46 492 Avis BD |20 156 Albums BD | 7 883 séries BD
 

Nausicaä de la vallée du vent, tome 1

 
 

Résumé

Nausicaä de la vallée du vent, tome 1Afin d'acceder au résumé de Nausicaä de la vallée du vent, tome 1, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Nausicaä de la vallée du vent, tome 1Comment débuter une critique de «Nausicaä de la Vallée du Vent», oeuvre indispensable à la compréhension du travail d'Hayao Miyazaki et, par là, du manga contemporain?
Hayao Miyazaki est le co-fondateur avec Isao Takahata du célèbre studio japonais Ghibli, haut lieu de la création indépendante de films d'animation; ces deux hommes sont le fer de lance d'une tendance qui est entrain de donner ses lettres de noblesse au genre, et peut-être au monde dessiné (bd, caricature, animation...) en général, via leurs réalisations saluées par la critique («Mon ami Totoro», «Porco Rosso» ou «le voyage de Chihiro» pour Miyazaki; «le tombeau des lucioles» ou «mes voisins les Yamada» pour Takahata).

Or, «Nausicaä» est la seule bande-dessinée stricto senso de Miyazaki, oeuvre appartenant au fond commun influençant le genre post-apocalyptique, mais ce singularisant par son côté de fable écologiste... c'est dire son influence.
Je dirais donc juste que «Nausicaä» est une grande fresque au scénario extrêmement fouillé (découpage action/réflexion parfaitement équilibré, concepts clefs (l'empathie, la purge d'un sol pollué par un écosystème où l'homme n'a pas sa place...) donnant une rare cohérence à l'univers décrit, influence écologique marquante, etc...) dans un monde dont le traitement reste toujours juste, ne basculant jamais dans la caricature.

Le personnage de Nausicaä même, issu de l'Odyssée, est particulièrement attachant; sa sensibilité à son environnement est inoubliable, son caractère nuancé, entre force et fragilité, très réussi. On regrettera juste sa quasi-sacralisation, due à sa pureté, la rendant à jamais inaccessible. Un modèle d'autant plus touchant qu'on ne peut s'y identifier tout en partageant ses aventures.

Le dessin semi-dynamique, entre manga et bande-dessinée européenne, vous rappellera les dessins animés des années 1970, quand Miyazaki a fait ses premières armes. Il est donc plus accessible pour le néophyte que le style manga classique.Le sens de lecture japonais (on lit les cases de droite à gauche, et le mouvement de la même manière à l'intérieur de celles-ci) peut poser problème au premier abord; heureusement, l'adaptation de Glénat, très convenable, facilitera une prise de repères rapide.

En conclusion, une oeuvre que les amateurs de manga se doivent de lire; pour les autres, un accès subtil, au graphisme moins déstabilisant, à la bande-dessinée japonaise.


Chronique rédigée par Kolik le 14/01/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 27 (71,05 %)
  • 4 (10,53 %)
  • 7 (18,42 %)
  • Total : 38 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : Clic ! Clic ! Clic !
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.79
Dépôt légal : Septembre 2000

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Nausicaä de la vallée du vent, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,79/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 6 2015
   

Tiens !?!... Nausicaä… c’est quand même pas récent. Ca fait au moins 30 ans que c’est paru.
Ah, d’accord, c’est une réédition.
Mais quelle réédition ! C’est très bien fait, et j’ai plongé à nouveau dans ce récit qui met déjà en avant certains thèmes comme l’écologie, le féminisme…
Tout ce qui est ici présenté -ET ACTUEL- avait déjà été pensé et dessiné par le mangaka Hayao Miyasaki.
C’est vraiment limpide de vision, de compréhension, et la prédilection donnée aux dits thèmes est bien vivace de nos jours.
D’une certaine façon, je suis retourné aux sources où le graphisme avait un trait assez novateur pour l’époque.
C’est vrai que ce premier album me faisait un peu penser à « Albator » mais les personnages, les animaux étaient attirants de par le modus vivendi.
J’avais bien aimé… et j’aime toujours.

20 2 2010
   

Miyazaki par l'intermédiaire de cette série nous prouve qui n'est pas maître qu'en animation mais aussi en manga. La série Nausicaa précurseuse du manga contemporain et des tous les animations du maître qui suivront est tout bonnement un chef d'oeuvre.

Miyazaki y traite de façon très belle et très subtile de son thème le plus simple: l'écologie. Il crée une terre complètement détruite ne semblant plus avoir aucun espoir. Pourtant la nature tente toujours de survivre et s'adapte aux changement(si ce n'est qu'elle les crée). On découvre une faune et une flore complêtement remanié et superbement maîtrisé par le scénariste. Le monde crée est aussi bien définie avec une carte précise et des populations très bien trouvés. On assiste à une ode à la paix. L'héroine est une jeune fille s'entendant bien avec les animaux et qui souhaite stopper la guerre à tout prix. Elle possède toutes las qualités d'une héroine de manga et est très charismatique pour nous lecteurs. Miyazaki nous fait pleurer et nous livre un scénari savamment orchestré et superbemment émouvant qui ne peut s'empêche de toucher n'importe quelle personne.

