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Tome 1 : Enfer
 

Paradis Perdu, tome 1 : Enfer

 
 

Résumé

Paradis Perdu, tome 1 : EnferAfin d'acceder au résumé de Paradis Perdu, tome 1 : Enfer, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Paradis Perdu, tome 1 : EnferParadis Perdu est une vraie merveille tant au niveau des dessins qu'au niveau des Couleurs. La colorisation a été realisée par Lyse (Slhoka, Nocturnes Rouges) dont le talent n'est plus a démontré !Recompensé pour son talent de dessinateur, Varanda a eu droit à une publication spéciale de son premier tome par les éditions Soleil, regroupant tout les crayonnées, ainsi que les planches encrées de cette série. Un vrai chef d'oeuvre !

Il est encore trop tot pour vraiment avoir un avis definitif du scenario de cette serie. A suivre...

ma foi, c'est pas si mal !


Chronique rédigée par rObMeikepis le 11/02/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 13 (100,00 %)
  • Total : 13 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Avril 2002

Avis des lecteurs

15 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Paradis Perdu, tome 1 : Enfer, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 10 2017
   

Voilà le premier tome d’une série que je ne connais pas du tout. Visiblement chacun à son petit avis, y a ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas, j’ai pas l’impression qu’elle emporte l’adhésion de tous.

Et je peux comprendre pourquoi. L’histoire n’est pas très profonde, et si peu qu’on soit hermétique aux anges/démons, la lecture peut devenir assez éprouvante. Il faut dire que le scénario est surtout noyé dans l’action. L’ange Gabriel qui veut aller chercher le petit garçon au pays des démons, c’est assez court, mais ça permet de voir le joli trait de Varanda, qui s’en tire toujours très bien quand il s’agit de rythme et d’univers nouveau (voir le premier tome de « la geste des chevaliers dragons »).

Pour moi ce premier tome n’est pas mauvais, je ne m’y suis pas ennuyé. J’ai trouvé ça joli, mais sinon c’est à peu près tout. Ça manque pour l’instant de fond, mais on verra par la suite…

14 10 2008
   

Whoa ! Quel premier tome ! Le dessin est vraiment superbe est colle parfaitement au thème de cette série, à savoir l’enfer et le paradis. Varanda a un vrai talent pour les scènes de bataille massive ou des milliers d’ennemies fondent sur les personnages principaux, c’est sublime. La particularité de son dessin étant toujours le détail des visages qui reste, comme a son habitude, minimaliste.

Le scénario quand à lui offre beaucoup de question pour aucune réponse et laisse planer beaucoup de mystère. J’ai trouvé ça très bien dans ce monde ou l’on veut toujours tous savoir sur tous. Pour les prochains tomes j’espère avoir les réponses sur l’intrigue mais que le mystère qui entoure les personnes persistera. Je trouve que cela fais tous le charme de cette série.

Je suis impatient de voir les prochains tome avec Xavier « à la lumière » cette fois, dessinateur que j’apprécie beaucoup également…

26 12 2006
   

Parce qu'il y avait pas mal d'avis sur "Paradis Perdu" et que plusieurs étaient très favorables, j'ai demandé au père Noël de me l'apporter. Sympa, le gros barbu en rouge m'a exaucé. Sympas aussi, les internautes : ce premier tome m'a bien plu et je vous remercie pour vos conseils. Et j'explique rapidement pourquoi j'approuve ceux qui ont aimé.

Le thème de l'album est plutôt original. Evidemment, les amateurs de jeu de rôle ayant passé des nuits blanches sur "In nomine Satanis/Magna Veritas" ne vont pas être vraiment surpris. Mais les autres devraient être étonnés par cet univers mettant en scène des anges et des démons et qui exploite les rivalités entre le bien et le mal de la vision chrétienne. Et même si vous avez beaucoup pratiqué le jeu de Croc, vous devriez apprécier la cohérence de l'univers d'Ange.

Le scénario est bien rythmé. On ne comprend pas encore tout mais le mystère ne paraît pas opaque : on accepte sans difficulté de ne pas avoir encore toutes les clés. Les scènes d'action sont réussies, tout comme le découpage et la mise en scène (un exemple : ne voir que les pieds des damnés dans un premier temps, puis avoir un aperçu de leurs souffrances en même temps que le personnage qui décide d'entrouvrir ses yeux pour satisfaire sa curiosité). On s'attache aux personnages et on se laisse porter par l'intrigue.

