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Tome 1 : Pour la Cruauté des Hommes
 

Noé, tome 1 : Pour la Cruauté des Hommes

 
 

Résumé

Noé, tome 1 : Pour la Cruauté des HommesAfin d'acceder au résumé de Noé, tome 1 : Pour la Cruauté des Hommes, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Noé, tome 1 : Pour la Cruauté des HommesOn ne présente plus aux cinéphiles l'incroyable réalisateur Darren Aronofsky, auteur de films poignants tels que "Requiem for a dream", "The Fountain", "Pi"...

Sa production BD est par contre bien plus méconnue du grand public. Après un très beau "The Fountain", le scénariste se replonge dans une nouvelle série ambitieuse sous le nom de "Noé", une variation post-apocalyptique sur le thème du déluge.

Ce qui frappe dès la toute première planche, c'est l'ambiance désertique, aride et hostile émanant d'une narration très graphique. Le monde de Noé est franchement désolé, tristement abandonné. On comprend vite que cette histoire, à l'origine connue de tous (le Déluge et l'Arche de Noé), est transposé dans un futur post-apocalyptique, mais les indices sont toutefois très subtils. En effet, ce ne sont que quelques poutrelles métalliques qui en début d'albums nous aiguilleront dans ce sens, avant de découvrir de superbes méga-structures d'acier rouillé, ne laissant plus aucun doute sur le contexte de cette histoire.

Le message, par contre, est très clair : Les humains sont en train de détruire leur monde, la Terre, et le cataclysme à venir n'est qu'une réponse divine/naturelle à la folie des hommes. Message dans l'air du temps, tant il est facile de transposer celui-ci à notre époque et aux derniers événements naturels que l'humanité à subit : Fukushima au Japon, les inondations de Thaïlande..

Concernant le scénario, on appréciera la manière dont Darren Aronofsky s'est approprié le sujet pour créer un univers et un bestiaire propres à son histoire. Ce premier opus est avant tout introductif (la série étant prévue en 4 tomes), c'est donc avant tout un album très descriptifs de l'humanité et de sa situation.

Le très beau dessin de Niko henrichon est une véritable invitation au voyage et à la découverte de cet univers. Les couleurs sulfureuses et désertiques, les structures et les populations représentées donnent une identité très forte à cette série, un véritable bon point et ce dès la couverture de l'album. On aurait apprécié un peu plus de constance dans certains visages, mais la suite de la série saura stabiliser ce point, n'en doutons pas.

On attend maintenant avec impatience la suite de cette variation très personnelle du thème du Déluge. Gageons qu'Aronofsky et Henrichon sauront en tirer le meilleur, permettant alors à la série de devenir une incontournable du genre.


Chronique rédigée par Piehr le 16/11/2011
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.90
Dépôt légal : Octobre 2011

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Noé, tome 1 : Pour la Cruauté des Hommes, lui attribuant une note moyenne de 3,90/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

21 9 2017
   

Je me lance dans la lecture de cette série sur Noé. Malheureusement j’ai vu le film d’Aronofsky avant et chaque fois que je vois Noé dans la BD je vois Russell Crowe et c’est bien dommage car le film me semble de moins bonne facture que la BD. Bref, le réalisateur tient là un sujet qui a l’air de lui tenir à cœur, mettre l’histoire de Noé et de son arche sur papier. Il y arrive fort bien, c’est très prenant, on est assez éloigné des clichés bibliques et c’est tant mieux. Il prend le partie de laisser beaucoup de place à l’image et moins au texte, ce qui donne souvent des pages contemplatives, et qui tend à renforcer le message que le monde part en vrille et que la faute vient des humains. C’est finalement cette sobriété qui m’aura surpris le plus, bien plus que les géants qui ne m’ont pas dérangé.

10 4 2015
   

L'exercice était délicat mais finalement, c'est réussi. Délicat parce que prendre un texte de l'Ancien Testament, c'est prendre le risque de toucher aux religions monothéistes usuelles. Il faut être suffisamment fin pour proposer une lecture qui soit compréhensible par le plus grand nombre. Par ailleurs, prendre le texte relatif à Noé, c'est s'attaquer à l'un de ces passages les plus connus : la marge de manoeuvre est étroite. Et puis, il faut aussi que le récit d'un texte si ancien soit assez moderne. Et tout cela est assez réussi et donne un bon moment de lecture.

J'ai pris plaisir à redécouvrir ce texte. Redécouvrir parce que les auteurs, aussi bien le scénariste que le dessinateur, propose leur propre interprétation des débuts de Noé. Ses visions respectent le souffle mystique nécessaire tout en évitant le délire fantastique que l'on pouvait craindre. Noé est un personnage à la fois commun, mais qui se revendique de la lignée d'Adam, ce qui lui permet d'avoir certains pouvoirs de guérisseurs. La présentation en début d'ouvrage des personnages et de la situation est mesurée, les auteurs n'en font pas trop et mettent en image leur propre lecture. L'ensemble est bien narré, bien rythmé et même si l'on connaît la fin de l'histoire, on reste pris dans cette narration qui réserve quelques surprises, comme l'apparition de ces géants, qui permettent une nouvelle lecture de la Genèse. L'exercice s'avérait dangereux mais en présentant cet univers pré apocalyptique, en évitant de tomber dans une surenchère Héroic Fantasy, les auteurs ont réussi à déjouer les pièges et à proposer une introduction cohérente et prenante.

4 3 2014
   

Comme il a été si bien dit, ce travail d'adaptation du déluge et de l'Arche de Noé se situe dans un futur apocalyptique.
Celui-ci est particulièrement bien campé, loin des poncifs à la Mad Max. Ici, le désert dans lequel les hommes survivent constitue un décor intemporel et renforce l'aspect intrigant de la narration. Si le rythme est assez lent, il réserve cependant suffisamment d'action pour qu'on ne s'ennuie jamais.
Niko Henrichon fait un boulot épatant, alliant un trait rugueux, qui colle parfaitement à l'univers de ce premier volume, à des décors travaillés qui invitent à la contemplation.

Le résultat est assez impressionnant, car il se dégage de l'ensemble une réelle originalité.
Si la suite se montre à la hauteur de ce tome introductif, il ne serait pas impossible qu'on tienne là une vraie petite pépite...

2 12 2011
   

Aux manettes de cette revisite du célèbre épisode biblique, on retrouve deux scénaristes américains (le cinéaste Darren Aronofsky, réalisateur de « Black Swan » et « Requiem for a dream », ainsi que son co-scénariste Ari Handel) et un dessinateur canadien Niko Henrichon ("The Pride of Bagdad").

Si l’histoire de Noé, de son Arche et du Déluge est connue de tous, c’est la transposition dans un univers post-apocalyptique qui constitue l’originalité et l’attrait de cette saga prévue en trois tomes. Le lecteur se retrouve donc dans un monde totalement dévasté, baignant dans la violence. C’est dans ce champ de ruines désertique que Noé et sa famille tentent de survivre. Ce premier volet sert à présenter ce personnage, ses visions d’une pluie diluvienne qui détruira tout sur Terre et son voyage vers le mont Ararat.

Le savoir-faire de Niko Henrichon contribue à dépeindre un univers envoûtant et cohérent. La mise en couleur accentue l’atmosphère aride et hostile qui règne dans ce monde où les ressources sont rares. Des décors post-apocalyptiques au charisme du personnage central, en passant par les Anges et autres créatures représentées, le dessinateur donne une identité visuelle très forte à cette saga.

Un premier tome convainquant !