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Tome 8 : Revanche des Cendres
 

Murena, tome 8 : Revanche des Cendres

 
 

Résumé

Murena, tome 8 : Revanche des CendresAfin d'acceder au résumé de Murena, tome 8 : Revanche des Cendres, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Murena, tome 8 : Revanche des CendresRome brule... c’est une véritable catastrophe humaine et c’est le centre de l’histoire. Du début à la fin de l’album, c’est le feu qui domine les cases. Les personnages principaux sont là, mais un peu en arrière plan. Ils n’ont pas la vedette. Proche de l’Histoire, le récit de Dufaux nous prend aux tripes. On fuit avec les pauvres gens devant les flammes qui ravagent les batiments les uns après les autres. On frémit devant la détresse générale et la Mort s’offre un festin de choix dans cette tragédie. En même temps, on retrouve les manipulations politiques inévitable pour sauver la situation...il faut un coupable, il sera trouvé mais pas là ou l’on croit.
Le dessin est parfait de beauté, de précision, de réalisme. Tout le monde connait maintenant le dessin de Delaby, et c’est un bonheur que de regarder ses cases les unes après les autres.
Je pense pouvoir dire que le dessin est un exemple dans son genre et qu’il atteint la perfection.
J’ai pris mon temps pour savourer cet ouvrage et pourtant, malgré le plaisir du regard, j’ai eu un petit sentiment de creux. Comme s’ il manquait un peu plus de présence aux personnages principaux, qui semblent simplement de passage dans ce récit.
C’est donc ce qui m’empêchera de noter cinq, mais malgré tout le plaisir est là.


Chronique rédigée par niavlys le 16/11/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 489 (99,39 %)
  • 2 (0,41 %)
  • 1 (0,20 %)
  • Total : 492 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 11,40 11,40 11,40
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Novembre 2010

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Murena, tome 8 : Revanche des Cendres, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 11 2015
   

On y est, l'incendie fait rage, c'est pourquoi la moitié de cet album lui est consacré, l'événement est tellement important qu'il oblige d'ailleurs Delaby à une mise en page différente et grandiose, avec de grandes cases et des cadrages inhabituels ; ces pages sont magnifiques, c'est un régal de les détailler. Après l'incendie, les décors calcinés sont bien rendus, et l'album se clôt par une vue aérienne de désolation qui marque la fin d'un autre cycle.

Ce tome est moins prenant dans sa seconde partie, Dufaux s'est concentré sur l'incendie en laissant un peu de côté ses personnages, et en profite pour régler quelques affaires courantes si on peut dire, comme ce Tigellin fricotant avec le Besogneux, activité qui peut paraitre peu crédible de la part d'un conseiller impérial, mais quand on fouille un peu le personnage, on se dit que ça peut le faire. Il y a aussi Massam commettant un énième assassinat, le centurion Ruffalo retrouvant sa fille Claudia, personnage de jolie fille dont on devine le potentiel et dont Dufaux et Delaby ne manqueront certainement pas de mettre les charmes en valeur... et puis il y a Néron qui s'investit dans une tâche dont on ne l'aurait pas cru capable : d'abord, il essaie d'endiguer l'incendie avec ses vigiles, puis il se retrouve dans les rues à soulager son peuple. Ceci confirme ce que je disais sur l'album précédent : le viol de Rubria semble tout à fait improbable, car je vois mal un type , même un peu dérangé, violer une vestale et le lendemain tenter de sauver sa cité...

Voici donc un album fort dans sa première partie, mais qui se termine de façon un peu morne ou plate, c'est au choix, on espère que l'intrigue peut redémarrer de belle façon, car il reste encore beaucoup à dire sur ce règne de Néron jusqu'à sa mort..

18 3 2014
   

Ainsi se clôt le deuxième cycle de cette série, et quelle clôture ! Pour moi elle est réussie, dans la globalité j'ai quand même préféré le premier cycle que j'ai trouvé plus fluide....

