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Paracuellos - Intégrale
 

Paracuellos : Paracuellos - Intégrale

 
 

Résumé

Paracuellos : Paracuellos - IntégraleAfin d'acceder au résumé de Paracuellos : Paracuellos - Intégrale, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Paracuellos : Paracuellos - IntégraleFluide Glacial a eu une idée sensationnelle : offrir en un seul tome à l'allure soignée les six albums dans lesquels Carlos Gimenez a conté ses souvenirs d'enfance. C'est l'occasion de redécouvrir les deux albums parus en France dans les années 1980 et de se plonger dans les quatre autres que l'auteur a créés à partir de la fin des années 1990.

"Paracuellos", cela avait été un vrai choc pour l'enfant que j'étais encore quand la bande à Gotlib avait fait paraître dans les pages du magazine "Fluide Glacial" une BD qui ne ressemblait pas au reste du journal. Moins humoristique que dramatique, poignant et bien mis en scène, "Paracuellos" n'avait que sa qualité et son originalité pour justifier sa parution aux côtés d'Edika ou de Maester. Gotlib ne s'y était pas trompé : "Paracuellos" est une oeuvre majeure, aujourd'hui reconnue comme faisant partie du patrimoine de la bande dessinée, et qu'il y avait urgence à faire lire au public de l'hexagone.

Quand, en introduction à l'intégrale, Gimenez explique que les histoires et anecdotes racontées dans "Paracuellos" sont réelles, et qu'il les tient de la bouche des enfants les ayant vécues lorsqu'il ne les a pas lui-même directement subies, on a froid dans le dos. Car être dans un foyer de l'assistance sociale sous Franco avait souvent des allures de cauchemar. Violence, injustice, inhumanité des adultes, sentiment d'abandon, faim, soif, brimades en tous genres constituaient le lot quotidien des petits malheureux confiés à l'État espagnol.

Gimenez raconte tout cela avec pudeur et on ne sent jamais de volonté vengeresse dans son propos. Sans doute s'est-il libéré de nombreux démons en se lançant dans cette oeuvre, mais il participe pour le coup au devoir de mémoire sur un thème que la France a jusqu'alors superbement ignoré. C'est poignant, révoltant, terrible : ce n'est pas le genre de bande dessinée qui laisse indifférent ! L'auteur parvient malgré tout à témoigner des rêves et des jeux de ces malheureux qui ont malgré tout vécu une enfance, leur enfance, loin d'être idéale mais avec laquelle ils ont dû se construire.

Une oeuvre à recommander à tous, sensible et indispensable à l'humanité de chacun.


Chronique rédigée par Jean Loup le 08/09/2010
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Janvier 2009

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Paracuellos : Paracuellos - Intégrale, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 9 2017
   

Gimenez raconte dans cet ouvrage sa vie dans les foyers dans l’assistance publique espagnole sous Franco. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas des plus réjouissants, les enfants parqués là-dedans étant davantage brimés que véritablement élevés. On sent un enfant qui a grandi en gardant de l’amertume contre ces adultes qui étaient censés les protéger mais qui finalement rendaient plus malheureux encore ces enfants qui avaient déjà suffisamment de malchance pour être placé de ces institutions. Il y a également forcément un regard dur sur la religion, qui était prise comme principe d’éducation. On ne pourra que frémir, en certains instants du récit, sur cette jeunesse, voire enfance, privée d’eau, de nourriture, de soins, de considération et d’amour. Et pourtant, l’auteur raconte tout cela avec une certaine légèreté, celle de la normalité, comme si, pour un enfant de cet âge à cette époque-là, tout ceci était normal. Cette naïveté dans le regard des enfants, cette camaraderie au sein de ces orphelinats, ainsi que différentes expériences rendues possibles par les lieux, et surtout le dessin rond et humoristique de Gimenez, rendent la terrible réalité encore plus difficile à accepter. Le décalage entre une tonalité et un dessin qui pourrait faire penser à un « Petit Spirou » ; et la dure réalité historique de ces gamins brimés, est saisissant. Une lecture difficile qui se cache très bien derrière des artifices humoristiques…

17 9 2010
   

Vraiment le genre de BD qu'on lit en se demandant s'il faut rire ou pleurer, mais au bon sens du terme car les deux émotions sont distillées par l'oeuvre.
J'aime le dessin de Carlos Gimenez que je trouve léger, rond, expressif. Il colle très bien pour ses séries d'humour et c'est peut-être ça qui me pousse à la confusion à croire que cette série est une série d'humour.
Car de l'humour, il y en a (les situations sont tellement excessives qu'elles en deviennent caricaturales et drôles) mais c'est de l'humour jaune car ces situations excessives reflètent la vérité d'une vie dure et injuste pour les jeunes de cet orphelinat sous le régime de Franco où a vécu l'auteur. C'est assez dur, assez fort, presque trop larmoyant tant les conditions de vie dans cet endroit sinistre étaient absurdes et horribles pour les enfants.
D'un autre côté, je n'ai pas été passionné par la lecture de ces albums divisés en histoires courtes, sortes de sketches sur différents moments de la jeunesse de l'auteur, de ses souvenirs sur telle ou telle anecdote. L'émotion passe assez bien mais le témoignage n'a pas su vraiment me toucher et la lecture me captiver.