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On fera avec
 

On fera avec

 
 

Résumé

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Planche de On fera avecOn peut le dire : Larcenet est paranoïaque, à la limite du malaise, parfois. C'est du moins ce que nous apprend ce livre, le plus noir (encore que..) de la collection.

Mais l'auteur ne veut justement pas s'en cacher, et parvient une fois de plus à faire passer des messages clairs, par le biais de strips d'une page (une fois n'est pas coutume), dont les chutes, très noires, me rappellent parfois les ruminations de LD' (à lire aussi, même si au final c'est moins bon, moins construit).

Le dessin est moins sombre et gras que dans les autres albums de la collection, pour mieux se plier aux contraintes de la création des différentes strips. Parfois complètement paradoxal avec le thème abordé, pour mieux choquer ou faire réfléchir, mais parfois aussi cruellement réaliste, non pas dans le trait, mais dans la représentation des idées traitées par l'auteur, il est de toute façon en accord parfait, une fois de plus, avec le récit beaucoup plus abstrait, moins proche de la vie en temps que telle de l'auteur.

Une claque de plus pour un Larcenet "au pire de sa forme", il faut bien le dire.


Chronique rédigée par Piehr le 13/06/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.58
Dépôt légal : Mars 2000

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD On fera avec, lui attribuant une note moyenne de 3,58/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 9 2010
   

Avis portant sur la réédition de 2007 de "On fera avec" comportant un nouvelle couverture et une dizaine de pages bonus (un épilogue) à la fin de l'album, où Larcenet aborde avec humour des réactions sur son travail

Pfff, moi qui suis d'habitude un grand amateur de Manu Larcenet j'ai étais déçu par cet album. Il est vrai que c'est son premier album édité par 'Les rêveurs' que je lis, et j'ai bien l'impression que le ton qu'il emploi chez cet éditeur est bien différent que la grosse déconnade de ses albums chez Fluide Glacial ou que ses albums avec un humour plus subtil chez Delcourt.

Dans la vie je ne suis résolu pas un pessimiste, je prends tout du bon côté. Je n'ai jamais eu de coup de déprime. Alors les angoisses de M. Larcenet me passe complètement au dessus de la tête.
Pourtant je partais avec un bon a priori à la lecture. Manu Larcenet utilisais son dessin "rigolo-chargé" dont il faut bien l'avouer je suis un grand fan. Quand j'ouvrais l'album, j'avais déjà un sourire en coin, très vite le sourire a disparu, je me suis ennuyé dès la quinzième page et j'ai bien failli, très souvent, décroché (fait plutôt rare).
Reste que l'épilogue bonus que propose cette édition est bien sympathique, où Larcenet commente son travail (qui à 10 ans) avec second degré même si la chute est plutôt convenu. Cela fait relativiser sur ses idées, car Larcenet nous indique presque que son livre était un espèce de délire façon « déprime d’ados ».

Je ne doute pas que ça puisse toucher certains (les dépressifs ? les émos ?) mais cette BD tristounette n'est pas pour moi... De la joie de vivre merde !

3 1 2006
   

Manu Larcenet est décidément un auteur à part. C'est d'une part l'un de nos meilleurs divertisseurs, comme en témoignent ses Donjon, sa période "Fluide glacial"... Mais c'est aussi un trentenaire qui se pose beaucoup de questions sur la vie depuis pas mal d'années... Et quand il se met à nu, c'est confondant de simplicité, de sincérite et de tendresse. On ne peut que se reconnaître dans ses interrogations, ses certitudes, ses doutes... Même si l'on n'est pas toujours d'accord, on admire l'exercice, périlleux.

