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Nosferatu
 

Nosferatu

 
 

Résumé

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Planche de NosferatuBen voilà... Moi qui suis fan de Druillet, j'avoue ne pas avoir accroché. Cette histoire a été crée et réalisée en 1978. Le dessin, noir et blanc, est très hachuré, nerveux, cassant. On peut y reconnaître le style utilisé pour les deux albums "Vuzz" : dépouillé volontairement, baroque, centré sur le personnage principal. Autant Vuzz était gouailleur, bordélique, autant Nosferatu ne fait que de l'introspection, rêve, soliloque...

Pas de grandes batailles ni de combats avec les dieux, pas d'épopée barbare aux couleurs explosives... non... une histoire simple d'un vampire quasi seul qui va essayer de s'évader vers un autre monde afin de survivre.

Certains qualifieront peut-être cet opus de "grandiose", de "recherche ultime" dans la création... tant mieux pour eux... ce "Robinson d'un monde déchu" ne m'a pas accroché. Pourquoi d'ailleurs l'avoir acheté sans même l'avoir au préalable compulsé ? A cause, je crois, de la couverture qui est, vraiment, magnifique... Décu, personnellement...


Chronique rédigée par LYmagier le 15/01/2006
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Janvier 1989

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Nosferatu, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

14 4 2010
   

Joli album que cette réédition datant de 2001 aux éditions Albin Michel : couverture noire de belle qualité au dessin gravé en relief, pages en noir et blanc colorisées d'un gris argenté brillant. Un album qui vaut son prix et qui ravira les collectionneurs.
L'ennui, c'est que le contenu n'a pas de quoi vraiment séduire celui qui n'est pas déjà sous le charme.

Au niveau du dessin, nous sommes loin du Druillet de "Lone Sloane" et de "Salammbô" : le trait est beaucoup plus lâché, moins travaillé, les décors sont bien plus abstraits. Ce n'est pas moche car Druillet a un trait maîtrisé donnant des planches déliées mais pleines de substance. Mais contrairement à d'autres oeuvres de cet auteur, Nosferatu ne bénéficie pas d'un dessin qui se suffit à lui-même et vaut pour lui seul l'achat ou la lecture de l'album.

Au niveau du récit maintenant, c'est assez ambigu. Nous sommes dans un décor post-apocalyptique où la nature de vampire du héros est presque un pretexte. Il s'agit simplement de lui donner quelques pouvoirs surnaturels et notamment la capacité de voler au-dessus de ce monde ravagé et de s'interroger ainsi sur sa nature, sur ce qu'il doit faire, etc...
Les dialogues sont étranges. Ils mêlent citations poétiques de Baudelaire, diatribes lyriques, argot et paroles enfantines (poil à la tétine). Ils ne sont donc pas dénués d'humour, de même que le personnage de Nosferatu qui est parfois sciemment clownesque.
Nous sommes donc à mi-chemin entre la tragédie post-apocalyptique noire et le conte cynique et humoristique. Difficile de se faire une idée précise de l'objectif de ce récit.

Ce qu'il en reste surtout, c'est que les dialogues sont un peu lourdingues, que l'intrigue est plutôt ennuyeuse et que la conclusion de l'album ne mène pas à grand chose sans pour autant qu'on ait bien compris l'interêt de tout le récit.

14 4 2010
   

J'avoue avoir été un peu désapointé à la lecture de ce Nosferatu.
D'abord il y avait cette question sur le personnage mythique : comment Druillet allait-il l'interpréter ? Quel portrait pour le plus connu des Vampires ?

Et bien, c'est un portrait austère et désabusé. L'auteur a choisi de mettre en scène sa solitude et la vacuité de sa vie, qui s'inscrit elle-même dans un monde vidé de son humanité.
Un peu comme si ce vampire était lui même vidé de sa propre substance.

L'idée et le symbole sont très bons, mais tellement destabilisants ! C'est un peu comme si on cherchait quelque chose qui ne viendra jamais tant ce "Nosferatu" est loin des conventions.
Là où "Vuzz", dont le graphisme est en tout point comparable, use de l'humour et de la dérision, là où Lone Sloane dégage une incroyable puissance, ce Nosferatu est construit sur le principe d'un grand vide...
Un album tellement austère qu'il procure peu de plaisir. C'est aussi ce qui en fait une pièce unique...Un peu frustrant mais tellememnt spécial !
Druillet a-t-il pris un malin plaisir à être là où on ne l'attendait pas ?