46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 6 : Destins
 

Peter Pan, tome 6 : Destins

 
 

Résumé

Peter Pan, tome 6 : DestinsAfin d'acceder au résumé de Peter Pan, tome 6 : Destins, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Peter Pan, tome 6 : DestinsCa fait bien plaisir, un album comme ça ! :-/
Après nous avoir fait rêver durant 14 ans, Régis Loisel a en effet décidé de laisser son univers en plan, de passer à autre chose, quitte à laisser dans le vent tout son lectorat qui attendait une fin digne de ce nom pour une série magique.

Je m'explique : cette conclusion n'en est pas une. Loisel part dans tous les sens pour remplir des pages, abandonne toutes les pistes qu'il avait amorcé durant 5 merveilleux tomes, pour finir abruptement sur un adieu à Peter Pan, à la plume, sur la dernière page. Pas de fin, mais l'aveu de vouloir passer à autre chose, lié à la lacheté (n'ayons pas peur des mots) de s'adresser à son lectorat, préférant s'en remettre à son personnage imaginaire.

Et du coup, c'est bien Peter Pan qu'il abandonne, comme est abandonné le petit Picou dans cet album : sans repaire, sans but, sans plus rien qui permette à cette série de continuer. Un suicide artistique, en somme.
Le plus triste, dans cette histoire, c'est que le dessin de Régis Loisel est tout simplement sompteux dans cet album. Utilisation d'un encrage superbe et de couleurs chatoyantes, la fée n'a jamais été aussi belle - quelle couverture !

Mais tout cela, pourquoi ?

Régis Loisel, je ne vous dit pas merci, pour avoir abandonné votre lectorat, vos personnages, votre univers. La moindre des choses, par respect par le lecteur, fut de livrer une conclusion au moins "correcte". Ce n'est hélas même pas le cas.


Chronique rédigée par Piehr le 03/11/2004
 
 
Avis de :Une BD sans intérêt ! Note de l'album : 1,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de PiehrReflet de l'avatar de Piehr
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 1,50 Note générale
  • Originalité : 1,00 Originalité
  • Scénario : 1,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 9,20
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.86
Dépôt légal : Octobre 2004

Avis des lecteurs

18 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Peter Pan, tome 6 : Destins, lui attribuant une note moyenne de 3,86/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

14 11 2016
   

Clairement une déception par rapport au reste de la série. Ce tome tourne en rond pendant une bonne partie, donnant l’impression que l’auteur meuble et qu’il ne sait pas trop comment finir son histoire. La filiation entre le capitaine crochet et Peter Pan n’est pas du tout exploitée alors que c’était le cliffhanger du tome précédent, dommage. D’ailleurs il n’est pas du tout question des pirates dans cet album, qui s’en vont dans un premier temps pour finalement revenir dans un deuxième.

Ce que je retiendrai de positif dans ce scénario, c’est que des choses tristes arrivent aussi sur l’île et que finalement c’est par l’oubli que les enfants arrivent à s’en sortir. Ça c’est plutôt bien exploité à mon gout. Ça donne aussi tout un aspect plus profond à ce conte, un côté plus ambitieux, malheureusement la série se finit là-dessus et aurait pu aller bien plus loin.

Dans l’ensemble cette série est, bien sûr, plus qu’agréable. Le dessin et le scénario en font un must du 9ème art. Je regrette d’autant plus ce dernier tome, qui s’est fait attendre, et qui est bien en dessous des autres.

2 4 2010
   

On peut comprendre que ce dernier tome laisse un goût amer, un sentiment d'inachevé, une petite impression de déception. Mais pour ma part, j'ai été plutôt séduit par ce tome, où Loisel fait un nouveau travail de retour aux sources. Ce tome est délibérément pessimiste, noir et poignant, aussi bien dans son scénario que dans son dessin, les actions se déroulant dans un environnement sombre (de nuit, dans une grotte, etc...).