Les dessins de Varanda collent de manière assez impressionnante à l'atmosphère du récit. Les démons et les lieux infernaux sont très réussis et saisissent le lecteur. Les visages sont expressifs, angoissants quand c'est nécessaire, terrifiants pour les créatures démoniaques. Globalement, l'atmosphère est prenante et Lyse fait une mise en couleurs réussie.

C'est un bon tome d'introduction, qui donne envie de lire la suite. Si les tomes suivants s'améliorent, "Paradis Perdu" devrait se faire une jolie place dans les BD à retenir.

7 7 2006
   

Eh bien, pas si mal que ca ce premier tome... Après avoir lu certains avis précédemment écrits, je m'attendais au pire, et cela fait que cet album reste finalement une bonne surprise pour moi.

Au niveau des dessins, j'ai vraiment apprécié. Certes les personnages doivent utiliser beaucoup de gel pour avoir de telles coupes de cheveux (:)), mais je trouve que le tout est tout de même fichtrement bien dessiné... Les visages sont très expressifs, et j'ai beaucoup apprécié la manière dont ont été dessinés les décors; surtout ceux du paradis (confère l'extrait ici proposé).

Au tour du scénario maintenant... Bon c'est vrai qu'au niveau originalité on peut faire mieux: les gentils anges qui défendent la veuve et l'orphelin, et qui se battent contre les méchants démons. Mais je trouve malgré cela, que le scénariste doit avoir un certain talent, car malgrè ce manque d'originalité, il réussit très bien à taiter le sujet; on ne s'ennuie pas un seul instant durant la lecture de ce tome, et le rythme imprimé à cet opus est assez soutenu.

Bon, c'est vrai que j'ai eu quand même un peu de mal à entrer dans l'histoire, et que pour bien comprendre le tout, l'album nécessit peut être une seconde lecture. Mais je pense que cet album reste tout de même de la bonne bd, bien dessinée, avec un scénario rondement mené. Même s'il est toujours dur de juger une série par un premier tome, cet album laisse présager une bonne suite...

13 2 2005
   

Une histoire placée dans un cadre mystique faisant intervenir anges et démons, voilà qui augure du meilleur…

Tout d’abord, je crois qu’il est clair que cet album est une pure merveille graphique. En effet, le talent de Varanda n’est plus a démontrer, et son trait très inspiré comics set un régal pour les yeux. Les différents décors, et en particulier le paradis et l’enfer sont représentés de façon originale et pourtant magnifique. Avec ange, ils ont su retranscrire l’esprit qui doit émaner de l’enfer et du paradis, pour nous offrir leur vision, qui est magnifique… Les couleurs signées Lyse apportent également beaucoup à l’ensemble, et en particulier à l’ambiance, le blanc/bleu dominant du paradis contrastant parfaitement avec le rouge/noir de l’enfer…

Alors parlons maintenant du scénario. Personnellement, je le trouve plutôt bon. Je m’explique, ce tome est un tome d’introduction, dans lequel Ange doit nous exposer les bases de l’histoire ainsi que nous présenter les différents personnages et intervenants principaux. Cela il le fait fort bien. Alors j’entends dire que le scénario est inexistant. Je m’insurge contre ceux qui pensent cela. En effet, le scénario sans être transcendant d’originalité ou de profondeur, est très présent, et nous met tout de suite dans l’ambiance… Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’histoire n’est pas tellement axée sur l’action, mais bien plus sur la réflexion, une réflexion sur l’âme humaine, sur sa complexité, serait-elle aussi belle sans cette lutte incessante entre le bien et le mal ?...

Un premier tome excellent, et superbe, une série qui promet…

vladkergan :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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17 2 2004
   

Paradise Perdu m'a attiré dans un premier temps pour deux choses: déjà je suis un grand amateur du travail de Varanda et Ange sur la série Bloodline (qui n'aura probablement jamais aucune fin malheureusement), et l'angéologie est un sujet qui sait habituellement attirer mon attention.

Le scénario de ce premier album n'est certes pas très approfondi, et on apprend pas grand chose sur les rouages mystiques de la machination au centre de laquelle se trouve l'enfant.

Non, le plus grand intérêt de cet album repose sur le duo Lyse/Varanda, qui offrent à nos yeux ébahis un dessin réellement percutant de bout en bout, une maîtrise graphique absolument splendide. Le design des personnages très "comics" de Varanda colle diablement bien à l'ambiance de cet album, le tout mis en couleur avec brio par Lyse (déçu par le massacre orchestré par la colorisation de Bloodline, je n'ai eu que le loisir d'apprécier ce que pouvait rendre le travail de Varanda quand il est secondé par quelqu'un quit sait ce que le mot couleur signifie).

