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Tome 7 : Vie des feux
 

Murena, tome 7 : Vie des feux

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Murena, tome 7 : Vie des feuxJ’avais acheté ce tome à sa sortie, plus pour compléter ma collection que par affinité envers cette série. En effet, très peu attiré par le genre peplum, j’ai toujours été envoûté par le dessin Philippe Delaby et il faut bien reconnaitre que le scénario et les dialogues de Jean Dufaux sont de grande qualité.
Cet album commence par un carnet de croquis crayonnés superbes. On reste en admiration devant la finesse des visages et la précision géométrique de l’architecture des bâtiments.

L’histoire progresse lentement dans ce tome. Les auteurs continuent de nous immerger dans l’atmosphère romaine de l’époque avec la plus grande précision et la plus grande fidélité historique. Ca transpire une incroyable documentation mais on en a l’habitude avec cette série et la présence d’un glossaire détaillé en fin de tôme n’est pas superflue. C’est beau, sombre, inquiétant mais un peu soporifique à mon goût. On apprécie les intrigues de palais et cette ambiance feutrée mais pleine de félonie. En parallèle, la vie dans les quartiers populaires est misérable, comme cet endroit, le mont Testaceus, à l’image de ce « Besogneux », par ailleurs fort peu crédible en matière de philosophie... Le seul lien entre ces deux univers est une forte propension au plaisir sexuel. Et la violence, dans ce domaine, n’est pas l’apanage des faibles comme l’apprendra à ses dépens la vestale Rubria dans une scène à la limite du soutenable. Murena a alors une double vengeance à assouvir. Il va rencontrer Massam et c’est de façon anodine, lorsqu’ils en viennent aux mains, qu’une torche mettra le feu à Rome. Ce tome est donc marqué par une fin épique.
Ce Murena est dans la continuité des précédents et ne choquera pas les lecteurs assidus. Me concernant, je serai plus circonspect. Je lis cette aventure comme de l’histoire romancée, sans déplaisir, c’est intéressant mais parfois ennuyeux.


Chronique rédigée par ichwill le 14/12/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 239 (98,76 %)
  • 2 (0,83 %)
  • 1 (0,41 %)
  • Total : 242 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.20
Dépôt légal : Novembre 2009

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Murena, tome 7 : Vie des feux, lui attribuant une note moyenne de 3,20/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 11 2015
   

Je ne dirais pas que cet album m'a paru faible, mais on pourrait croire à un petit relachement après l'intensité du précédent ; ça commence par quelques scènes en Gaule qui terminent l'épisode de celles entrevues dans le tome 6, et puis il y a comme qui dirait une sorte de sentiment étrange, comme si Dufaux piétinait un peu sans trop savoir où mener son récit. En fait, c'est un leurre, car on découvre encore d'autres aspects de la vie romaine sous l'Empire : après les courses de chars, les combats de gladiateurs, le Cloaca Maxima, une province romaine (la Gaule)... le lecteur est plongé dans les entrepôts de l'Emporium, qui est en fait la gigantesque morgue de la cité tentaculaire.

Mais surtout, ce qui est sans doute le plus intéressant, c'est qu'on nous parle du Temple de Vesta et des vestales, à travers cette Rubria qui va subir un bien douloureux outrage ; j'attire l'attention sur ceci car le viol d'une vestale était un délit grave dans cette Rome supersticieuse craignant sans cesse le courroux des dieux, aussi Dufaux précise dans son glossaire que Suétone rapporte dans sa Vie de Néron que celui-ci aurait commis ce forfait ; je n'y crois pas un instant. Comme j'ai dû le dire dans un autre avis, Suétone était un bon historien, précis et méticuleux, mais parfois, ses allégations sont à prendre sous réserves, d'autant plus qu'un empereur commettant un tel crime (car c'en était un aux yeux des lois romaines), c'était difficilement concevable, même de la part de Néron qui (à l'époque où Suétone relate le forfait) avait déjà basculé dans la folie. Ici, on le voit encore fomenter de plus en plus l'idée d'une nouvelle Rome renaissant des cendres, mais sa folie n'est pas encore complète.