Les dessins dur pur styles Miyazaki avec un trait simple mais des décors et des vêtements foisonnants de détails. Ils ont une fraîcheur qui les distingue d'autres dessins de mangas. Les insectes géants sont superbement illustrés et les trouvailles de design pour les vaisseaux ou vêtement sont sont supers.

Miyazaki nous fait découvrir son monde à lui remplie d'hommes et de femmes cruels mais encore des sentiements humains. Cela symbolise un espoir que l'humanité doit s'efforcer d'exploiter. Tant qu'l y aura de bonne personne l'espèce humaine survivra.

22 1 2008
   

Cette mise en place de l’univers de Nausicaa est efficace, mais également surprenante au niveau graphique.

Dans un monde post-apocalyptique dont les japonais sont toujours friands, Hayao Miyazaki pose un univers très riche, cohérent et reposant étonnamment sur des considérations écologiques. Les personnages sont très réussis avec une Nausicaä extrêmement attachante : sensible et fragile, mais également courageuse et combattive. Une fille à la personnalité prononcée et au caractère pourtant nuancé.

Mais, le plus surprenant est le graphisme d’Hayao Miyazaki, qui ne correspond pas au reste de la production japonaise. Un style plus proche de la bande dessinée européenne, fort détaillé et hachuré. Pas vraiment manga !

Un monde et des personnages qui donnent envie d’en savoir plus.

29 8 2003
   

Un premier tome qui pose les bases de la saga de Nausicaa.
Après quelques pages pour s'habituer au graphisme et rentrer dans l'histoire, ce n'est que du plaisir. On y découvre la majorité des éléments de l'histoire, d'abord sur un rythme assez lent qui s’accélère au fur et à mesure.
Envoûtant

2 3 2003
   

A mes yeux, Nausicaä est avant tout une fable écologique, ou l'on retrouve des thèmes chers à Miyazaki, rencontrés dans "Le voyage de Chihiro", ou encore "Princesse Mononoke". Rien d'ultra original lors de la lecture de ce premier tome, donc, mais un scénario construit et un univers vraiment cohérent.

Dans un monde Post-apocalyptique, l'auteur a réussi a créer des civilisations tangibles sans tomber dans la repompe des diverses histoires existantes dans cet environnement, tout en développant une sorte de mythe qui donne à l'ensemble toute son envergure.
Alors, certes, ce n'est pas l'originalité qui caractérise ce premier tome, mais bien le déroulement des évènements, et l'atmosphère si particulière qui s'en dégage.

On découvre ici les personnages principaux de cette grande fresque (Nausicaä au premier plan, bien entendu), et force est de constater qu'ils sont très travaillés. J'aime ça : ca donne tout de suite une autre dimension à tout un livre. (c'est d'ailleurs pourquoi je suis à genoux devant Universal War 1, par exemple).

Le dessin de Miyazaki est quant à lui, comme le souligne CoeurDePat, assez haché, et nous éloigne clairement du style manga formaté que l'on peut avoir l'habitude de rencontrer dans les productions mainstream. Ca donne à l'ensemble un coté très personnel, et une force narrative accrue, mais le manque de précision peut parfois donner d'étranges impressions.

Un bon premier tome, donc, mais qui n'est pas assez original à mon sens.

CoeurDePat :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de CoeurDePatReflet de l'avatar de CoeurDePat
21 1 2003
   

Difficile de passer poster un avis après Kolik, qui a déjà dit bien des choses, et des choses bien en plus.
N'ayant lu pour l'instant que le tome 1 de cette fresque, mon avis sera moins élogieux. "Nausicaä" , à l'instar du livre "Dune", a beaucoup de choses pour retenir l'attention. Sujet aux préoccupations écologiques intelligentes et marquées, personnages bien campés et ancrés dans la mythologie, confrontations non seulement à un ennemi humain, mais encore à un environnement n'en sont que les plus évidents.
Le dessin de Miyazaki -- qui prétend ne pas savoir bien dessiner, tout de même ! -- est quelque peu surprenant. Précis, détaillé, il est pourtant assez "haché", et doit à mon avis être très bien adapté à la colorisation. En noir et blanc il est très joli également, mais mon oeil reste un peu bloqué dessus.
Côté intérêt, ce 1er tome pose les base d'une histoire qui s'annonce certes prometteuse, mais reste extrêmement classique et à mon avis sans extraordinaire originalité, d'où ma note assez moyenne.
On verra avec le tome 2.