En bref un premier tome qui pêche malheureusement par le manque de force de son scénario, mais qui est rattrapé par un dessin réellement splendide. Attendons la suite (si elle vient un jour) pour juger..

30 12 2002
   

Au premier abord, on peut penser que le scénario est assez simpliste, plutôt basique, mais pas tant que ça finalement. Les lieux mythiques (l'enfer et le paradis) sont vraiment bien perçus, rien à redire de ce côté, on intégre vraiment bien cet univers, même si le scénario n'est pas vraiment le point fort de l'album, car il reste un peu faible quand même... Le fond est fond, la forme reste un peu simpliste encore, gageons que cela s'arrangera avec la venue du tome 2.

Le trait de Varanda est toujours nickel et on reste vraiment bouche bée, il excelle dans cette nouvelle série (une autre). Son trait est vivant, précis, clair, un pur régal, malgré quelques détails.
Les couleurs sont elles aussi à la hauteur, comme d'habitude.
Vraiment, j'attends le tome 2 avec impatience, (même si ça n'est apparement pas pour tout de suite)....

11 8 2002
   

ATTENTION SPOILERS

Bon, par où commencer...

Causons un peu de l’histoire : il était une fois Gabriel, un ange mineur (non, il ne creuse pas ), Veilleur responsable de la surveillance d’un passage entre le Paradis, la Terre et l’Enfer, qui rencontre fortuitement une charmante tête blonde en la personne de Julien qui a eu la mauvaise idée de traverser ledit passage. Le beau châtain (c’est même pas un beau brun ténébreux) décide de tirer le garçon de ce mauvais pas... et au cours de ce haut fait viril (et sanglant), il aperçoit une ange-démone qu’il a bien connue, aux prises avec des méchants démons tout pas beaux. Après avoir récupéré le gamin, il décide d’aller rechercher la fille, faisant fi de son statut de larbin céleste...mais le Julien en question semble attiser les convoitises d’En-Haut comme d’En-Bas ! Et la petite balade en Enfer de commencer...

Eliminons d’abord la question de l’histoire : je n’ai pas aimé, je me suis ennuyé !
Dire que ça tient sur un papier à cigarette tient de l’euphémisme, un Dead Hunter ou un 666 est plus fourni ! Un gamin fait une petite promenade en Enfer, rencontre un bonhomme ailé qui se fritte avec des démons et des chiens écorchés qui sortent des murs. Il fait en plus la connaissance d’un séraphin, une grosse huile céleste. Et bien, il admire tout ce beau monde comme si c’était tout naturel... Il se contente juste de trouver Gabriel gentil et tous les autres méchants... c’est beau l’innocence. C’est pratique surtout et ça a bon dos !

Et puis ces dialogues...

Mise en situation : Gabriel et le gamin sont en enfer, le petit vient d’être à nouveau sauvé par l’ange et celui-ci lui fait un petit topo de la situation (admirez au passage la coïncidence qui veut que Gabriel retrouve Julien au beau milieu de l’Enfer, pile poil pour le sauver des griffes d’un gros tout moche… les voies du Seigneur sont décidément impénétrables) :
Gaby : « J’ai interrogé le précédent occupant de ce costume (celui qu’il porte, un truc moulant, je vous dis que ça!) »
Juju : « Interrogé... ? » « Oh. »
Gaby : « Elle doit être dans le huitième cercle. C’est là qu’ils les détiennent. »
Juju : « Elle ? » « Oh elle. » « Je l’avais presque oubliée. »
En image, c’est encore plus ridicule... un beau dialogue de sourds.

Deuxième moment d’anthologie :

Quand tout notre beau monde s’échappe du huitième cercle, Anya (l’ange-démone) et Juju parviennent à sortir d’un puits et Anya (vous savez, l’ange-démone) donne un coup de tatane à Gaby qui manque de se gaufrer au niveau d’en-dessous...
Juju : « Tu l’as poussé, tu as essayé de le tuer. »
Anya : « Je suis un démon. Qu’est-ce que vous croyiez ? »
Pour se raviser l’image suivante : « Cela ne se reproduira plus. J’ai agi sur une impulsion, et c’était stupide. J’ai besoin de vous pour… »
Warf, warf, warf ! t’appelles ça un dialogue crédible? C’est niveau série Z ! du nanar pure souche !

