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Tome 9 : Le cyle du vide - Première partie
 

Okko, tome 9 : Le cyle du vide - Première partie

 
 

Résumé

Okko, tome 9 : Le cyle du vide - Première partieAfin d'acceder au résumé de Okko, tome 9 : Le cyle du vide - Première partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Okko, tome 9 : Le cyle du vide - Première partieAprès une scène d'introduction qui nous permet de renouer avec l'univers envoûtant de la série, et qui promet de revenir sur le passé, voilà que l'on retrouve Okko et sa bande dans les ruelles d'une ville. On se dit que l'action va enfin commencer, et c'est une grande déception. Ca part n'importe comment ! Comment peut-on imaginer, ne serait-ce qu'un instant, que ce maître d'armes expérimenté, que ce rônin pour qui le self control est un seconde nature, puisse tuer par mégarde un gars qui se précipitait vers lui pour lui donner des baguettes qu'il avait oubliées... Je n'y crois pas une seconde, c'est totalement exagéré, voire ridicule. Pour introduire la future retraite d'Okko, il y avait certainement d'autres moyens, plus en cohérence avec ce que l'on connaît du personnage...

Mais heureusement, ce n'est pas le propos principal de l'album : ceci n'est présenté que comme une péripétie, qui conduit Tikku à interroger Noshin sur les jeunes années d'Okko. Là où d'autres nous auraient servi un "dossier d'enquête", ou un quelconque "hors série", voire une série préquelle, Hub prend le parti d'intégrer les jeunes années d'Okko dans sa série principale. Cette jeunesse, ce sera l'objet de ce cycle du vide, qui prend place après ceux de l'eau, de la terre, de l'air et du feu. Finalement, comme on se demandait bien quel pouvait être le propos d'un tel cycle, l'idée se révèle ingénieuse.

On revient donc sur la jeunesse d'Okko, et on y apprend bien des choses. Dans un univers médiéval japonisant, on retrouve le jeune Okko en fils d'un maître samouraï, propriétaire d'une école formant la jeunesse aux techniques de combats pour devenir des chasseurs de fantôme. Hub a cette intelligence d'entretenir une personnalité trouble pour son héros, et ce dès son plus jeune âge. Comme l'a montré la série jusqu'à présent, Okko est loin d'être ce héros parfait, ce samouraï sans peur et sans reproche qui sacrifie tout pour sauver la veuve et l'orphelin. Il peut en effet se révéler impulsif, cruel, retors et animé par l'appât du gain. Il est d'une fidélité sans égale envers ses compagnons mais peut se révéler également peu miséricordieux. Et cet album, c'est surtout l'occasion de nous présenter un jeune Okko en pleine cohérence avec cette personnalité complexe. C'est aussi l'occasion de revenir sur ses parents, sur les événements qui ont précédé sa naissance, et sur les mystères de cette dernière. Hub ne nous propose pas des petits flashbacks permettant d'expliquer l'un ou l'autre des aspects de la personnalité du héros. Il développe une véritable histoire, dans laquelle Okko va chercher à comprendre pourquoi on fait chanter son père, et qui va commencer à lever le voile sur sa propre mère.

Alors que le début d'album me semblait catastrophique, Hub se rattrape, et la qualité de la narration, ainsi que la fluidité de l'ensemble, font rapidement oublier ce faux-pas initial. Certes, certaines actions restent un peu exagérées, et la troupe du jeune Noshin semble un poil sous exploitée, mais le reste est travaillé, fouillé, étudié. Et puis, on sent que Hub en garde sous le pied pour le deuxième album de ce cinquième diptyque : le personnage de Kubban ne demande qu'à trouver sa place ; on s'interroge sur le cheminement que prendra le fameux masque rouge pour se retrouver sur le visage de Noburo ; on saura certainement pourquoi Okko, qui ne veut absolument pas devenir samouraï chasseur de fantômes, empruntera finalement cette voie ; et on comprendra sûrement pourquoi ce cycle tourne autour du vide. Okko se révèle un personnage complexe dès sa prime jeunesse, et les événements qui ont marqué sa naissance viennent ajouter du mystère à ses origines.

Le scénariste ingénieux, nerveux et dynamique qu'est Hub est secondé par le talentueux dessinateur qu'est Hub. Encore une fois, il nous embarque, il nous envoûte, et nous fait voyager vers ce japon médiéval. Les albums de cette série sont beaux avant d'être bons, et la même histoire, avec un dessin plus commun, n'aurait pas la même force, n'aurait pas ce même pouvoir de me faire oublier les petites choses, qui, dans le scénario, peuvent parfois paraître rapides. Le spectacle est grandiose . La série ne présente pas une grande continuité entre les différents cycles présentés ? Peut-être, mais je m'en moque : ça pourrait me gêner sur d'autres séries, mais là je passe au-dessus, trop content, le temps d'un album, de renouer avec cet univers. Un univers médiéval, superbement reconstitué, superbement conté, tant dans les textes que dans les dessins. Cet album, encore une fois, nous restitue cet univers médiéval avec détails, avec vérité. Et, vers la fin de l'ouvrage, lorsque l'on se dit qu'il pourrait manquer quelque chose, Hub en profite pour introduire cette dose de fantastique commune à l'ensemble de la série.

On dit que la nature à horreur du vide. Mais avec ce premier tome d'un nouveau cycle d'"Okko", Hub va peut-être changer les choses.


Chronique rédigée par gdev le 23/05/2014
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mai 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Okko, tome 9 : Le cyle du vide - Première partie, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

24 11 2015
   

Cette série prévue en cinq cycles, qui couvrirent respectivement l’eau, la terre, l’air, le feu et le vide, touche tout doucement à sa fin car cet album inaugure le diptyque consacré au vide.

Ce tome est néanmoins tout sauf vide car il s’avère particulièrement riche en révélations concernant le passé des personnages et débute de surcroît par une annonce surprenante d’Okko à ses trois compagnons, Noburo (le mystérieux guerrier au masque rouge), Noshin (le moine jovial amateur de saké) et Tikku (le jeune apprenti). Ayant commis une erreur impardonnable suite à des réflexes qui commencent à s’émousser, Okko décide en effet de prendre sa retraite et de se retirer dans un monastère pour consacrer ses vieux jours à la spiritualité.

Le Cycle du vide délaisse donc quelque peu le présent et l’action pour revenir sur le passé douloureux du héros. Ces longs flash-backs sont narrés par Noshin, qui raconte à son élève Tikku l’origine de sa rencontre avec le célèbre rônin. Si ces révélations concernant la jeunesse d’Okko rendent le personnage encore plus intéressant, elle mettent également en place une nouvelle intrigue concernant la mère d’Okko et introduisent un concept du vide plutôt original. Okko n’est d’ailleurs pas le seul personnage qui gagne en profondeur puisque le lecteur en apprend également plus sur Noshin, du temps où il faisait encore partie d’une bande de voyous… tout en étant déjà très porté sur le saké.

Visuellement, Hub continue d’exceller, avec un dessin alliant lisibilité, dynamisme et souci du détail et des personnages attachants. Outre sa capacité à nous plonger dans un japon médiéval fantastique aux décors somptueux, l’auteur démontre qu’il est également capable de s’emparer du vide.