pour privilégier leur vie privée, comme lorsque Triphammer dit être sorti avec Retro Girl, et que c'était un mauvais coup... Les super-héros en question sont considérés comme des citoyens, certes un peu à part, mais finalement complètement normaux, puisqu'on les interroge, les soupçonne, voire même les accuse... et quant à l'autopsie de Retro Girl... eh bien, comment donc voulez-vous autopsier un super-héros, hein, franchement ?

Le deuxième point important, c'est le détective Christian Walker, et sa nouvelle coéquipière, qui se découvrent d'une façon plutôt atypique. Ces deux points, servis par le découpage et les "trucs" précités abondamment utilisés, confèrent à "Powers" un rythme assez lent où la discussion et l'enquête prédominent de loin sur l'action. Et ce d'autant plus que l'album est assez épais.

Dernier point qui m'a plu, la morale ici n'est pas sans tache, on navigue en eaux troubles, comme vous le prouvera la conclusion.

A part ça le dessin en lui-même est parfois un peu flashant, même si dans l'ensemble les couleurs ont tendance à être (agréablement) sobres. Il me plaît plutôt, est assez expressif, mais en même temps n'est pas superbe...

Bon, le tome 2 il est où ?

15 9 2003
   

C’est fou comme on peut se priver de bien belles choses à cause de bêtes préjugés ! Pour ma part, je viens seulement de découvrir la série Powers, qui m’a été chaudement recommandée par un ami américain, passionné de comics. Si c’est davantage par curiosité que par conviction que j’ai commencé à feuilleter cet album, je dois reconnaître que j’ai été très agréablement surprise par le scénario et les dessins. Il faut dire que les super -héros vus par Bendis et Oeming, sont des demis-dieux imparfaits. Les humains, vraies vedettes de ce polar fantastique, les côtoient d’ailleurs avec un naturel assez déconcertant... mais c’est justement ce décalage du plus haut comique qui distingue Powers des autres séries.

Ceux qui ne sont pas familier du genre seront peut-être déroutés par les découpages irréguliers (presque anarchiques) qui alternent les planches surchargées de cases (ou de bulles) et les dessins en pleine page, sans compter les raccourcis qui consistent a copier/coller certaines images pour ne changer que le contenu des phylactères. Les lecteurs avertis, en revanche, retrouveront dans Powers les qualités qui avaient déjà fait le succès d’un opus comme Torso. Les personnalités des (super)héros sont plus nuancées que dans les comics traditionnels et les répliques des personnages sont dignes des meilleurs polars américains.