Autre scène inoubliable (je ne sais plus si c’est avant ou après la scène du puits) : quand Anya se fout à poil pour allumer un démon et l’occire par la suite. J’ai l’impression que l’on revisite le coup de la jeune fille charmante qui remonte sa jupe pour montrer ses belles guiboles au garde vicelard avant de lui asséner un coup de latte magistral, tout occupé qu’il était à mater. Mais attention, ici, on fait dans le sophistiqué ! c’est du chiadé.

Très approximativement (m’en souviens plus) :
Anya : « Grokhlr, tu m’as toujours désirée. »
Grokhlr : « Oh oui, je n’ai jamais cessé de penser à toi. »
Anya : « Tu peux enfin serrer dans tes bras ce corps dont tu as toujours rêvé. »
Grokhlr : « Oh oui, oh oui. »
Anya : « Han ! (elle le poignarde) »
Grokhlr : « Gargl ! (il est poignardé) »
C’est à peine exagéré, c’est juste plus dégoulinant de mauvais dialogues pompeux dans l’original.

Franchement, ce passage tombe comme un cheveu sur la soupe. On ne savait absolument rien de la relation des deux personnages et on nous sert une histoire d’amour avoué à demi-mots. On nous présente (brièvement) un démon pas si démoniaque que ça, plutôt fleur bleue, limite langoureux! Pas très crédible, surtout quand on connaît le boulot dudit démon (garde, a priori) et quand on a une vague idée de l’activité favorite des démons en général (ça cogne très fort un démon, sur la tête de préférence). On nous balance aussi une séance de gonzesse à poil, à la plastique certes fort sympathique, mais qui ne sert à rien sauf à émoustiller quelques adolescents . Et après, on a un Gaby qui ne trouve rien d’autre à faire que de plaindre le pauvre démon qui s’est lâchement fait planté (« c’est monstrueux »), reprochant à Anya d’avoir trahi sa confiance (au démon), et elle de rétorquer : « Oui il me connaissait et parce qu’il me connaissait, il aurait vu qu’il ne fallait pas me faire confiance. ». En fait, je crois que c’est cette histoire de confiance qui doit justifier cette scène qui elle-même est complémentaire de celle du puits. En gros, Anya dit : « Je suis une méchante fille, c’est pour ça qu’il ne faut pas me faire confiance ! ». Je parie qu’il faut interpréter : « Gaby, je t’aime, mais j’ai une mission à remplir. Et ce que j’ai à faire, tu ne le comprendrais pas et ne l’approuverais pas. Alors surtout, ne cherche pas à me suivre. Je ne veux pas te retrouver pour te perdre à nouveau. Je ne veux pas te faire souffrir davantage. Ne m’en veux pas, je t’en prie. Adieu mon amour ! » Je vois ça gros comme une maison ... enfin, sait-on jamais, Ange a une imagination plus fertile que la mienne (normal, à deux ).

On a donc un des rôles principaux, Gaby, un ange tout de même, le truc qu’on ne voit pas tous les jours sauf quand on abuse de stupéfiants, un type à la base qu’on se dit : « Houa didonc, ça doit être ’achement costaud un emplumé comme ça, ça doit savoir plein de trucs sur les choses de la vie ! » Et ben non, c’est qu’un tâcheron, un nettoyeur de chiottes qui ne comprend même pas ce qui lui arrive, un type rattrapé et torturé par son passé, englouti par quelque chose qui le dépasse. On lui adjoint un mystérieux gamin (serait-ce l’antéchrist ?) sur lequel tout le monde voudrait foutre le grappin, on assaisonne ça de sentiments bien niaisous, avec l’Apocalypse en filigrane. Les anges supérieurs (Séraphi en l'occurence) sont des incapables, même pas foutus de choper un gamin. Et on nous ressert, histoire d'être très original, les interrogations de ces fichues bestioles ailées à propos des obscures desseins du grand Manitou, que même elles, des créatures divines, ne peuvent saisir (quand on vous dit qu'elles sont impénétrables, ses voies!). Ange a sûrement voulu aborder de grandes thématiques (avec le Bien, le Mal, la Mort, la Vie, on peut faire plein de choses), mais franchement, j'ai pas trop cherché à comprendre... j'ai peu-être eu tort.
En gros, une histoire qui se veut sérieuse... moi je dis prétentieuse . A vous de juger.

Au tour du dessin maintenant...

