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Après plus de cinq années d’inactivité, Panini Comics semble bien décidé à rattraper le temps perdu et propose le cinquième tome de cette série initialement éditée par Semic, seulement quelques mois après la parution du quatrième volet. Cet album regroupe les épisodes #21 à #24 de la série US, écrits par Brian Michael Bendis et dessinés par Michael Avon Oeming.
La grande différence avec le tome précédent est que Christian Walker, la moitié masculine de notre duo policier affecté aux homicides impliquant des super-pouvoirs, a démissionné. Tout comme le lecteur, Deena Pilgrim fait donc la connaissance de son nouveau partenaire et regrette l’absence de l’inspecteur Walker. Le lecteur est à nouveau invité à suivre le quotidien d’enquêteurs qui effectuent leur boulot en sachant qu’ils peuvent, à tout moment, être confrontés au surhumain, mais découvre également une atmosphère "anti super-héros" plus prononcée, suite aux révélations de Walker avant sa démission.
Cette nouvelle histoire indépendante propose à nouveau une enquête policière assez banale et une intrigue pour le moins classique, mais soigne particulièrement le développement psychologique des personnages, tout en portant un regard cynique sur l’univers des surhumains. Les meurtres violents de super-héros et l’ambiance anti super-héros contribuent également à montrer le revers de la médaille de cette vie de super-héros.
A l’inverse de la colorisation de Peter Pentazis, le dessin cartoonesque et le trait clair de Michael Avon Oeming ne parviennent pas vraiment à installer cette ambiance propice au crime et au polar sombre. Si le concept des flics traditionnels dans un univers de super-héros fonctionne parfaitement, le graphisme a plus de mal à faire ressortir le sordide des enquêtes, la souffrance des personnages et le pessimisme qui se dégagé de cette brillante attaque portée au mythe des super-héros.
En guise de bonus, notons également l’interview intéressante entre Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming en fin d’album.
4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Powers, tome 5 : Anarchie, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Ok, je suis fan absolu de Bendis, de son art de la narration, de sa facilité à maîtriser les codes et les rouages du polar (lisez "Torso", rutudju ! ), de ses dialogues vifs et piquants.
Ok, les super-héros héros me fascinent.
Ok, je suis logiquement acquis à la série.
Mais pour autant, elle vaut le détour et cette brassée d'épisodes n'échappent pas à ce jugement : c'est du sacré bon comics.
Cette fois-ci, on suit le retour de Walker dans la brigade qu'il a quittée et la scène qui marque sa réintégration est particulièrement émouvante.
Voilà, comme toutes les séries qui excèdent une vingtaine d’épisodes, le risque pour le lecteur est de trouver que le contenu s’essouffle. Je suis encore très loin d’appliquer cette constante à « Powers »… A noter, la très savoureuse interview croisée des auteurs qui clôture ce volume. L’occasion pour nous d’en connaître un peu plus sur leur parcours, leur complicité et leur propre vision d’artiste sur leur travail propre et mutuel, et enfin sur le buisines du comics.
Les lecteurs français sont restés longtemps sans la moindre nouvelle de "Powers". Depuis la reprise par Panini qui met les bouchées doubles pour rattraper le retard, on mesure à quel point on a plaisir à retrouver les personnages et cette série qui se démarque du lot.
Le précédent album, "Super-Groupe", qui marquait la reprise par Panini après l'abandon de Semic, était déjà une réussite. "Anarchie" poursuit dans cette belle lancée en reprenant les ingrédients qui ont fait le succès de "Powers" tout en s'en affranchissant.
Commençons par la nouveauté : on voit assez peu Walker dans ce cinquième album, suite à sa courageuse prise de position (voir le tome 4). Sans aller jusqu'à faire un album sans ce personnage central (comme Van Hamme avait pu le faire dans le huitième "Thorgal", par exemple, ce qui était à l'époque très culotté), Brian Michael Bendis construit une histoire sans Walker qui finit par tourner autour de lui. Je n'en dévoile pas davantage mais le scénario est bien ficelé. Ce n'est guère surprenant venant de Bendis, qui soigne toujours ses dialogues et livre quelques découpages qui portent désormais sa marque (les successions de réaction d'inconnus dans des petites cases carrées). C'est efficace, dynamique, rythmé, bref c'est du bon.
Et question graphisme, Michael Avon Oeming est de plus en plus à son aise et développe ainsi un style de plus en p)lus personnel identifiable. Tout en rondeurs et en courbes, dans un style dépouillé à la limite du cartoon, le dessinateur américain nous offre un excellent travail qui contente les yeux en accompagnant parfaitement le scénario.
Bref, je vais me dépêcher d'acheter le sixième, déjà paru !
Bon, le tome précédent m'avait laissé un petit goût de déception: trop long, trop fouilli et un découpage parfois déconcertant. Mais cette suite, qui n'est pas un des meilleurs tomes non plus relève déjà le niveau.
L'histoire est beaucoup moins longue et puis surtout, il n'y a pas Walker. En fait c'est un tome assez basique mais qui reprend une bonne base pour la suite. Il ne faut pas s'attendre à une intrigue très recherchée, finalement tout est très simple et rapide et j'ai vu ce tome un peu comme une transition sans Walker, avant son retour tant attendu.
Je pense que c'était vraiment l'objectif, faire un épisode sans le héros de la série et le faire revenir à la fin, histoire de confronter un peu les personnages avant de les faire repartir et aussi pour recadrer l'univers et la situation sur les super humains.
Le dessin de Oeming est plus ou moins le même. On note quand même un peu plus de maturité que sur le tout premier tome mais aussi quelques liberté, notamment sur la mise en scène.
On retrouve bien sûr la patte du scénariste sur le découpage qui est parfois un peu bizarre sur 2 pages mais c'est moins choquant que sur le tome précédent. Et évidemment on retrouve aussi les dialogues à rallonge sur la même image. L'un comme l'autre, c'est du Bendis tout craché, donc on aime ou on aime pas. Personnellement ça ne me dérange pas outre mesure sauf quand c'est trop exagéré.
Rien d'épatant mais rien de choquant non plus donc. La suite devrait bien s'annoncer avec une vraie bonne enquête de Walker, on verra bien!
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Powers, tome 1 : Powers 1 | 9 | 3.83 |
| Powers, tome 2 : Powers 2 | 6 | 3.67 |
| Powers, tome 3 : Powers 3 | 5 | 3.80 |
| Powers, tome 4 : Super-groupe | 3 | 3.67 |
| Powers, tome 5 : Anarchie | 4 | 3.75 |
| Powers, tome 6 : Les traîtres | 3 | 4.00 |
| Powers, tome 7 : Eternels | 2 | 4.50 |
| Powers, tome 8 : Légendes | 2 | 4.00 |