C'est donc l'album où Dufaux prend le plus de libertés, d'abord avec cette histoire de vestale qui étrangement accueille dans l'enceinte du Temple Lucius Murena proscrit, alors qu'une vestale ne devait pas avoir trop de contact avec un homme, puis son viol...et enfin nous y arrivons : l'incendie de Rome. Il fallait bien une part de romancée, et Dufaux n'hésite pas donc à prendre pour coupable Murena se battant avec Massam (tiens, le revoila lui ?) qui balance une torche embrasant une tenture... Ce n'est donc pas Néron qui a fait allumer cet incendie, ni les Chrétiens (qui seront on le sait, rendus responsables). Il est vrai que tellement de légendes ont couru sur cet incendie, on n'a jamais su comment il avait démarré, maintenant on le sait, et c'est bien ,car ça renforce la dramatisation de la série qui aurait pu somnoler doucement. Cette fin d'album est donc capitale. Je reviens à Massam : encore une petite bourde de Dufaux, mais il doit aimer ce personnage, et c'est vrai qu'il est fascinant quelque part, c'est pourquoi il le ressuscite, alors qu'en étant transpercé par le glaive de Balba dans la bagarre du Cloaca Maxima, il n'avait aucune chance d'en réchapper, surtout avec la médecine de l'époque ; mais bon, il faut bien relancer le nerf d'une Bd avec de bons éléments..

Autres atouts qui empêchent de considérer cet album comme inférieur : l'apparition de nouveaux personnages comme le centurion Ruffalo (et sa fille Claudia qui jouera un rôle plus important on s'en doute), la vestale Rubria, ou le hideux Besogneux... De même que Lucius Murena n'est pas sorti indemne de l'épreuve en Gaule, il a une sale gueule, ce n'est plus le patricien au physique de beau gosse des débuts, on lit la souffrance et le doute sur son visage, c'est donc une évolution.
Là-dessus, Delaby livre un travail toujours aussi prodigieux dans les éléments de décor, les visages et les costumes de soldats... mais sa pleine-page de la planche 11 m'étonne, je n'en vois pas l'utilité, elle ne souligne rien d'important... tandis que Dufaux fait preuve d'une grande qualité dans ses dialogues, qualité que je n'avais guère remarquée jusqu'ici et qui m'interpelle de plus en plus. Donc, cet album est encore très bon.

17 3 2014
   

C'est bien de voir les avis divergents sur une série telle que celle-ci. Cela prouve qu'elle passionne... Je suis plutôt fan de la série mais honnêtement, je trouve ce titre je ne vais pas dire mauvais car il ne l'est pas mais frustrant, j'ai vraiment eu l'impression que l'on tire sur la corde ! Alors oui c'est vrai un très beau carnet de croquis au début de la bd, je me suis dit ça part bien... et bien pas si bien que ça ! Les dessins de Delaby sont toujours autant travaillés mais au niveau du scénario, on tourne en rond et on fait un tome plus pour le portefeuille que pour la qualité du récit car on nous l'annonçait comme un tome épique. C'est plutôt le prochain qui le sera avec le vraie incendie de Rome car pour le moment, on a vu Murena et Massam (que je croyais mort) se battre et Murena renverse une torche... franchement comme début d'incendie c'est foireux.... Surtout que l'on nous présente Rome comme violente, pleine de bagarres etc ... donc ça ne doit pas être la première fois qu'un gars renverse une torche... en gros, je le trouve peu crédible. Ce que les autres tomes étaient à l'extrême. Je ne doute pas de la véracité de certains faits mais bon, le coup du début d'incendie, j'en doute quand même un peu. Je sais que c'est symbolique... c'est surtout ridiculement anodin... J'attends le prochain tome qui sera bien meilleur !