Je suis assez embêté. Varanda est loin d’être un manchot et il n’est pas mauvais dans les scènes d’action. Je trouve qu’il maîtrise plutôt bien l’unité de lieu. Seulement, quand ça bouge beaucoup, c’est très syncopé, il n’y a pas ces traits que l’on met habituellement pour indiquer le mouvement (persistance rétinienne) d’un segment de membre, d’un objet... Ça n’aurait pas été plus mal d’en ajouter parce que je trouve que les images perdent de leur fluidité. En fait, ça donne l’impression que la scène est photographiée ou bien qu’on a une succession de tableaux, beaux d'accord, mais on a quelque chose de fixe... Certains apprécieront, moi, je n’aime pas ces exercices de style imposés au lecteur. Je veux bien m’arrêter sur deux-trois cases pendant quelques minutes pour admirer le dessin, mais sûrement pas pour le décrypter afin de tenter de comprendre ce qui se passe. Et une autre chose le dessert méchamment : ses plongées et contre-plongées, et bien je les trouve ratées, décors et personnages... surtout les personnages. Non mais vous avez vu ? Parfois, on a bien un point de fuite, mais on ne sait même pas dans quelle direction on regarde. Sur les deux-trois contre-plongées qu’on a de Séraphi, il lui fait une mâchoire de pitbull, un menton qui prend la moitié du visage, c’est tout laid. A propos des visages, ’faudrait qu’il arrête de nous ressortir ses profils et trois-quarts de mecs qui font la gueule, parfois limite constipés, tout torturés qu’ils sont par leur passé. De plus, Varanda manque totalement de constance dans la réalisation de ces fameux visages. On dirait qu’une fois qu’il a réussi deux têtes d’affilé, il foire les dix suivantes . Allez voir la tronche du gamin (page 25 je crois), avant qu’il ne s’endorme dans le train des damnés, ça vaut le jus tellement c’est pô beau. Ce n’est pas représentatif, je sais bien, mais assez démonstratif.

Et ces mêches de cheveux, z'avez jamais envie d'y foutre un coup de ciseaux ?

Je suis aussi assez mitigé sur les couleurs. Pas dans leur qualité (Lyse est très douée) mais dans le choix de la palette. Trop de marron, de rouge... je sais que ça se passe surtout en Enfer, mais je ne m’habitue pas à l’uni. Les meilleures scènes sont les rares se déroulant sur Terre, lorsque l’on a un mélange de couleurs chaudes (Enfer?) et froides (Paradis?), conservant encore un peu de souplesse au dessin... et quand en plus, on a droit à la Lune, moi je dis que ça le fait !

Une dernière chose, concernant les onomatopées : je n’en ai retrouvé qu’une seule, un « clac » de fermeture de porte (je ne compte pas les grognements des chiens et les gémissements des damnés). Ce choix aurait pu être sympa : on ne gâche pas le dessin avec des grosses lettres toutes laides. Mais ça ne marche que si le dessin se suffit à lui-même. Et parfois, c’est vraiment limite et en rajouter quelques-unes n’aurait finalement pas été superflu. Nécessité qui a dû se faire ressentir avec ce fameux « clac », quand on nous offre un bête gros plan sur une porte... (passage où Anya se fait emmener par les démons, quand Gaby sauve Juju pour la première fois).

C’est vrai que je peux paraître sévère (en fait, je suis mesquin ), mais que voulez-vous ? Je ne suis parvenu à me lancer dans la lecture de ce bouquin qu’au bout de quatre ou cinq tentatives. Dès le départ, il ne m’attirait pas. Je concède que j’ai dû insister sur des détails insignifiants pour beaucoup de monde, mais ils m’ont vraiment pourri la lecture. C'est vrai que graphiquement, c'est au-dessus de la moyenne actuelle, mais il n'y a pas ce petit quelque chose qui fait qu'on adhère malgré tous les défauts...je ne sais pas, ça manque de chaleur. Je conçois parfaitement que ce soit complètement idiot de dire ça à propos d'un bouquin dont le titre est Enfer dans une série au nom tout aussi joyeux que Paradis Perdu, mais je n'arrive pas du tout à m'attacher aux personnages, et encore moins à m'y identifier. Je conclurai donc sur un bof, en espérant que le prochain me plaira.

