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Tome 7 : Le cycle du feu - Première partie
 

Okko, tome 7 : Le cycle du feu - Première partie

 
 

Résumé

Okko, tome 7 : Le cycle du feu - Première partieAfin d'acceder au résumé de Okko, tome 7 : Le cycle du feu - Première partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Okko, tome 7 : Le cycle du feu - Première partieUn nouvel album d'"Okko" est toujours pour moi la promesse d'un moment des plus agréables. Ce septième tome ne déroge pas à la règle et encore une fois, j'ai été conquis.

Conquis tout d'abord par la beauté du graphisme, par la qualité picturale de cet album. J'aime cet environnement clair, ces couleurs parfaitement étudiées qui rougeoient ou qui verdoient. J'aime ce souci de la rigueur dans les dessins et j'aime ce physique sympathique dont sont affublés notre groupe de héros réunis autour d'Okko. L'ensemble est moderne et dynamique, la mise en page apporte un supplément de rythme et de tension. Le travail sur les regards qui disent long, et sur les expressions révélatrices est également des plus appréciables. Enfin, les éléments surnaturels prennent place dans ce récit de la façon la plus naturelle du monde et c'est encore une grande force à mettre au crédit de l'auteur. En bref, ce tome se regarde d'abord, il se lit ensuite, et c'est souvent le cas dans cette série.

Conquis ensuite par ce nouveau scénario, encore une fois en rupture avec les cycles précédents. Comme souvent dans les premiers tomes des différents cycles d'"Okko", le rythme est assez lent sur une bonne partie de l'histoire, le temps que l'intrigue se noue. Le scénario n'est pas des plus tonitruants au premier abord, Okko et sa bande étant recrutée pour assurer un service d'ordre à un mariage. Et pendant une bonne partie de l'album, on s'installe confortablement dans ce récit qui pourrait presque passer pour contemplatif, tellement Hub avance ses pions avec prudence. On se laisse un peu porter par cette histoire où l'on découvre au fil des pages des magouilles, des détresses personnelles et des plans diaboliques. Et puis d'un seul coup, sans prévenir, le scénariste a ce talent de nous surprendre encore une fois, en nous proposant un danger sur le mariage qui se prépare, danger dont la provenance et pour le moins surprenante. Une belle surprise de fin d'album qui donne un sacré coup de fouet au rythme et qui précipite bon nombre d’événements. A ce stade, tout pourrait être dit, on a compris où Hub voulait en venir, et pourtant, il en garde encore sous le pied : des réflexions, des regards nous informent que tout n'est pas si simple. J'ai aimé cette subtilité et cette complexité, qui annonce autre chose pour le second tome qu'une simple course poursuite.

Certes, l'album n'est pas irréprochables non plus : je trouve les proportions de la 4ème vignette de la planche 28 pour le moins incongrues (dans cette case, Okko semble rétréci et grossi), je trouve que Hub en fait peut-être un peu trop en fin d'ouvrage avec ce personnage coupé en deux, je trouve que Hub, à force de faire patienter le lecteur et de le maintenir dans une indolence pendant les 2/3 du récit, prend le risque de le désintéresser. Voilà bien peu pour remettre en cause la qualité de cet ouvrage. Là où je m'interroge le plus, en revanche, c'est sur le schéma d'ensemble de cette série : je vois mal comment les cycles s'articulent entre eux et pour l'instant, ils semblent totalement indépendants les uns des autres. Comment Hub parviendra-t-il à faire la synthèse de toutes ces histoires pour leur donner une direction commune ? Est-ce d'ailleurs son but ? Pour l'heure, si j'apprécie chacun de ces albums pour leur qualité intrinsèques, je trouve qu'il manque un lien et une dynamique entre toutes ces histoires pour permettre à la série dans son ensemble de gagner en profondeur.

Encore une fois, l'album est beau et est surprenant. Le lecteur devra s'adapter au rythme imposé par le scénariste mais sa patience sera récompensée. Et s'il a l'impression de s'ennuyer, il pourra toujours passer du temps à étudier ces dessins ronds et clairs, et très détaillés.


Chronique rédigée par gdev le 20/10/2011
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.13
Dépôt légal : Octobre 2011

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Okko, tome 7 : Le cycle du feu - Première partie, lui attribuant une note moyenne de 4,13/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 6 2013
   

J'attendais d'avoir le 8ème tome sous la main pour pouvoir lire ce 7ème, car les albums de la série "Okko" marchent par deux. Cette fois-ci j'entame donc le cycle de feu et de fort belle manière puisque l'histoire est très sympa, elle monte bien en puissance, la fin est d'ailleurs assez incroyable.