Ce scénario est bien trouvé et sans vouloir en dévoiler les pièces maîtresses, je dirais que l'idée développée par Loisel se rapproche du Peter Pan originel, celui créé par Barrie. En l'absence du Capitaine, ce Peter Pan prend la place du despote, du narcissique, de l’égoïste, du cruel... En bref, il prend la place du Crochet. Clochette, qui était jusque là un brun jalouse, devient machiavélique, calculatrice, sans aucune humanité (normal, elle n'est pas humaine). Les enfants perdus deviennent insensibles et détachés d'une façon qui fait flipper. Ainsi l’oubli qui caractérise le monde imaginaire n’est pas cet oubli insouciant qui permet aux enfants de vivre uniquement le temps présent. Non, c’est un oubli plus pervers et plus dangereux : c’est l’oubli de ce qui fait notre propre humanité. Seule Rose, qui joue le rôle de mère, incarne la vie adulte, vie dans laquelle elle est entrée en refusant de se prêter aux jeux des autres enfants. Son caractère de mère, concept rejeté par Peter et son caractère d'adulte, refusé par le monde imaginaire, font que ce personnage ne semble plus à sa place... Saluons tout de même cette belle cohérence, ce respect de la véritable nature de Peter Pan, avant que son image ne soit édulcorée par Walt Disney dans l'imaginaire collectif. Moi, j’ai apprécié la lecture que faisait Loisel de ce personnage qui n’en finit plus de faire couler de l’encre depuis sa création. Moi, j’ai apprécié comment l’auteur insistait sur le côté obscur des personnages, qui répond à l’obscurité des décors. Moi, j’ai apprécié que l’oubli se transforme en folie insouciante, où plus rien ne semble avoir d’importance, y compris la vie et l’humanité. Tout cela donne un dernier tome poignant, dont certains passages sont indéniablement générateurs d’émotions fortes.

La cerise sur le gâteau, c’est bien sûr de relier cette histoire de Peter Pan à celle de Jack l’éventreur. L’idée de la mère castratrice dont il faut se débarrasser pour mieux l’idéaliser était sous-entendue depuis le premier tome. Bien que cet ultime album laisse toujours planer un doute, on peut aisément faire le lien entre la personnalité complexe, duale, cruelle de Peter Pan et les événements survenus à Londres à cette époque.

Donc pour moi, cet album clôt plutôt honorablement la série, Loisel délivrant enfin son message, après 4 tomes qui présentaient plus de petites péripéties qu’un véritable développement. Toutefois, certains éléments restent pour moi un peu obscurs, comme si Loisel n’avait pas été au bout de son idée. Ainsi, pourquoi Clochette a-t-elle choisi Peter Pan pour entrer dans le monde imaginaire, comment se fait la fusion entre l’île et ce personnage (évoquée dans le présent tome), que doivent faire les lecteurs de la parenté supposée entre Crochet et Peter, a quoi sert le retour du Capitaine dans ce tome… ? Autant de questions, auxquelles on sentait que Loisel voulait apporter une réponse qui ne viendra pas.

Malgré ces éléments un petit peu décevants, un grand merci à Loisel d’avoir revisité ce personnage, d’avoir revisité ce conte, d’avoir suscité des émotions profondes, d’avoir fait un travail magnifique aussi bien sur ses personnages que sur ses décors.

12 6 2006
   

Du sang, des larmes, de la joie et de l'émerveillement. Régis Loisel nous aura beaucoup donné avec son adaptation libre de Peter Pan.
Loyal envers son public, l'auteur a tenu à conclure dans l'esprit de la série.
Bouleversante à plusieurs égards, il faut bien dire que la série a connu quelques passages à vide, au regard de la force des débuts. On pense au débauchage des enfants et à leur installation, dont les longueurs pouvaient susciter quelques questions pour la suite de événements.
Et c'est là que, par un tour de force heureux, Loisel fournit un dénouement aussi cruel que poétique, digne de l'esprit ambiant.
La réflexion sur le temps qui passe et les révélations plus ou moins attendues sur des personnages-clés constituent un final de choix où, de sa tanière canadienne, Loisel confie désormais Peter à l'imaginaire des grands enfants.
Du très grand art.

