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Nausicaä de la vallée du vent, tome 4

 
 

Résumé

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Planche de Nausicaä de la vallée du vent, tome 4Ce quatrième volume de «Nausicaä de la vallée du vent» renoue avec le rythme des premiers tomes; on retrouve vite ses marques, et les chemins des différents groupes de protagonistes semblent mener de concert (Nausicaä d'une part, Yûpa et associés de l'autre, Kushana et Kurotawa enfin). Il est tout de suite remarquable de voir à quel point le scénario gagne en qualité lorsque Miyazaki multiplie les destins qui se croisent, s'éloignent ou se suivent.

Cependant, le monde dans lequel ils évoluent a bien changé: si le premier volume décrivait un monde dur, marqué par la progression de la mer de la décomposition et des miasmes, mais où l'homme arrivait tant bien que mal à survivre, ce n'est plus le cas dans ce quatrième épisode; l'équilibre tenu entre la survie et la folie a été rompu, les territoires dorks ne sont plus seulement la proie de la guerre, mais aussi de leurs propres souverains qui sont prêt à souiller leur terre pour vaincre.

Peu à peu Miyazaki fait passer le récit du côté de la science-fiction d'ambiance fantastique, alors qu'au début il décrivait un univers de type post-apocalyptique. Les visions du récit basculent, le monde de «Nausicaä» semble soudain frappé par le chaos. Les hordes d'insectes obscurcissant le ciel, le fongus mutant doué de vie qui ne cherche qu'à s'accroître, la recherche télépathique de Nausicaä par le frère de l'empereur dork... le fond entier du manga devient plus trouble, et par la même occasion, plus prenant.

On regrettera d'autant plus que les dialogues, eux, ne sont pas sujet à la noirceur ambiante; si ce type de décalage peut être transcendés par certains auteurs (Yves Chaland, Charles Burns,...) pour augmenter encore l'impact du récit (ils montrent alors une société humaine quelque peu monstrueuse, insensible à son environnement), ce n'est pas le cas de Miyazaki qui, pour ainsi dire modélise mieux les rêves que les cauchemars. En comparaison de l'ambiance plus sombre, les dialogues semblables à eux même ont tendance à paraître parfois mièvre.

Heureusement, le sens du découpage de l'action de l'auteur compense ces séquences en les immergeant «totalement» dans le mouvement général. Il me semble d'ailleurs que le nombre de cases muettes augmente, ce qui irait dans le sens d'un volume où le lecteur/spectateur visualiserait un monde qui s'enfonce inexorablement dans la frénésie du chaos; à vérifier, donc.

On peut sans conteste dire qu'après la transition ratée du tome 3, le monde de «Nausicaä» devient nettement plus sombre et chaotique (plus proche d' «Akira», si l'on peut dire), à la joie du lecteur. Le ton de l'ouvrage est, malheureusement, parfois rendu plus mièvre par les dialogues qui eux, restent dans la lignée des tomes précédents. Le rythme de ce volume s'équilibre relativement bien entre action et développement narratif.

Au final, un épisode accrocheur, donnant au lecteur la tentation de lire la suite sans s'arrêter.


Chronique rédigée par Kolik le 23/01/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 27 (71,05 %)
  • 4 (10,53 %)
  • 7 (18,42 %)
  • Total : 38 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Juin 2001

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Nausicaä de la vallée du vent, tome 4, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 2 2008
   

Après s’être concentré sur la bataille livrée par Kushana afin de sauver la 3e armée tolmèque, l’intrigue de ce tome-ci va de nouveau ratisser plus large et nous faire suivre l’évolution des différents protagonistes en parallèle.

L’empereur et son assemblée de bonzes veulent réinstaurer crainte et respect dans le cœur du peuple afin de préserver le pouvoir de l’empire. Un empire menacé par l’espoir incarné par Nausicaä et par un champignon mutant dont ils perdent le contrôle.

Les signes annonciateurs de la grande catastrophe se manifestent de plus en plus et tout porte à croire que la mer de décomposition va bientôt déborder et déclencher le grand raz de marée.

Bref, un tome à la trame plus dispersée que le tome précédent et au sein duquel les considérations écologiques (grand raz de marée, peuple de la forêt, champignon mutant, légions d’insectes, arme biologique, etc) reprennent plus d’importance. Le fragile écosystème de l’univers créé par Hayao Miyazaki revient donc au centre des débats.

Si la série continue d’être excellente, personnellement je préfère quand Miyazaki ne multiplie pas trop les destins qui se croisent.

4 3 2003
   

Relativement peu de choses à dire sur ce tome. L’action se multiplie (se divise) et fait progresser le récit sur tous les fronts à la fois (peuple de la forêt qui s’adapte à un environnement hostile, Dorks qui essaient de manipuler cet environnement pour en faire une arme, Dieu guerrier en train de ressuciter…).
Le principal de l’action reste tout de même le grand raz-de-marée de la mer de la décomposition qui commence à dévoiler sa terrible ampleur, avec des scènes montrant les dérisoires humains en prise avec les légions d’insectes. A ce propos, on remarquera une image symbolique et sublime : p. 95 et 96, le nuage d’insectes attaquant un vaisseau, qui affecte la forme d’un gigantesque dragon.
Miyazaki montre toujours une histoire très cynique, puisque même au cœur du plus âpre et déséspéré combat, l’ambition et la haine déchirent encore la famille royale tomlèque. Cynisme largement nuancé par l’espoir, comme en témoigne le personnage de Kushana, dont les motivations et le passé sont quelque peu explicités ici…
L’histoire du fungus pour sa part, me paraît légèrement surfaite, mais après réflexion, elle s’inscrit complètement et parfaitement dans le cadre de cette œuvre, et trouvera des échos dans les tomes suivants.
Toujours aussi prenant, ce tome se lit d’une traite, et c’est fiévreusement qu’on attendra la suite.