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Tome 2 : Deuxième époque
 

Pain d'alouette, tome 2 : Deuxième époque

 
 

Résumé

Pain d'alouette, tome 2 : Deuxième époqueAfin d'acceder au résumé de Pain d'alouette, tome 2 : Deuxième époque, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Pain d'alouette, tome 2 : Deuxième époqueJ’ai donc attendu la fin du Tour de France pour lire la conclusion de ce diptyque qui s’intéresse pourtant à une autre course cycliste. Vendu comme la suite de "L'Aigle sans orteils", qui plongeait le lecteur dans l’ambiance de La Grande Boucle avant la première guerre mondiale, “Pain d’alouette” met en scène d’anciennes connaissances d’Amédée, le héros de l’excellent «one-shot» édité chez Dupuis, mais se concentre plutôt sur les exploits de Paris-Roubaix.

C’est dans l’après-guerre que Christian Lax situe ce récit qui invite à suivre les héros d’une épreuve cycliste mythique. Si « la Pascale » demeure le fil rouge de cette histoire, l’auteur délaisse régulièrement l’aspect sportif afin de livrer une chronique sociale intéressante au sein d’un décor qui se remet lentement des ravages de la Première Guerre mondiale. Si les moments de bravoure sont nombreux, que ce soit dans les fonds de la mine ou sur les pavés de la célèbre course cycliste, l’auteur propose également une plongée particulièrement réussie dans l’entre-deux-guerres. Son analyse sociétale, qui aborde les mœurs d’antan, comme la place de la femme ou l’exploitation du monde ouvrier, est à ce titre très intéressante.

Si Lax développait deux histoires en parallèle lors du tome précédent, l’une invitant à suivre le parcours de la fille du coureur cycliste surnommé « L’Aigle sans orteils » et l’autre, s’intéressant à un jeune mineur de fond passionné de cyclisme, les deux récits finissent par se rejoindre dans ce tome. Alors que le mineur Elie Ternois s’entraîne pour Paris-Roubaix, Reine Fario se passionne pour le Tour et rêve d’une carrière de journaliste sportive. Le développement psychologique des personnages constitue le sel de ce récit très humain, véritablement porté par ses personnages et par des seconds rôles très réussis, dont le directeur de l’orphelinat ou le Porion Dehaume, qui sont tous les deux particulièrement détestables.

Graphiquement, Christian Lax livre un boulot remarquable, avec un traitement en couleurs directes tout bonnement superbe. Il parvient notamment à restituer toute la dureté de la course, avec des personnages qui grimacent de douleur au milieu d’un décor mêlant poussière, boue et pavés.


Chronique rédigée par yvan le 10/08/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Mars 2011

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Pain d'alouette, tome 2 : Deuxième époque, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 9 2017
   

Lax est décidément un artiste : chaque vignette et chaque page de cet ouvrage est une nouvelle occasion de prouver combien son dessin est réaliste et sûr. Un bien jolie maîtrise du trait qu'il sait de plus mettre en couleur de façon efficace. L'ensemble est bien joli à regarder, et ce style réaliste donne à l'intrigue une dimension historique et documentaire qui est bienvenue, et bien restituée.

En revanche, sur le scénario, je reste un petit peu sur la réserve. Pendant la très grande partie de cet ouvrage, on suit une nouvelle fois des destins de façon séparés : la famille Ternois, les mineurs du Nord d'un côté, et Camille et sa protégée Reine de l'autre. Ce n'est qu'en toute fin d'ouvrage que finalement l'auteur arrivera à faire nouer ces destins, mais d'une façon au final assez attendue et pas vraiment sentimentale à mon sens. Par ailleurs, le rythme est également assez bizarre : on passe beaucoup de temps, en début d'ouvrage, sur certains événements et d'un seul coup, le temps file à une vitesse folle. Le scénariste fait s'envoler les années, et le récit se concentre d'un seul coup sur une Reine qui semble grandir trop vite pour qu'on ait le temps d'apprendre à l'apprécier. On sent bien que les personnages qui donnaient jusqu'alors toute l'authencité du récit, s'éffacent au profit des courses cyclistes, mettant Reine dans une situation un peu moins crédible que ce l'on a pu voir dans le premier album. Si le trait reste réaliste, l'intrigue, quant à elle, manque selon moi de force.

Ca reste un très joli travail graphique et un joli documentaire sur les première heures du cyclisme de compétition, mais on perd de vue les personnages et leurs authenticité, qui faisaient justement tout l'intérêt du premier album.