29 4 2006
   

j'étais rétiçent à lire cette série au début et j'ai mis quelque temps avant de me décider.Je pensais lire une version moderne du Peter Pan de mes douze ans.
Généralement,je cherche des bd neuves à prix intéressants chez des bouquinistes ou revendeurs qui ont ce genre de produits.Le jour ou j'ai trouvé les trois premiers tomes, j'ai eu la surprise de découvrir une histoire qui partait dans une tout autre direction que mes souvenirs d'enfant. l'histoire a été si prenante dès le début que je les ai lus tous les trois à la suite. ensuite je me suis dépècher de trouver les trois autre albums pour aller au bout de cette histoire, qui prends aux tripes surtout dans certaines scènes.
Les dessins sont excellents et cette série fait partie des incontournables de la BD. Merçi à LOISEL d'avoir revisiter PETER PAN avec cette peinture de la vie anglaise de cette époque,très pauvre et misérable. un conte pour enfants transformé en histoire triste et poignante qui prends aux tripes et laisse finalement un gout amer et triste en fin de lecture. les enfants de cette série sont très attachants,pendant que le capitaine CROCHET est un méchant "pas si méchant".La petite fée clochette de mon enfance,si gentille dans mes souvenirs,se révèle être une redoutable méchante .La dureté de certaines situations fait froid dans le dos mais finalement cette histoire est géniale.
Je vous recommande de lire cette série

7 10 2005
   

J’étais carrément tendu au moment d’entamer ce dernier volet d’une série unanimement appréciée pendant les 5 premiers tomes. Tendu au vu des avis très divergents qui se sont abattus sur le tome 6. Je m’étais bien gardé de lire les avis, me contentant de consulter les étoiles attribuées.

Une petite cinquantaine de pages plus tard, le magnifique soufflé concocté par Loisel au cours des épisodes précédents me donnait l’étrange impression d’être retombé. Telles fût ma première réaction en refermant ce livre.

Tout commence pourtant bien : les vingt premières pages sont extrêmement prenantes. Dramatiques. Ce qui se produit dans l’antre du gardien m’a littéralement estomaqué. Quand je revois le regard hébété de Picou, j’en ai la gorge nouée.

La suite est sombre, très sombre. Les orphelins nous effraient lorsqu’ils parlent froidement de leur petit compagnon ; Clochette est machiavélique ; Peter apparaît de plus en plus comme un despote… Pour accentuer cet effet, presque tout va d’ailleurs se dérouler dans la pénombre.

Et la fin est déroutante. Elle laisse un goût bizarre. Loisel a-t-il eu peur d’apporter une réponse aux questions qu’il a lui-même soulevées ? S’est-il découragé ? Lassé ?

Non ! Ce serait trop simple de sous-estimer ainsi ce talentueux auteur. J’ai pris le temps de digérer cette première lecture. Je me suis demandé pourquoi il avait délibérément choisi de clôturer le récit de cette manière. N’est-ce pas moi qui ai du mal à accepter le côté obscur de tous ces personnages auxquels je me suis si fortement attaché… ?

Avec du recul, je me dis que Loisel a réussi quelque chose de très marquant. Il a maintenu le cap qu’il s’était fixé, à savoir entretenir notre imaginaire, laisser planer tant les rêves que les doutes. C’eût été un comble, en effet, pour une œuvre qui incarne le rêve et le mystère, de tout nous dévoiler. A chacun son trésor… à chacun d’imaginer les zones d’ombre et les non-dits. Quel eût été l’intérêt de savoir si oui ou non Crochet est le géniteur de Peter ? Ou de savoir comment les deux ennemis allaient gérer ce lien sanguin ? On risquait de partir dans un imbroglio pedopsychotragicomique du plus mauvais effet… Certains auraient peut-être aimé apprendre ce que renfermait le petit coffret de M. Kundal ou, tout comme Rose, voir sous quelle forme est matérialisé le vrai trésor de l’île. Ou encore être certain de l’identité de Jack l’éventreur…

Loisel a exploité à merveille les éléments clés du mythe de Peter Pan pour en faire une oeuvre créative et un véritable conte pour adultes, bourré d’émotions, à l’esprit bon enfant mais aussi noir et cruel. Tout s’emboîte parfaitement dans son récit.

