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Ce septième tome regroupe les épisodes #31 à #37 de la série US, écrits par Brian Michael Bendis et dessinés par Michael Avon Oeming.
Alors que le tome précédent réintégrait Christian Walker, la moitié masculine de notre duo policier affecté aux homicides impliquant des super-pouvoirs, aux forces de l’ordre, aux côtés de Deena Pilgrim, et qu’il proposait un dénouement surprenant qui risquait d’affecter l’univers de Powers, le contenu de ce septième tome (et du premier épisode en particulier) est pour le moins surprenant. Cet album abandonne en effet l’histoire principale pour enfin dévoiler les origines de Christian Walker.
Il faut dire que le passé du héros était attendu depuis longtemps. Quels étaient ses pouvoirs, comment les a-t-il perdus, quand a-t-il intégré les forces de l’ordre ? Tant de questions qui demeuraient sans réponse. Et là, paf, le temps d’un tome, Brian Michael Bendis fait fort, très fort même, car il pouvait difficilement remonter plus loin dans le passé de son héros. Ce septième tome débute en effet à la préhistoire, aux origines très très lointaines de notre héros et aux origines de l’humanité. Bendis va ensuite lentement remonter le temps, époque par époque, pour non seulement dévoiler l’entièreté du passé de notre héros, mais pour également nous révéler l’origine des super-héros en général. Alors certes, le début de l’épisode et cet énorme bond dans le temps (accompagné d’une scène de reproduction entre deux primates) ont de quoi surprendre, mais arrivé à la dernière page de ce tome, on ne peut que s’incliner devant la maestria d’un Bendis en grande forme et saluer cette genèse du plus grand héros de tous les temps.
Avant ce hors-série, Powers était une excellente série, maintenant, elle devient incontournable !
2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Powers, tome 7 : Eternels, lui attribuant une note moyenne de 4,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Bendis is easy. On le savait prolixe, capable d'écrire des polars à la mécanique parfaite ("Torso") et aussi de faire dans le mainstream (il tient un peu la boutique Marvel depuis un moment, et son "Ultimate Spider-Man" ou son "Secret War" ont vraiment cartonné, sans même parler de son "Daredevil")...
Alors avec "Powers", la série qui inscrit le duo mixte d'inspecteurs, Walker et Pilgrim, au beau milieu de crimes impliquant des Super-Héros, on ne pouvait que penser qu'on aurait droit à du tout bon.
Le début de la série n'a fait que confirmer cet a priori positif, et ce tome ressemble pour le moment à son zénith. Il révèle en effet le passé de Cristian Walker, le flic qui a été un Super et qui a perdu ses pouvoirs...
Et donc avec ce tome, on sait désormais tout. Un flashback phénoménal, qui remonte à des milliers d'années, pour passer par l'Orient médieval, la prohibition, jusqu'aux années 80 où l'on retrouve Retro-Girl...
Bref, un grand dépaysement, un grand voyage à travers les cases d'Oeming, qui sait encore faire évoluer sa mise en page et ses illustrations.
Un album magistral !
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Powers, tome 1 : Powers 1 | 9 | 3.83 |
| Powers, tome 2 : Powers 2 | 6 | 3.67 |
| Powers, tome 3 : Powers 3 | 5 | 3.80 |
| Powers, tome 4 : Super-groupe | 3 | 3.67 |
| Powers, tome 5 : Anarchie | 4 | 3.75 |
| Powers, tome 6 : Les traîtres | 3 | 4.00 |
| Powers, tome 7 : Eternels | 2 | 4.50 |
| Powers, tome 8 : Légendes | 2 | 4.00 |