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Dans un monde futuriste, une nouvelle drogue fait fureur. Le Nirvana est une drogue qui ne se contente pas d’agir sur le cerveau du consommateur, elle disperse littéralement les molécules humaines. Si le trip est absolu, les dangers de cette drogue quantique ne sont pas moindres car le risque de ne pas se reformer à l’identique après dislocation du corps est bel et bien réel. Hurley Judd a d’ailleurs perdu sa femme, accro à cette saloperie, il y a quelques années. Bien décidé à remonter la piste du créateur de cette substance révolutionnaire qui a bousillé sa vie, il est devenu narco-flic et est prêt à tout pour infiltrer le milieu des trafiquants.
Plutôt adepte du genre fantasy, Jean Luc Istin surprend tout le monde en proposant un récit futuriste axé autour d’une drogue qui agit au niveau moléculaire. Initialement livrée sous forme d’intrigue policière, la quête vengeresse de cet ancien fonctionnaire à la loge des archivistes mêle progressivement différents genres. Évoluant vers un univers SF de plus en plus prononcé, ce récit d’anticipation prend même des allures de comics de super-héros en deuxième moitié d’album.
Visuellement, Arnaud Boudoiron donne vie à un univers pour le moins singulier et semble très à l’aise lors des scènes plus futuristes dans l’espace. Si le début de l’histoire est légèrement décousu et que certains enchainements sont un peu trop rapides, l’originalité du récit fait mouche et ce premier volet s’avère finalement parfaitement maîtrisé et très plaisant à lire.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Nirvana, tome 1 : Première génération, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J'ai été attiré par l'univers d'anticipation de ce récit, me rappelant celui du jeu de rôles Cyberpunk. J'ai apprécié sa densité et le côté assez classe des innovations parfois exagérées qu'il imagine : des voitures volantes et des robots, certes, mais aussi des prescients, des morts pouvant momentanément réinvestir leurs corps et bien sûr une drogue qui dissout l'âme et le corps avant de les réintégrer parfois différemment.
Tout cela n'est pas trés crédible, encore moins que la grosse facilité scénaristique voulant que le héros ait un super-savant comme ami qui lui a fabriqué, juste comme ça, au cas où, une armure infiniment plus puissante que celle d'Iron-Man permettant entre autres de voler dans l'espace et presque de se téléporter. Ce qui a eu lieu avec la femme du héros et le retournement de situation la concernant en fin de premier tome n'est pas non plus crédible.
Malgré tout, grâce à une bonne narration, à un rythme mêlant judicieusement action et réflexion et à un dessin soigné et efficace, j'ai été parfaitement pris dans ma lecture et intéressé.
J'ai malheureusement décroché vers la fin du premier album, avec l'afflux de discours mystiques et une tournure de scénario qui ne me semble pas partir dans une direction à même de me plaire vraiment. Je réalise après coup que j'avais eu exactement la même réaction à la lecture de la série "HUSK" dessinée par le même auteur. J'attends de voir la suite mais malgré un bon début, je suis un peu dubitatif sur la réelle teneur de cette série dans son ensemble.