Et n’oublions pas que Loisel a emprunté à Sir James Matthew Barrie son personnage afin, non pas d’en réadapter l’histoire, mais bien d’en inventer la jeunesse. Il avait donc l’obligation morale de restituer un Peter Pan tel qu’il l’avait pris ; en d’autres termes, de clôturer son récit de manière cohérente et plausible là où commence celui du romancier britannique. Malgré cette contrainte, le moins que l’on puisse dire est que Loisel a pris tout le monde à contre-pied. Combien d’auteurs en sont capables ? Combien auraient osé une fin pareille ?

En fin de compte, Loisel a réussi un véritable tour de force : celui de prendre un personnage qui incarne l’enfance, l’amour, le rêve, l'amusement ; un personnage qui bénéficie d’un capital sympathie énorme auprès de tous les enfants que nous avons été. Et ce Peter Pan, l’auteur l’a poussé à l’extrême ; il nous en montré toutes les facettes, même les plus noires. Rappelons que Clochette n’a pas choisi Peter par hasard. Pour fuir le monde des adultes et faire vivre celui de l’irréel, il lui fallait un enfant qui aie la haine au point de vouloir fuir la réalité. Et qu’y a-t-il de pire qu’être haï par sa propre mère ? Loisel nous montre ainsi l’étendue des dégâts qu’a provoqué cette absence d’amour.

A noter, une petite phrase parmi d’autres qui en dit long sur la complexité de Peter Pan : « Il EST l’île avec toutes ses contradictions. La notion du temps n’existe pas… l’oubli est sa force. ».

Dans une interview, Loisel répète qu’il faut oser. C’est ce qu’il a fait ici…

Chapeau bas, Monsieur Loisel, pour cette fabuleuse aventure. Et merci pour vos dessins...

30 9 2005
   

J'ai trouvé cet album TERRIBLE dans tous les sens du terme ...
Je crois qu'on ne peut pas être objectif sur cet album : on adore ou on déteste ! moi, j'adore pour toutes les raisons qui ont déjà été évoquées (bravo nonac pour ton avis qui m'a beaucoup plu ... aux autres aussi lol !!!!) mais je comprends les déçus !

Je vais reprendre ce que j'avais dit sur le forum et je rejoins l'avis de Florian pour le fait que Peter et le Tueur ne font qu'un : pour moi aussi, Peter est le tueur en série ... c'est un garçon colérique qui, on l'a vu souvent, se laisse dominer par la haine ... il a juste la "chance" (en fait ce mot ne convient pas du tout) d'oublier les événements du monde réel en se réfugiant dans le monde imaginaire (qui lui aussi est soumis à l'oubli)..
Bref ... le crime parfait !
De plus, il est présent sur tous les lieux de meurtre ... Jack n'est rien d'autre qu'une "victime" de plus de ce tueur en série qu'est Peter ... certes, ce n'est pas une femme, et il ne meurt pas (quoique ... sa mort n'est pas physique mais mentale). Mais il paye pour tous les autres adultes (qui ne sont pas des femmes et des prostituées) que Peter hait par dessus tout !
En tous cas, une vision extremement pessimiste de Peter Pan par Loisel ... le monde imaginaire ne vaut pas mieux que le monde réel (les mêmes jalousies, la même indifférence à la misère et à la mort qui se traduit justement par l'oubli ...). Et bizarrement, le plus humain de tous ces personnages est Crochet ... celui ci se rappelle vaguement son ancienne vie, et en même temps, convoite le trésor "inexistant" de l'île, métaphore du bonheur inatteignable ... Il est le seul à avoir une vraie quête et un but alors que les autres sont condamnés par ce foutu oubli ...

Conclusion : du grand Loisel à lire et à relire encore ...

