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Nous ne serons jamais des héros
 

Nous ne serons jamais des héros

 
 

Résumé

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Planche de Nous ne serons jamais des héros"Nous ne serons jamais des héros" est l’histoire d’un père et d’un fils qui se retrouvent, le temps d’un voyage à travers le monde.

Le fils est un glandeur qui ne sait pas quoi faire de sa vie. Vivant de petits boulots, scotché à sa télé, Mick est un loser qui incarne une génération qui a du mal à se lancer des défis. Le père, handicapé et imbuvable depuis l’accident qui coûta la vie à leur mère, est un emmerdeur pas possible. Sur un caprice du père, les deux partent faire un tour du monde qui m’a par moment fait penser à «The Bucket List», le film avec Jack Nicholson et Morgan Freeman.

Le conflit entre les deux personnages est ici générationnel avec, d’un côté, une génération glandouille sans véritable combat à mener, et de l’autre, celle qui a connu la guerre et Woodstock. Pour le fils, le voyage est surtout initiatique, car il lui permet de sortir de son salon, d’ouvrir les yeux sur les richesses du monde et de trouver un but dans la vie. Le voyage de Charles est plutôt nostalgique, car c’est celui qu’il fît jadis avec sa femme. Au fil des rencontres, des souvenirs, des découvertes, des discussions et des engueulades les deux hommes vont se rapprocher et sortir grandis du voyage. Si le récit proposé par Olivier Jouvray ne décolle pas vraiment, il s’avère touchant et les personnages, malgré un côté légèrement trop caricatural, s’avèrent très attachants.

Au niveau du dessin, c’est avec grand plaisir qu’on retrouve les frères Salsedo, Frédérik (dessin) et Greg (couleurs). Les deux artistes de la série "Ratafia" (que vous devez d’ailleurs absolument lire) nous emmènent dans un tour du monde qui passe par la Réunion, New York, San Francisco, le Vietnam, l'Inde et le Maroc et alternent donc les décors au fil des pages. Malgré quelques yeux qui sortent des orbites, le dessin se veut néanmoins moins caricatural que dans "Ratafia", mais insuffle tout de même beaucoup de légèreté au récit. Les deux s’essayent également à un dessin au lavis qui est vraiment superbe et dont on apprécie particulièrement le rendu lors de pleines pages splendides.

Un voyage sympathique, dépaysant et touchant.


Chronique rédigée par yvan le 02/07/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2010

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Nous ne serons jamais des héros, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 2 2013
   

Les Salsédo, ce sont ceux du très humoristique et décalé "Ratafia". Jouvray, c'est l'un de ceux du décalé et plaisant "Lincoln". Autant dire que, au vu des noms sur la couverture, on ne peut s'empêcher de penser que l'on va s'en payer une bonne tranche. Mais la couverture appelle plus de réserve, et le titre négatif nous annonce quelque chose qui sera sans doute plus profond que les deux oeuvres mentionnées. Et c'est bien ce qui se passe, les auteurs changent de registre et nous proposent un couple qui est ici touchant avant d'être drôle. Un couple de personnages composé d'un père et de son fils, qui, chacun pour des raisons différentes, initient un tour du monde. Pour le père, qui n'a pas bougé depuis 25 ans, malade, c'est un moyen de revivre sa jeunesse et de refaire une partie des voyages qu'il avait fait avec sa femme, morte 25 ans plus tôt. Pour le fils, c'est un moyen de se faire de l'argent : la bonne volonté pour travailler a été émoussé par les boulots intérimaires sans avenir et il se retrouve, comme beaucoup de jeune, célibataire, sans argent, sans boulot, avec sa télé, son lit et sa console comme seuls compagnons. Il doit prendre sur lui pour aider ce père acariâtre à revivre sa jeunesse, mais voilà, au bout du chemin il y a de l'argent... Et finalement, il y a beaucoup plus que cela car ce tour du monde est pour lui un véritable parcours initiatique : il va à la rencontre de ce père bourru, il va à la rencontre de la vie de couple de ses parents et comprend ses origines. Il découvre, grâce à son père, la curiosité. On retrouve forcément là-dedans l'idée selon laquelle les voyages forment la jeunesse, un peu revisité en lui donnant une dimension plus sensible. L'idée manque d'originalité, mais il y a une petite dose de sentiments ici ou là qui permettent de relever le niveau.

Le dessin de Salsédo est intrigant et on a du mal à concilier ce trait caricatural au réalisme des sentiments qui est censé être mis en avant. Il y a de très bons passages, et le dessinateur ne peut s'empêcher de défigurer totalement ses personnages (et notamment la soeur du héros). L'ensemble présente ainsi un mélange des genres assez surprenant, mais au final, assez agréable.

Pour autant, je reste un peu sur ma faim et je trouve que cet album aurait pu aller plus loin. Si les sentiments existent, il ne restent qu'esquissés lors que l'on aurait pu s'attendre qu'à mesure du déroulement du récit, ces derniers soient plus profonds. Malgré quelques moments où nos personnages se rapprochent, leur relation semble rester froide et ca me chagrine un petit peu. J'ai l'impression que les auteurs n'ont pas su aller au bout de leur idée et j'ai été un peu frustré : un pas de plus vers le sentiment, laissant présager quelque chose de profond, pour revenir juste après à des choses plus superficielles... Finalement, malgré quelques touches ici ou là dont j'aurais aimé qu'elles représentent la majorité du récit, je suis resté assez distant de ces deux personnages. Pas assez impliqué, peut-être...

C'est tout de même très sympa de découvrir ces auteurs dans un autre registre, le mélange des genres fonctionne plutôt bien mais l'idée me semble un brin sous-exploitée.

20 7 2010
   

Je viens de terminer ma lecture et quelle claque j'ai reçue! C'est pour tomber sur ce genre de chef d'oeuvre que je ne regrette pas de dépenser autant d'argent dans cette passion qu'est la bande dessinée.

Un père malade et acariâtre décide de refaire le tour du monde qu'il avait fait 25 ans plus tôt avec sa femme aujourd'hui décédée, mais cette fois ci avec son fils qui est un loseur aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie amoureuse. Peu à peu les deux personnages qui n'avaient plus de contact réapprennent à se supporter et finissent pas retisser des liens affectifs, malgré les coups de gueule répétés du père. Je ne raconterai pas la très belle fin pour ne pas gâcher la surprise, mais j'ai ressenti lors de cette lecture une émotion encore plus intense qu'avec Le journal de mon père de Taniguchi que j'avais déjà beaucoup apprécié.
Les différents pays rencontrés sont très peu exploités car ils sont uniquement le prétexte à ces retrouvailles père - fils, et c'est tant mieux.

Le dessin et la colorisation sont parfaitement réussis, et retranscrivent très bien les lieux, que l'on soit dans des lieux communs ( l'appartement du jeune homme par exemple) ou des paysages somptueux comme ils peuvent en rencontrer au cours de leurs pérégrinations.

C'est avec un grand engouement que je vous invite à lire cette oeuvre.