24 11 2005
   

Pour commencer, voilà un bel album au format original (et inrangeable dans une bibliothèque commune) et à la couverture que je trouve bien jolie.
Ayant lu Dallas Cowboy et Presque, je m'attendais au même graphisme et à la même structure de récit intimiste. J'ai donc été surpris (pas désagréablement) par cette narration sous forme de strip, avec une chute à chacun, chute moitié comique moitié noire.
J'aime le dessin simple et "rigolo" à la fois, tout en étant esthétique et si typique de ce dessin que je connais de Larcenet. C'est un dessin qui est beaucoup moins sombre que dans les autres albums de Larcenet chez les Rêveurs et par goût il est plus à même de me plaire.

Et effectivement, j'ai bien accroché aux premiers strips que je trouvais marrants et intéressants à la fois. Mais hélas, je me suis très vite lassé. Je ne suis pas un pessimiste du tout par nature, et les rares fois où je l'ai été et où j'ai produit quelque chose dans cet état (un poème en l'occurrence), une fois la déprime passée, je l'ai trouvé ridicule et s'enfonçant artificiellement dans une déprime auto-produite. Et c'est hélas un peu l'impression que j'ai eue dans la grosse première moitié de ces strips car je trouvais les strips assez répétitifs dans le thème "la vie est une chienne mais au final, dites-vous que ça ne peut qu'empirer". Ces strips là ne me faisaient plus rire, je n'arrivais plus à accrocher et j'ai même dû relire quelques cases quelques fois tant mon attention décrochait.
Mais l'intérêt est revenu avec un rire quand Larcenet parle de son "armure de séduction" passée la moitié de l'album. Le rire venait non pas du texte, toujours sérieux, noir mais sincère, mais du décalage avec la représentation graphique qu'il a choisi d'en faire dans le strip associé.
C'est cette association de dessins "rigolos" avec un sujet franchement noir qui a fini par me convaincre à apprécier cette BD, du moins en partie.
Et en effet, j'ai trouvé quelques strips vraiment forts et touchants, presque tous sur la fin, notamment ceux où il parle de ses parents, des fantômes de l'existence, etc... Et j'ai également bien apprécié le final et son "On fera avec".

En résumé, un sentiment en demi-teinte pour moi pour cet album puisque je n'ai pas vraiment aimé sa première moitié mais que j'ai été touché par une bonne dizaine de strips, voire un peu plus.

9 11 2004
   

c‘est une tautologie (j’aurais pu dire pléonasme mais ce mot m’a toujours fait marrer comme les dessin de Larcenet) de dire que cet album est bien. Larcenet est génial dans son domaine et traîte ici avec perfection la sombre fatalité. “On fera avec” est un album humoristique et griffonné instantanément au fur et à mesure que ses idées sur la vie et la mort lui arrivent dans son cerveau - protégé par sa fameuse casquette…
Le parcours d’un petit homme aux formes patatoïdale, ses rencontres, ses aventures…
Non, ce n’est pas un livre pour enfants, même si à travers ces écrits on pourrait le croire. C’est un album qui nous remet en question, nous fait rire intelligemment (oui, oui ça arrive !).

Il est construit sous forme de strips de quatre cases qui prennent toute une planche ; des strips autobiographiques mélant différentes ambiances grotesques ou sombres, mais toujours touchantes.
Niveau graphisme, le dessin naïf de Larcenet fait contraste avec les propos durs et ne les adoucit pas. Du second degrès et autodérision !

Bref, un album simple qui ne paye pas de mine mais qui amène à la réflexion. Humour, innovations et noirceur sont au programme…

5 11 2004
   

Larcenet se livre à nous. Il nous décrit l'idée qu'il se fait de la vie : la mort.
Bon quelque part, il a raison, on finira bien par mourir un jour... Mais ce récit est celui d'un homme qui a peur de tout, et surtout de la mort, la sienne mais aussi celle de ses proches.
Il remonte très souvent à son enfance, source de ses peurs.
Même si à la fin il y a une légère touche d'optimisme, cet album traduit un esprit torturé, torturé par le vie et ce qu'elle offre et qui un jour, finira obligatoirement par disparaître.

Les textes sont très niors et profond d'un réel pessimisme, alors que les dessins traduisent un certain humour (même si c'est un humour noir...).