15 4 2005
   

Et bien moi je reste mitigé à la lecture de cet album qui clot une bien belle série.

Loisel nous livre là un bel exemple de récit sombre et cruel qui représente assez bien l'esprit de la série. Le dessin est splendide mais le scénario propose une fin qui laisse un sentiment de vide et d'inachevé. Certes il est plausible que Loisel ait voulu provoqué ce sentiment chez le lecteur pour coller à la légende Peter Pan mais ça me laisse un goût amer dans la bouche.

J'ai vu que les différents avis plaidaient fortement, soit en faveur soit en défaveur de cet album. Moi il m'a plu par certains côté et déplu par d'autres... C'est un sentiment bizarre mais en tout cas je n'ai pas retrouvé le plaisir de lecture qui caractérisait le reste de la série.

Ceci explique cela et je donne donc une note moyenne.

alex :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
Avatar de Reflet de l'avatar de
8 4 2005
   

Oui c'est vrai, ce dernier tome de Peter Pan choque. Mais je pense que c'est justement cela qui était recherché.

Une Clochette complètement amorale et des enfants perdus qui sont tout simplement ce que sont les enfants : inconscients et cruels.

La magie des épisodes précédents est anéantie délibérément et on découvre qu'il n'existe pas de pays imaginaire où de palpitantes aventures se vivent innocemment.
Il ne reste donc que le côté sombre pourtant déjà bien présent dans la série et on se surprend à ressentir du dégoût face à des personnages auxquels on sétait attaché.
Le scénario est courageux par son côté dérangeant ce qui fait à mon avis de "Destins" le meilleur tome de la série, et ce, bien qu'on aurait souhaité une fin heureuse.

Excellent: pour une fois le lecteur n'est pas pris dans le sens du poil !

1 4 2005
   

"Et tandis que vous contemplez Wendy, vous voyez ses cheveux blanchir, sa silhouette redevenir petite, car tout cela s'est passé il y a fort longtemps. Jane est à présent une grande personne ordinaire, mère d'une fillette nommée Margaret. Et chaque fois que revient l'époque du nettoyage de printemps, Peter (sauf les années où il oublie) vient chercher Margaret et l'emmène au pays de l'Imaginaire, où elle lui raconte des histoires dont il est le héros et qu'il écoute passionnément. Quand Margaret grandira, elle aura une fille, destinée à être à son tour la mère de Peter; et les choses continueront ainsi, aussi longtemps que les enfants seront joyeux, innocents et sans coeur"

C'est en ces termes que se termine « Peter-Pan et Wendy » de J-M Barrie. Qu'y apprend-on ? Que Peter oublie, que Peter est éternel, que les enfants sont innocents et sans coeur ! C'est exactement ce que Loisel raconte dans ce dernier tome.

L'absence de conclusion formelle est une marque de respect envers le mythe de Peter-Pan. Cette série raconte seulement une partie de l'histoire : l'arrivée de Peter sur l'île. Car, même avec la mention «très librement inspiré des personnages de Sir James Matthew Barrie», personne ne peut conclure les aventures de Peter-Pan !!!

D'ailleurs, si certains désirent la suite, regardons l'état des garçons sur leur île : Rose n'est plus, Picou a la photo... Bref ils n'ont plus de maman... Peter va donc vouloir en chercher une nouvelle. Vous pouvez l'appeler Wendy, vous pouvez en inventer une autre... Peter est rêve et imagination, Peter est éternel !

Non, Loisel n'a pas écrit un mauvais scénario, il a seulement su se protéger du Grand Gourmand et rapprocher son oeuvre du Peter-Pan originel...

6 3 2005
   

Comment ? Comment Loisel as t’il osé faire ça ?

Bon j’annonce le ton tout de suite, pas de suspense inutile, c’est album est mauvais. Véritablement très décevant. Après cinq tomes d’une série très réussie. Après les deux derniers tomes magique, en particulier le magnifique « Mains rouges », Loisel nous offre une conclusion (une conclusion ?) des plus décevantes, et pour tout dire frustrante. Il avait pourtant réussi à nous prouver que sa vision du conte de Peter Pan était originale, belle et innovante, mais en un album, le plus mauvais de la série, il laisse tout tombé. Aucun véritable dénouement, Loisel nous laisse en suspens, nous abandonne avec Picou.