9 7 2002
   

Un must! Une pure merveille visuelle tant par les graphismes que les couleurs. Et non le scenario n'a rien de bourrin (cf :alix), bien sûr si on n'aime pas tout ce qui est mystique ce n'est même pas la peine d'essayer...! Sincerement je ne suis ABSOLUMENT pas deçue par le scenario (non bien au contraire j'adore!), je pense qu'il s'agit d'un serie tres prometteuse et j'attend le tome deux avec une impatience grandissante : qui est cet enfant, quel enjeu represente-il pour l'enfer comme pour le paradis,( ...?)

5 7 2002
   

Premier tome d'une série toute neuve du scénariste Ange (c'est à dire Anne et Gérard Guero, pour ceux du fond) et de l'excellent illustrateur Varanda, "Enfer" nous emporte dans une vision sombre et noir du monde de Satan...

Ange nous propose ici un scénario particulièrement mouvementé, ou la réflexion laisse résoluement la place à l'action ! Pourtant, toute une trame scénaristique se met petit à petit en place, et on peut s'attendre au meilleur dans le prochain tome. Mais qui est donc l'"enfant" ? Mystère... Ange est tout de même le scénariste de Bloodline, que diable !
Pour l'instant donc, nous ne possèdons que de trop peu d'élément pour dire si le scénario sera bon ou mauvais par la suite...

Toutefois, ce sont les environnements proposés par l'auteur qui sont assez impressionnants, et que Varanda a su mettre en valeur par son trait style "comics" de grande qualité.

Les formes très carrées collent parfaitement à l'ambiance titanesque des anges contre les démons (il avait d'ailleurs déjà expérimenté ce domaine en réalisant les illustrations du jeu de rôle In "Nomine Satanis / Magna Veritas"), et le rendu est vraiment excellent, aussi bien au niveau du trait que du cadrage, etc...

Les couleurs de Lyse, quant à elles, donnent beaucoup de volume à l'ensemble, et rendent très bien l'ambiance insufflée par le scénario. Du tout bon !

En bref, une série qui n'est que moyenne pour le moment, le premier tome n'apportant pas grand chose au niveau scénaristique. Mais quel régal pour les yeux !

29 6 2002
   

Pas mal parceque je l'ai lu que dans le mag...
Je pense que si je pouvais le lire normalement, alors la, c'est sur que je remonterais ma note...
En fait je l'ai lu par hasard parceque je trouvais les dessins zolis...(ba j'avais pas vu que c'etait Varanda qui dessinais...)
Mais l'histoire a l'air vraiment bien...
A lire !

Mis a jour apres la lecture du tome colorisé :
4/5 au lieu de 3/5 deja ! C'est vraiment bien ! Les dessins colorisés sont encore plus impressionnants !
Ce fut un vrai plaisir de redécouvrir cette bd (c'est plus agréable que dans le mag...)
L'histoire m'a vraiment séduit et j'attends avec impatiement la suite (c'est bon signe !)
Bref, vraiment bien !

27 6 2002
   

Bon bon bon, ben je n’accroche pas du tout.
Ce genre d’histoire de diables et d’anges, c’est pas trop mon truc. Violence, combats, heros imbattables qui se sort de situations pas possibles, scénario confus, bref, rien de bien marquant selon moi… on verra comment tout ça évolue dans le tome 2

Les dessins sont chouettes, comme la plupart d’entre vous le font remarquer, mais ce n’est pas le plus important pour moi dans une BD…

Alors je conseille cette BD à ceux qui aiment les trucs bien bourrin et les beaux dessins. Les autres, allez voir ailleurs.

7 5 2002
   

Vraiment les dessins sont pas mals, mais on ne peut pas en dire autant pour le scénario qui est vraiment moyen et confus pour l'instant, une BD qui a fait beaucoup parlé d'elle mais qui est au finale, selon moi, assez décevante !
Les dessins sont très bien manié par Varanda, et je dois dire qu'il a fait énormément de progret, surtout dans l'utilisation de la planche et le cadrage...
Le scénario, assez confus et ennyant rique bien de se réveiller au tome, mais je pense que c pas pour tout de suite !!!

10 4 2002
   

enfin nous l'avons !
cet album etait dans le catalogue soleil depuis 1998 !
ça en valait la peine, je ne suis pas déçu. Ange nous offre là un bien beau scenar, qui promet encore de bons albums. Varanda, au sommet de son art, confirme son statut de grand dessinateur.
vivement la suite. J'espere qu'elle ne se fera pas attendre autant que le tome 1... (euh... d'apres Varanda, va falloir attendre la suite pas mal de temps...)
Alberto Varanda qui est vraiment sympa, soit dit en passant. Il se casse vraiment le cul pour les dedicaces, et parle facilement.