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Panier de singe
 

Panier de singe

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Panier de singeUn an après et dans la lignée de "Safari monseigneur", Florent Ruppert & Jérôme Mulot récidivent au sein de la collection Ciboulette aux éditions de l'Association, avec ce nouveau récit d'histoires courtes sans aucune retenue et au graphisme audacieux.

Les histoires dans "Panier de singe" tournent autour de deux portraitistes/reporters aux occupations bizarres, allant d’un reportage sur des ébats zoophiles à une partouze pour gens mutilés, en passant par l’agression de prostitués. L’humour est très noir et souvent à la limite du douteux, mais parvient d’une manière ou d’une autre à ne jamais tomber dans l’excès.

La construction narrative est excellente, les scènes proposées malsaines ou absurdes, mais grâce à des dialogues indifférents à la monstruosité des scènes et à un graphisme sobre qui contraste avec la violence du sujet, les auteurs parviennent à créer un décalage délibéré et terriblement efficace entre le contenu et le contenant.

Les nombreuses inventions graphiques donnent à cet album un caractère OuBaPien (l'OuBaPo, acronyme d'Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle, a été fondé en novembre 1992 au sein de l'Ou-X-Po et à travers la maison d'édition L'Association). Au milieu d’un découpage original et de planches incorporant par exemple le langage des signes dans les bulles on retrouve effectivement diverses stéréoscopies et autres phénakistiscopes dont on peut également retrouver les versions dynamiques sur http://www.succursale.org.

Bref, une bande dessinée qui est tout de même assez difficile d’accès à la base mais qui livre finalement une banalisation assez burlesque du macabre et qui, grâce à la narration décalée et au détachement créé par un graphisme audacieux, parvient à rester aux frontières du mauvais goût. Un ouvrage dont la richesse impose une deuxième lecture.


Chronique rédigée par yvan le 09/12/2006
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.13
Dépôt légal : Aout 2006

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Panier de singe, lui attribuant une note moyenne de 3,13/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

20 7 2011
   

C'est dommage, cette BD n'était pas loin du 5/5.

Je me suis pris une grande claque quand j'ai lu cette œuvre. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi drôle. Je me suis vraiment marré en lisant certaines histoires. Histoires qui sont très surprenantes, assez déjantées, totalement loufoques et un peu absurdes.

Franchement j'ai aimé, pas mal des techniques "OuBapiènne", tout comme l'intrigue principale (un reportage sur la zoophilie, dans un zoo), les personnages (tous plus cons les uns que les autres, mais aussi loufoques). Et puis, j'ai aimé le dessin, fin et soigné, un peu jeté et pas toujours précis : mais c'est joli.

Mais arrivé à la deuxième moitié de l'album, j'ai été un peu frustré. Un peu frustré de ne pas voir les images se détacher des stéréoscopes même en louchant 10 minutes sur chacun d'eux. Frustré de ne pas trouver la lettre oubliée dans le titre de l'histoire en langage des signes. Frustré de ne pas comprendre l'histoire du poisson (seul histoire que je n'ai pas aimé).
Puis enfin frustré, à la fin de l'album et après avoir photocopié les images à décrypter (qui étaient cryptées car elle représentaient, sois disant des images "pornos animaliers", ce qui n'est pas le cas, elles sont justes érotiques -on y voit un couple faire l'amour, non pas avec, mais sur un éléphant-), frustré, je disais donc, d'avoir tant galéré à les décrypter, pour juste deviner ce que représentait les dessins dont le cryptage n'était pas nécessaire à mes yeux.

L'accumulation de ces frustrations me font retirer un demi point à cette BD, mais sinon, c'est une excellente BD, très drôle que je conseille.

En bonus : (les phénakistiscope animés) : http://www.succursale.org/phenakistiscopedamour/
http://www.succursale.org/phenakistiscopedebal/
Les images cryptées : http://www.succursale.org/decryptage/

11 4 2008
   

"Panier de singe" a obtenu le prix révélation à Angoulème en 2007. C'est en connaissant cette information que j'ai eu envie de le lire. Heureusement, je n'ai pas eu envie de l'acheter. Parce qu'après lecture, je ne peux que constater le fossé qui existe entre ma perception de l'album et celle qu'en ont eu ceux qui lui ont décerné ce prix.

Bien sûr, la démarche des auteurs est intéressante. L'idée d'explorer de nouvelles choses en bande dessinée est une démarche proprement artistique qui ne peut que séduire. Encore faut-il que le résultat soit lui-même intéressant. Et ce n'est pas le cas ici. La lecture de l'album, fastidieuse au possible, a des allures de punition. L'humour décalé amuse vaguement mais laissera de marbre une partie des lecteurs. Le graphisme, pas vraiment laid mais pas franchement novateur, ne compense pas la vacuité du propos. Et ce n'est pas parce qu'on fait quelque chose de différent que c'est nécessairement réussi.

Dans le genre démarche intéressante qui débouche sur un résultat pénible, "Panier de singe" est assez exemplaire. A mon sens, le jury d'Angoulème s'est fourvoyé en distinguant l'album. Sans doute faut-il privilégier la démarche au détriment de la réalisation pour apprécier ces planches. Personnellement, j'aime lire un album en y prenant plaisir. Cela n'a pas du tout été le cas.

17 2 2007
   

Ce livre m’a laissé légèrement perplexe. Je ne suis pas un fanatique de ces travaux au caractère éminemment expérimental. De plus, cet ouvrage se caractérise par la quasi-absence de narration. J’ai donc un avis assez mitigé sur le travail des deux auteurs Ruppert et Mulot.
Si la trame principale suit la destinée de deux reporters-photographes qui essaient de filmer des actes zoophiles au jardin des plantes, celle-ci est encadrée par un certain nombre de séquences traitant de sujets relativement sordides servis par des dessins plutôt neutres. Toutes ces séquences ont toutes pour mobiles l’utilisation voire l’exploitation du médium bande dessinée dans un style très oubapien.
Certaines expérimentations m’ont bien plu, comme celle de la provocation dans un saloon, dont les images principales sont reprises dans un stéréoscope formant un cube.
Mais, je trouve que les thèmes abordés sont parfois assez limite, que ce soit la « partouze des mutilés », dont l’intérêt vient du traitement en phénakistiscope (idée d’un disque qui reproduit une série d’images) ; ou encore la mutilation des prostitués, dernière horreur du livre.
Donc, c’est plutôt réussi en terme d’originalité, mais à réserver à ceux qui sont adeptes de ce genre d’expérimentation.