Quelle tristesse. J’en rajoute peut-être un peu trop, mais j’ais été tellement révolté par cet album, pourtant si attendu. Comment peut-on passer autant de temps sur une œuvre, qui de plus a du succès, pour la bâcler (c’est le mot juste) ainsi ? Et cela est d’autant plus désagréable que le dessin de notre ami est magnifique. Je doit dire que la série Peter pan, m’a véritablement fait apprécié le style de Loisel, autant sur le plan scénaristique, que sur la plan artistique. Mais cet album, me laisse un goût amer…

Un album décevant, très décevant… mais qui ne doit pas détériorer la qualité des albums précédents. Considérons cet album, comme une erreur, et arrêtons nous au tome 5…

27 12 2004
   

Tout d’abord je tiens à dire que j’ai trouvé ce dernier album superbe, terrible, sombre et qu’il clôt la série en beauté ( si on peut dire en beauté !). Je m’explique :
Les personnages se découvrent sous leurs jours les plus sombres (les enfants assassins et surtout Clochette … !) et c’est vrai que ça fout un sacré choc. Mais c’est cela qui fait la force de ces BD c’est de nous prendre aux tripes (déjà dans les premiers épisodes d’ailleurs), de nous montrer que le pays imaginaire n’est pas si rose que ça. Enfin tout cela est plutôt bien dit dans les autres commentaires donc je vais pas allez plus loin.
Mais pour ce qui est de Jack l’éventreur je ne comprend pas pourquoi plein de gens se demandent pourquoi il est là. Pour moi ça m’a tourmenté un bon moment mais je pense comprendre : PETER PAN EST JACK L’ÉVENTREUR.
Peter est traumatisé par le manque d’amour de sa mère et il la hait. D’ailleurs on ne sait pas qui la poignarde. Ne serait-ce pas Peter passant enfin à l’acte et reproduisant la scène de cauchemar de l’opikanoba ? Reprenez tous les albums vous verrez : à chaque fois que Peter est à Londres, Jack n’est pas loin et passe à l’acte mais on ne le voit pas vraiment. Et Peter a lui aussi une trousse de médecin…
Le pauvre docteur Jack croyant qu’il est le meurtrier devient fou.
Enfin ça c’est une des interprétations possibles. On peut aussi penser que devant la violence de la mère de Peter, Jack la tue, puis, traumatisé par cette scène Jack reproduit ses gestes sur les prostituées. Mais la présence de Peter dans le monde réel est comme le déclencheur de la folie de Jack (ce dernier croise Peter jouant de la flûte 2 fois …).
En tout cas les deux personnages sont liés d’une manière ou d’une autre.
Enfin voilà je tenais à livrer ma version et j’espère sincèrement trouver sur ce site ou à mon adresse (florianjeannot@wanadoo.fr) des commentaires des pistes des réponses,….
En conclusion, la série Peter Pan m’a fait rêver puis déchanter (c’est quand même déprimant) mais, et c’est ça qui est sympa dans ce dernier tome, la porte est ouverte à notre imaginaire pour ce qui est de la suite des aventures de Peter Pan. Ces livres sont la petite boite de Kundal que Loisel a eu la bonté et la bienséance de ne pas ouvrir…

25 11 2004
   

Concernant ce tome 6 de la saga Peter Pan, ma déception fut à la hauteur de mes attentes… Pourquoi finir sur cette mauvaise note ?...

C’est bien beau de critiquer, mais il me faut argumenter. Je m’exécute donc. Ce dernier volume est très vide… C’est bien simple, si on me demandait de le résumer j’aurai du mal à dire quoi que ce soit dans la mesure où il ne se passe presque rien (bravo pour le résumé proposé par CoinBD, mais en y réfléchissant, on ne peut pas vraiment rajouter grand-chose tant ce tome 6 sonne creux).