Parlons de ce tome, l'incendie fait rage, on trouve un Néron enfin plus adulte et on se prend même à avoir de la compassion pour lui. Là où le travail de Dufaux est très réussi, c'est qu'on va même jusqu'à réfléchir à tout ce que ce jeunot a dû affronter comme responsabilités, et peu d’entre nous auraient gardé leur sang froid... Cependant, je trouve dommage que Popée passe quasi aux oubliettes, et qu'ils aient fait le minimum syndical pour dire quelle existe toujours ! Murena me parait de moins en moins charismatique, je trouve cela dommage! j'ai quand même aimé la façon dont on le présente mais ses actes sont un peu too much à mon goût (lorsqu'il pouvait tuer Néron par exemple)

Au niveau dessin, c'est toujours du grand art. Les couleurs sont superbes, les plans travaillés. On sentirait presque les flammes crépiter sous nos doigts...

J'ai le 9e sous la main et j'ai hâte de l'ouvrir car rien que la couv' (j'ai l'édition limitée à 7000 ex) est sublime...

1 2 2012
   

La ville de Rome embrasée suscite un regain d'intérêt. Le traitement des couleurs, de la multitude des romains affolés, la présentation des décisions de l'Empereur, tout cela donne à ce tome une réelle teinte historique et réaliste. C'est bien fait et c'est bien documenté, et je trouve plutôt habile d'avoir introduit Muréna, dans le tome précédent, dans cette faille historique : l'incertitude sur le rôle de Néron dans cet incendie. C'est un peu ce que j'attendais de cette fiction historique : intégrer Muréna pour expliquer ce que les historiens n'ont pas forcément réussi à trancher. De son côté, l'Empereur, face à ses responsabilités, prend de l'ampleur, devient un homme d'état : il est bien loin du gars qui a violé une vestale dans le tome précédent. On s'interrogera quand même sur la rapidité avec laquelle change la personnalité du héros : un matin, c'est un fou qui viole un vestale et fait tout un plat du fait que l'un des patriciens coule le parfait amour avec une femme répudiée au nom de sa nature divine, et le lendemain, c'est un meneur d'hommes qui n'hésite pas à aller sur le terrain pour aider son peuple, le rendant des plus humains. Un jour, il rêve de brûler Rome pour la reconstruire et le lendemain, il regrette presque que ce pour quoi il a rêvé survient. Mais bon, dans l'ensemble, le documentaire que nous propose les auteurs s'enchaîne mieux que précédemment, et notamment la haine qu'inspireront les chrétiens dont le quartier n'a pas été touché par les flammes est plutôt bien amené, même si Pigillin semble bien caricatural.

Mais pour moi, même si ce dernier tome représente des qualités indéniables, tant sur une forme réussie que sur un fonds qui gagne en fluidité, je reste sceptique sur un certain nombre de points, et notamment la personnalité de Murena à laquelle on a du mal à s'attacher. Malgré son coup fumeux à la fin du tome précédent, je le trouve assez absent de cet album. La personnalité de Poppée est encore une fois assez peu abordée, si ce n'est en toute fin d'album qui la présente comme défenseur des juifs chrétiens (pourquoi ? comment ?). Quand à Pierre, on l'a positionné là-dedans mais on ne sait plus très bien quoi en faire. La couleur m'a embarqué, la mise en image m'a séduit, mais les personnages manquent cruellement de charisme. Espérons que la reconstruction de Rome permettra à certains personnages de se construire.

Voilà donc que s'achève le cycle de l'épouse, moins bien mené que le premier cycle, trop documentaire à mon goût, trop haché et saccadé, et dans lequel les personnages me semblent un peu moins fouillés. Et ce n'est pas le fait de vouloir nous présenter le destin funeste de quelques personnages pris au hasard dans toutes le couches sociales romaines, présentés à la va-vite dans le tome précédent, qui donnera plus de profondeur et d'humanité à ce dernier album.