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Tome 3 : Le casse
 

Parker, tome 3 : Le casse

 
 

Résumé

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Planche de Parker, tome 3 : Le casse"Parker" est un personnage de littérature issu des romans de Richard Stark, alias Donald.E Westlake. Un carton mondial qui a valu à son auteur d'être bien souvent courtisé par l'industrie du cinéma. Il a toujours refusé de l'adapter au grand écran, même s'il a vendu des droits, à la condition que le nom de Parker ne soit pas cité. Ainsi, «Payback», avec Mel Gibson, peut être considéré comme une adaptation non officielle.

Darwyn Cooke est donc le seul avoir convaincu le romancier du bien fondé d'une adaptation estampillée du nom de son anti-héros.
Le graphisme du canadien, si pur et rétro, son parti pris d'une bichromie (bleu et noir pour le premier tome, ocre et noir pour le second, orangé et noir pour celui-là), sa capacité à mettre en scène le polar noir avec sa narration graphique qui coule de source, font de cette série un must absolu.

Très vite, on comprend qu'on a en main un trésor comparable à l'or si convoité par Parker et la bande de braqueurs qu'il va driver. Sept premières pages muettes, pour une filature qui vire mal. Puis un plan démentiel, qui comporte bien sûr de très grands risques, proportionnels au jackpot en cas de succès. Une équipe de pros financée par un novice dans le milieu, des préparatifs minutieux et le tout qui part en sucette.

C'est hyper classique mais moderne à la fois. Les changements de rythme sont nombreux mais paraissent naturels, ils laissent place à un crescendo en intensité. Bref, du petit lait pour les fans de polar et un vrai régal pour les fans de Bd.

Une porte d'entrée idéale pour le comics, pourvu qu'on aime le polar noir. Un diamant pur, ciselé format 24 carats. Celui-ci, je l'enferme dans mon coffre !


Chronique rédigée par Hellspawn le 26/02/2013
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Janvier 2013

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Parker, tome 3 : Le casse, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 7 2013
   

Parker s'est affranchi de la mafia, mais pas encore de ses habitudes de petit truand. Ses fonds sont bas et il doit participer à un nouveau coup. Il est alors recruté pour organiser un casse d'envergure, qui nécessite de gros moyens et de nombreux bras. En effet, il s'agit cette fois-ci de détrousser une ville minière entière : depuis la paie des mineurs, jusqu'à leur économie à la banque, en passant par les joailliers et autres commerces de luxe... Un coup d'envergure, qui nécessite de museler au préalable ceux qui pourraient donner l'alerte : la police, les pompiers, et le relais téléphonique.

Ce qui attire d'emblée l'oeil dans ce nouvel album, c'est le style graphique. Rassurez-vous, vous retrouverez le style de l'auteur que vous avez apprécié dans les deux premiers albums, ce trait si personnel qui fait toujours autant partager, de façon simple mais efficace, les années 60. Mais là où l'auteur utilisait auparavant du bleu ou du gris, le voilà qui utilise à foison, dans chaque vignette, du jaune orangé. Plus pétant, moins neutre, c'est un peu comme si l'auteur voulait quitter les sixties pour se précipiter dans les années 70. Heureusement, ce choix de couleur, qui amène beaucoup de peps à cette histoire, ne vient en rien écraser l'ambiance de la série.

Cette nouvelle histoire confirme que l'affrontement entre Parker et la mafia est bel est bien terminé, comme on pouvait s'y attendre en fin de tome précédent. On part sur une toute nouvelle histoire, celle d'un "coup" organisé par Parker, sur la demande d'un inconnu dans le milieu. Pour Parker, tout pue dans cette histoire : l'inexpérience d'Edgars qui vient lui proposer l'affaire, et surtout l'ambition du casse proposer : détrousser une ville entière. Mais Parker est à cours d'argent et doit remplir ses caisses et accepte cette mission. Une grande partie de l'ouvrage se concentre sur les préparatifs de ce coup d'envergure : recrutement de la dizaine de malfrats nécessaires, repérage des lieux, achat du matériel, préparation du déroulé de l'opération, recherche de la planque etc... Une préparation minutieuse qui retient l'intérêt, comme dans tous ces films du même ordre, dans lesquels le moyen mis en place est plus intéressant que la fin en elle-même. Pendant les deux tiers de l'ouvrage, on se prend au jeu de suivre tous ces protagonistes préparer leur coup. La narration est en ce sens réussie parce que finalement, il ne se passe pas grand chose, mais l'auteur ménage ainsi le suspense et fait naître une attente chez le lecteur, lequel se demande si tout va se passer comme prévu.

La fin de l'ouvrage nous présente le casse en lui-même, et confirme que Parker est un grand professionnel du banditisme : tout se passe comme prévu, police, pompier et relai téléphonique sont réduits momentanément au silence. Finalement, le surprise viendra d'Edgars, surprise que l'on attendait un peu depuis le début de l'ouvrage, lorsque Parker emettait des doutes à son sujet. Je trouve que cette toute fin d'ouvrage, avec le comportement d'Edgars, est peut-être la moins bonne du récit. Les motivations de ce personnages sont assez minces pour monter cette entreprise d'envergure, et les dernières vignettes le concernant sont un peu confuses. C'est un peu également l'un des points que la série n'a pas réussi à gommer jusque là : autant le style graphique et la narration sont prenants lors des phases de réflexion ou de calmes, autant, lorsque les événements s'excitent un petit peu, la confusion s'installe, aussi bien dans le dessin que dans le déroulé des actions.

Malgré tout, ca reste un bon album, dans un style graphique personnel et original, qui retient également l'intérêt. La préparation du casse est minitieuse et rigoureuse, et fait écho à d'autres oeuvre sur le même sujet. Enfin, ce tome pourrait presque se lire comme un one shot, mais ce serait dommage, au regard de la qualité des deux tomes qui le précèdent.

20 4 2013
   

Deux ans après le deuxième tome, Darwyn Cooke s’attaque à la suite des aventures de ce truand en costume-cravate créé par le célèbre auteur de polars noirs Richard Stark (alias Donald Westlake), décédé en 2008.

Les différents entre l’Organisation et Parker sont désormais oubliés et le célèbre gangster revient donc aux affaires. Dans ce troisième volet, intitulé « Le casse », on lui propose de dévaliser une ville entière en une nuit. De la préparation minutieuse du coup au grain de sable qui fait inévitablement tout partir en sucette, le récit reprend certes tous les poncifs du genre, mais le fait avec brio, rendant ainsi un nouvel hommage au polar noir américain à l’ancienne. Si l’ambiance des Etats-Unis des années 60 est très réussie et que la narration fait à nouveau mouche, le héros extrêmement charismatique n’a rien perdu de son charme et de son jusqu’au-boutisme. C’est avec sang-froid et grande méticulosité qu’il planifie le casse, au sein d’un environnement qu’il connaît trop bien et où il se sent particulièrement à l’aise, celui du grand banditisme.

Le style caractéristique de Darwyn Cooke confère une ambiance rétro qui colle parfaitement à ce New-York des sixties, gérée par le crime et les gangsters. L’ajout de tons orangés à ce dessin noir et blanc peaufine encore un peu plus cette atmosphère passée. L’auteur multiplie à nouveau les scènes muettes, où tout se joue sur l’ambiance et les non-dits, mais opte pour un graphisme moins expérimental que lors du tome précédent, où il s’amusait à alterner du strip, du texte illustré et de la mise en images classique.

Une adaptation intelligente, graphiquement très aboutie et vivement conseillée, qui ravira tous les amateurs de polars noirs.