Seule note positive à mettre au crédit du scénario, la violence de cet opus qui nous rappelle que le Peter Pan de Loisel est bien loin de celui de Disney (ça m’a provoqué un petit choc émotionnel non négligeable). De plus, côté positif, graphiquement, il n’y a rien à redire (à part magnifique, sublime, etc.).

Vous l’aurez compris, en tant que « admirateur » de Loisel et de sa saga Pan, cette fin a un goût d’inachevé. J’aurais préféré que les Peter Pan prennent fin après le 5ème tome. BD à posséder cependant par admiration vis-à-vis du travail fourni par Loisel (Merci M. Loisel pour les 5 premiers tomes).

25 11 2004
   

C'est avec une pointe au coeur que l'on quitte ce dernier tome.
Le dessin de Loisel est n'a jamais été aussi beau, il est grave et vif : de la poésie en image.

L'histoire est cruelle, plus violente que les tomes précedents. Le dénoument est inéluctable et ne créant pas de surprise mais une tristesse s'est emparé de moi tout au long de la lecture, le monde de Peter n'est pas idyllique, le seul moyen de défense reste l'oubli. J'avoue avoir été troublée à sa lecture.

Profitez de relire la série entière et laissez vous porter...

Gurvan :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
Avatar de Reflet de l'avatar de
9 11 2004
   

Grand admirateur de Loisel, j'attendais avec impatience la fin de Peter Pan, et c'est vrai que la première lecture laisse pantois.
Rien à dire sur le dessin, ou plutôt si : c'est magnifique. Avec ça on a droit à la plus belle couverture qui soit...
Maintenant, la première chose qui m'a choqué, c'est le côté "on fait un petit tour chez tout le monde avant de dire adieu", mais il manque les indiens alors ça ne marche pas. L'apparition du Capitaine Crochet m'a laissé perplexe quant à son intérêt, mais je commence à avoir des idées sur ce point, ça attendra une autre relecture.
Ce que je trouve de plus fort dans cet album, c'est le dur retour à la "réalité", je dois faire partie de ceux qui ont eu une relecture un peu naïve des précédents tomes, je me suis laissé emporté par la "féérie", la beauté des décors, le caractère attachant des protagonistes et ai un peu oublié le fond de l'histoire...
Ce dernier tome sonne alors comme un dur retour à la réalité, plus que dans aucun autre le merveilleux et l'horrible s'entrechoquent avec violence. Loisel n'a donc pas trahi sa série, au contraire il a appuyé son propos de manière plus forte encore.
Je ne ferais pas de débat sur la façon de finir une oeuvre, je pense que même si Loisel voulait passer à autre chose, il est allé au bout de son cycle.

7 11 2004
   

Disons-le tout de suite : j'ai adoré. La série est excellente de A à Z et (pour moi), ce tome 6 est dans la lignée, il est très bon, malgré les critiques négatives que j'ai entendues (et entends encore), ça et là.

Conclure une série n'est pas chose aisée, j'imagine. Et alors, conclure une série de cette envergure, je n'ose même pas y penser... Et pourtant, Loisel nous offre la conclusion rêvée : il laisse le lecteur imaginer. Il n'y a pas de réponse claire et précise, seulement des pistes, qu'on exploite ou non, c'est comme on le sent. Et c'est bien. Alors oui, c'est un peu frustrant je le sais, on reste un peu sur sa faim (d'où le 4.5 et pas 5/5) et en un sens c'est un peu dommage. Mais en fin de compte, c'est bien fait, et bien dosé, dans l'esprit de la série.
4.5 aussi, parce que je ne comprends pas bien deux choses : l'histoire avec Jack l'éventreur. Je ne comprends pas bien ce qu'elle vient faire là, son apport à la série, globalement. Et aussi :

***SPOILER***
la parenté Crochet/Peter... Je ne vois pas bien l'intérêt(bon encore que ça peut se trouver...) et c'est un peu vite baclé, expédié, je trouve... Ca aurait pu être mieux traité que ça.
***FIN***

