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Tome 4 : Dead End
 

Mutafukaz, tome 4 : Dead End

 
 

Résumé

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Planche de Mutafukaz, tome 4 : Dead EndAlors que le troisième volet était précédé d’une préquelle (Tome 0) destinée à faire patienter un lectorat totalement accro à la cavale effrénée d’Angelino et Vinz, les fans de cette saga percutante et innovante d’Ankama éditions n’avaient rien à se mettre sous la dent durant les trois longues années d’attente nécessaires à la création de ce De4d End qui, malgré son titre, n’est que l’avant-dernier de la série.

Abandonné à son triste sort, le lecteur peut néanmoins immédiatement se réchauffer le cœur auprès d’une couverture qui préfigure à nouveau d’un contenu « muy caliente ». Dès les premières planches, il se retrouve plongé dans cet environnement gangsters hip-hop et tequila à la sauce fantastique, qui invite à suivre les péripéties des deux antihéros de ce road-movie explosif. Après un album, très justement intitulé Révélations, qui levait le voile sur les véritables origines de cet ancien livreur de pizza dont la vie bascula le jour où il s’est fait percuter par une fourgonnette, ce quatrième épisode joue pleinement la carte de l’action. Hormis un passage dévoilant les aptitudes terrifiantes d’Angelino, l’histoire de ce jeune homme à la tête noire et de son ami Vinz au crâne enflammé tourne quelque peu en rond. Cette errance à travers des quartiers transformés en champ de bataille montre des personnages principaux certes toujours aussi attachants et drôles, mais totalement dépassés par les événements.

Dans la lignée des tomes précédents, celui-ci est à nouveau imprégné d’un rythme trépidant, l’humour est constamment au rendez-vous, les répliques fuses et l’action est omniprésente tout au long des courses-poursuites, fusillades et autres affrontements qui plongent Dark Meat City dans une véritable guerre civile. De l’assassinat du Président des États-Unis Gore W. Tex à cette mystérieuse prophétie qui anime les justiciers luchadores, ce cocktail original situé aux frontières des genres multiplie les rebondissements et avance à cent kilomètre-heure. Les planches spectaculaires et parfois littéralement renversantes de Run se placent d’ailleurs toujours aussi volontiers au diapason des délires scénaristiques. S’il livre un graphisme qui n’est assurément pas en reste, il faut cependant noter l’absence des traditionnels petits suppléments sous forme d’articles, de références, de croquis, de pubs, et autres, qui venaient agrémenter le récit principal et l’univers déjanté imaginé par l’auteur. Les amateurs de petites lunettes rouges et vertes se délecteront cependant de la présence de seize pages en version 3D, exclusivement réservées à une édition limitée.

Mutafukaz est une tuerie hors norme qui dynamite les poncifs du genre. Elle joue avec les codes et fait souffler un vent de fraîcheur au sein d’un neuvième Art qui s’enlise avec complaisance à l’intérieur de formats standards et de parutions classiques. Reste à espérer que la prochaine rafale paraisse plus rapidement !


Chronique rédigée par yvan le 20/05/2013
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Février 2013

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Mutafukaz, tome 4 : Dead End, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 11 2013
   

On retrouve Vinz et Lino dans la ville de Dark Meat City en plein chaos : un chaos tel que les gangs décident de s'allier pour repousser les forces venues d'ailleurs, initialement recrutées pour maintenir l'ordre mais qui voient désormais plus grand. Ils s'affranchissent du pouvoir en place et la tension, qui est déjà au maximum en début d'ouvrage, ne cesse d'augmenter au fil des pages. C'est cette narration et cette tension qui va en grandissant, qui m'ont surpris : vu la situation en début d'ouvrage, je voyais mal comment tout cela allait évoluer et pourtant le scénariste y arrive. Nos héros des trois premiers tomes sont plus spectateurs qu'acteurs dans ce maëlstrom de violence et d'action, mais l'histoire reste prenante. Certes, parfois, ca devient vraiment très gros, avec cette ambiance à la "Independance Day", avec ces mantes religieuses géantes, mais finalement, le ton décalé et très humoristique de l'ensemble permet de faire passer tout cela. Cet album présente une grande originalité, en juxtaposant les situations les plus terribles aux plus humoristiques, en utilisant un ton décalé qui se retranscrit jusque dans les vignettes (il faut tourner l'album pour suivre les actions, et la vignette des quatre chevaliers de l'Apocalypse revisités est surprenante). L'esprit est décidément moderne, dôle et tragique, plein de références, le tout enrobé de beaucoup d'action.

Dans cet environnement original, qui le reste au 4ème tome (ce qui est en soi une performance), il me manque quand même une plus grande linéarité dans le scénario, parce que là, ca pète dans tous les sens, mais on galère un peu pour distinguer où le scénariste veut nous emmener : Lino et Vinz ne prennent plus une part active aux événements, les catcheurs ont un rôle qui reste vraiment à définir et les motivations restent à préciser... Ca bouge bien, mais on s'interroge sur la direction et la finalité de tout ce mouvement.