1 2 2012
   

Après avoir replacé Muréna au centre du récit dans le tome précédent, voilà que le personnage que l'on veut nous faire passer pour phare retombe dans un semblant d'anonymat. Il faut le savoir, le héros dans cette série est moins le jeune patricien (qui semble toujours aussi jeune malgré les années qui passent, et ce n'est pas une barbe qui me fera penser le contraire), que la ville de Rome. Dans ce tome, je pense que l'on essaye de nous en apprendre un peu plus sur le système religieux romain, avec toute cette histoire autour des vestales, ainsi que sur les bas fonds de la ville, avec ces besogneux dont je n'ai pas bien compris la fonction. Ainsi, la forme documentaire reprend le dessus, en présentant successivement des tranches de vie romaines, qui s'enchainent bien difficilement. Ici, on balance un Tigellin chez les besogneux de façon bien maladroite, là, c'est un Muréna qui se retrouve dans le temple de la Vestale sans que l'on sache vraiment s'il est proscrit ou tout simplement toléré, là-encore, il y a toute cette histoire de Vestale qui veut racheter un esclave (dont on se fout un peu vu qu'on ne les connaît), et au détour d'une page, on veut nous présenter les moeurs délurés de la jeunesse dorée de Rome. Enfin, voilà deux ou trois tomes maintenant que l'on insiste un peu plus lourdement sur toutes les relations sexuelles possibles entre les romains. Tout cela se succède sans véritablement s'enchaîner, on perd le fil conducteur, à tel point d'ailleurs que Poppée n'apparaît presque plus... ce qui est quand même surprenant étant l'épouse du cycle du même nom. Autant, dans le cycle de la mère, il y avait toute cette histoire de méfiance entre Néron et Agrippine, ce dernier personnage donnant toute sa légitimité au nom du cycle, autant, au bout du troisième tome de ce nouveau cycle, on se demande quelles sont les personnalités qui émergent, et comment Poppée manipule son mari.. En fait, voilà un moment que l'on a quitté les intrigues, et que l'on est rentré dans une série qui veut nous montrer toute les facettes de cette Rome antique, à grands renforts de notes pour montrer que l'on s'est renseigné (même si certaines d'entre elles sont totalement inutiles).

En bref, ca commence à être décevant, ce cycle. Heureusement, les dernières pages relancent l'intérêt grâce à l'incendie de Rome qui débute.

Au niveau des dessins, je trouve que Delaby gagne encore en précision et ses grandes vignettes de la vie romaine regorgent de détails assez précis malgré la distance de vue. J'ai bien aimé ce trait, même si les personnages ont du mal à vieillir (on rajoute de la pilosité mais aucune ride).

2 1 2010
   

Petite dose de voyeurisme gore pendant les Fêtes... Après tout, pourquoi pas ?

Voilà donc le 7e tome de cette série surfaite entre toutes. On se demande d'ailleurs s'il faut s'amuser ou non de tous ces lecteurs qui poussent des Oh ! et des Ah ! devant l'érudition ostentatoire des auteurs. Mais l'érudition sans génie n'est qu'une sale manie, pour paraphraser Brassens...

Toujours les mêmes problèmes de scénario.

Le personnage-titre de la série n'est qu'un fantoche auquel on ne réussit pas à s'intéresser une minute. Oui, ça nous change ici de le voir maigre. La grosse affaire. Il paraît d'ailleurs qu'il brûle de haine. Brûle, mon bonhomme, brûle.

La société romaine est toujours présentée de manière aussi unidimensionnelle. Ou plutôt, un peu moins. J'oubliais le personnage de la vestale. Voilà qui nous change un peu des putes-nimphomanes-impératrices. Heureusement, la réputation de la série est sauve : elle sera violée de bord en bord, par nuls autres que le Néron et son gladiateur cannibale.

Quant à l'épouse, censée donner son nom à ce 2e cycle, qu'est-elle devenue ? Les auteurs l'auraient-ils finalement trouvée aussi ennuyeuse et redondante que nous ? Ils auraient pu au moins lui couper la tête, à elle aussi, nous aurions eu le tiercé... (Voir albums précédents...)

Donc, un récit sans grand intérêt. Dès lors, tout l'album est construit sur un principe esthétique, celui de la "vie des feux" (quel académisme pompeux, ce titre...).

Sans doute le dessin sauve-t-il encore l'entreprise. Sauf pour la couverture, plutôt moche, alors que plusieurs des précédentes étaient splendides.

Bien sûr, il y a de la déception dans tout ce qui précède... On espérait tout de même mieux de cette série qu'une simple esthétisation du sordide.