Ce tome 6 est beaucoup (mais alors beaucoup) plus dur, plus adulte, plus sombre, plus cruel, etc, que les précédents (qui n'étaient déjà pas tout roses). En le refermant, j'ai eu le moral bien bas, j'avais réellement le cafard. Ce pays imaginaire qui fait tant rêver ne vaut, dans un sens, pas mieux que le monde "réel". Clochette y apparaît vraiment de façon horrible, ça m'a beaucoup choqué (mais néanmoins, j'ai aimé cette façon d'exploiter le personnage).
J'ai trouvé très cruelle l'histoire de Rose et Picou, ça m'a vraiment marqué ! Mais en même temps très touchante, cette histoire.
Je trouve aussi dur le fait de tout oublier. D'oublier ses amis, les évènements, au fil du temps, ça m'a géné.
En fait, cet album m'a dérangé parce que j'aurai voulu qu'il se passe autrement, que ce soit plus gai quand même, parce que certaines choses paraissent si injustes qu'on a envie de les changer... Mais en y réfléchissant, finalement, c'est parfait. Loisel a réussit un album superbe du point de vue scénaristique. Cet album m'a suggéré plein d'émotions et m'a pas mal secoué je dois dire. Le genre d'album-et c'est rare-, qui vous trote dans l'esprit encore un moment après lecture...

Côté dessins, c'est bien plus beau que dans les précédents tomes, y a pas photo. Le trait s'est affiné, jusqu'à être plus clair et précis, moins fouilli. De plus, la couleur est bien plus belle également.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé cet album, j'ai aimé la série, qui, avec "Sambre", est la seule qui m'ait suggéré autant d'émotions je crois, et qui m'ait autant touché. (et même si ce n'est pas ma série préférée, elle vaut sans aucun doute le détour).

5 11 2004
   

J'avoue ne pas partager les avis négatifs des autres posteurs.

Peter ne peut pas vivre autre part que dans notre imaginaire. Et c'est pour ça que Loisel ne peut pas faire autrement que de le laisser s'en aller, quitte à nous décevoir (en apparence) par cet oubli qui s'insinue dans les personnages et dans l'auteur lui-même qui ne répond pas à nos questions.

On aimait Clochette, et elle nous déçoit (pour ne pas dire plus...) ; on se sent floué. Et pourtant cela donne plus de force à cette série : on s'en détache, et elle s'échappe. On en oublierait nous aussi le coffret avec le secret offert par Kundal, on en oublierait aussi les relations entre Peter et Crochet, on en oublierait Pan et les autres...
Non. En fait, tout reste là, blotti en nous, magiquement préservé par Loisel, qui ne fait qu'installer des idées et nous laisse vivre le rêve : à nous d'imaginer.

Bref, j'ai adoré cette série, et ce dernier tome !

3 11 2004
   

Mouais! Bon ben là je suis déçu, mais alors déçu! Moi qui attendait tellement la fin de cette série après le magnifique tome 5 (Crochet), ben je dois avouer que c'est pas terrible.

Je m'explique :
Après avoir posé l'intrigue en début d'album, celle-ci est mise de côté comme par magie, comme toutes les autres questions qu'on pouvait se poser après lecture des premiers tomes. En plus je trouve que la solution choisie est trop facile, mais surtout loin d'être cohérente avec le reste de cet album, et même des autres.
Donc scénaristiquement parlant, cet album mérite un beau zéro pointé (en fait non parce que la note mini est de 1, mais bon, on se comprend)

Pourquoi ai-je mis 2 alors? Et bien tout simplement parce que le dessin est là pour sauver l'album. Certains diront que c'est du Loisel, moi je rajouterai que c'est du très grand Loisel. Mais bon ça ne suffit pas pour en faire un tome convenable.

Bref, Loisel aurait mieux fait de passer à autre chose sans publier ce tome, qui à mon avis tue toute la série, quitte à revenir voir Peter dans quelques années. On aurait peut être alors eu droit à une fin correcte...