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Grand amateur de culture japonaise, c'est avec un attrait particulier que je me suis plongé dans ce premier tome.
Cette nouvelle série, aux auteures féminines, nous plonge en effet dans le Japon du début du 20ème siècle, dans le milieu très particulier des okiya, ces maisons de Geishas dans lesquelles certaines continuent à vivre même après la fin de leur contrat.
L'ambiance est posée, et la narration, très douce, nous fait découvrir ce milieu par les yeux d'une petite fille vendue malgré elle par son père, comme cela arrivait très régulièrement à cet époque. Le rythme est là, et le récit, sans être étouffant de termes japonais, nous fait petit à petit entrer dans cette ville de Tokyo d'il y a un siècle.
C'est graphiquement assez joli, dans le "style Soleil" : dessin lisible et facile, mise en couleur informatique remplissant son office. On ne criera certes pas au génie, mais le trait ne souffre d'aucun défaut particulier.
La fin de l'album, après de nombreuses pages finalement assez descriptives de la vie de l'époque, amène un ressort bienvenu qui donne un intérêt particulier à la série. Le second opus saura, j'en suis sûr, confirmer ma première bonne impression !
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Petite geisha, tome 1 : L'Okiya des Mystères, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
La culture Japonaise, sa mythologie et son histoire m'attire toujours autant. Ma première série "Kogaratsu" nous faisait entrer dans un univers assez sombre, et difficile d'accès par le niveau de lecture proposé.
Isako, petite Geisha nous propose une lecture beaucoup plus légère, bien que le sujet soit extrèmement sérieux. La vente d'une petite fille par son père endetté, contre son gré, à une maison de Geisha. Commence alors le long et difficile parcours d'apprentissage pour Isako...Mais, son passé et celui de ses parents vont la rattraper, pour le meilleur, comme pour le pire !
Petit point positif dans cet album, j'ai trouvé tant le scénario que le dessin, faisait bien ressentir le sang féminin qui coule dans les veines des auteurs. Isabelle au scénario sait donner une touche émotionnelle tendre à ses personnages et Daniella sait donner de la rondeur et de la souplesse à son trait. L'ensemble est bien sûr, très agréable.
En refermant ces pages, je n'ai pu m'empêcher de repenser à "princesse Sarah", à "Cendrillon", voir même "Heidi", et à tous ces dessins animés qui ont bercé notre enfance à nous trentenaires actuels...Isabelle Plongeon, née en 1968, rentre parfaitement dans cette catégorie, et je serais tout prêt à parier que son inspiration vient de ces mêmes références.
La transposition au Japon du début 1900 est plutôt bien menée et la lecture est finalement un bonne surprise.