Le revers de la médaille c'est que s'en doute, Hub, qui conçoit tous ses scénariis de la même manière, délaisse un peu les début d'albums qui sont parfois un peu laborieux. C'est un peu le cas ici, puisque j'ai trouvé que l'histoire mettait du temps à se mettre en place. Cela dit, nul doute que ça fait encore plus ressortir le dynamisme de fin d'album et mettre en place un suspense qui donne clairement envie de lire la suite.
Graphiquement, ce que fait Hub me convient parfaitement, j'adore son trait, les couleurs et mêmes les cadrages et ceux depuis les premiers tomes.

Le japon médiéval n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais Hub arrive à m'embarquer dans son voyage et pour cela je l'en remercie.

2 12 2011
   

Après un très bon cycle de l’eau, un cycle de la terre beaucoup plus mitigé et un cycle de l’air qui renouait avec la qualité des débuts, cet album inaugure le diptyque consacré au feu, au sein de cette série prévue en cinq cycles qui couvriront respectivement l’eau, la terre, l’air, le feu et le vide.

Okko et ses trois compagnons, Noburo (le mystérieux guerrier au masque rouge), Noshin (le moine jovial amateur de saké) et Tikku (le jeune apprenti) doivent cette fois assurer la sécurité lors d’une cérémonie de mariage qui risque de perturber l’équilibre entre les quatre grandes familles de l’Empire du Pajan. Malgré la présence d’une Garde Blanche, composée des 100 meilleurs samouraïs des deux familles et la présence d’Okko et des siens, l’ambiance qui entoure ce mariage d’intérêt est fort tendue.

Si Okko n’est pas sorti indemne du cycle précédent, ses talents semblent donc toujours très convoités et la perte d’un bras lors du combat l’opposant au célèbre samouraï bunraku Kubban Kiritsu n’a rien enlevé au charisme du redoutable rônin. Plongeant ce tome dans une ambiance de feu, Hub propose à nouveau un scénario riche en rebondissements, particulièrement bien construit et mêlant savamment action, humour et suspense.

D’entrée, on replonge dans ce japon médiéval fantastique aux décors somptueux. Hub continue d’exceller graphiquement, avec un dessin alliant lisibilité, dynamisme et souci du détail et des personnages attachants. Au milieu des éruptions volcaniques et des feux d’artifice, l’auteur baigne ce tome dans une atmosphère explosive qui accompagne brillamment ce mariage arrangé qui risque bien de mettre le feu aux poudres.

Probablement le meilleur début de cycle depuis le début de cette excellente saga !

1 11 2011
   

Je n'irai pas par quatre chemins : Ce premier tome du cycle du feu est à ce jour le meilleur album réalisé par Hub sur sa série phare, "Okko".

Il est en effet plus dense et plus complexe que l'ensemble des autres albums. De nombreux personnages font ici leur apparition, les différentes familles s'illustrant de belle manière et donnant au background général du tome beaucoup de poids. On comprend toutefois rapidement le contexte de ce mariage forcé et des luttes de pouvoir intrinsèques se déroulant en arrière-plan. Les différentes pièces se mettent en place sur cet étrange échiquier, le lecteur présentant dès les premières pages un coup d'éclat qu'il ne peut encore clairement définir.

Mais le vrai point fort de cet album, c'est son retournement de situation sur le dernier quart de l'histoire. On sentait clairement la tension monter, le scénario gronder en arrière plan, symbolisé par ce volcan qui ne demandait qu'à rentrer en éruption. Mais quelle surprise malgré tout !

Graphiquement, c'est assez génial, et ce depuis le tout premier tome de la série. Le trait dynamique de l'auteur, allié aux belles couleurs de sa compagne Li, est un véritable régal pour les yeux. Une nouvelle créature, elle aussi issue de la mythologie japonaise, fait son apparition ici : ces étranges Kapa, qui semblent messager d'un funeste message, sont graphiquement parfaits.

Ce septième tome de "Okko" est donc clairement le plus ambitieux, prenant et déroutant qu'il nous ait été donné de lire jusqu'alors. Gageons que Hub saura conclure avec brio ce cycle, élevant encore d'avantage "Okko" au rang de série incontournable. Bonne lecture !