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Tome 9 : Les épines
 

Murena, tome 9 : Les épines

 
 

Résumé

Murena, tome 9 : Les épinesAfin d'acceder au résumé de Murena, tome 9 : Les épines, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Murena, tome 9 : Les épinesCe neuvième épisode de "Murena" est forcément attendu par les amateurs de bande dessinée. Déjà, la série de Dufaux et Delaby a su s'imposer comme LA référence du XXIe siècle en matière de BD d'Histoire antique, en se réappropriant avec brio de grandes heures de la Rome des débuts de l'Empire. Ce tome supplémentaire devrait donc attirer tous ceux qui sont satisfaits de la qualité constante de la série. Mais en plus, un petit parfum de scandale accompagne "les épines" : l'éditeur, Dargaud, a demandé aux auteurs de reprendre des planches jugées trop crues, arguant notamment de la présence de "Murena" dans des CDI d'établissements scolaires qui ne sont pas forcément prêts à voir les collégiens s'affoler devant des ébats en trio et avec accessoire. L'album paraît donc sans les planches infamantes... qu'on devrait toutefois nous proposer dans une édition à venir.

Coup éditorial ? Les plus méfiants le penseront. On peut aussi se dire que l'appréhension de Dargaud peut être entendue et que le fait de prévoir une parution des planches incriminées lève l'accusation de censure. Et franchement, "Murena" n'a pas besoin d'un parfum de soufre pour justifier qu'on s'y adonne, y compris pour ce nouvel épisode.

"Les épines" permet de retrouver de nombreux personnages de la saga, dans le contexte du christianisme naissant et donc des premières persécutions. Pierre apparaît ainsi, comme symbole de ceux qui ont connu Jésus et qui diffusent son message dans un Empire polythéiste qui voit dans cette nouvelle secte un bouc émissaire facile à utiliser. Jean Dufaux s'est documenté et propose des notes en fin d'album pour éclairer le lecteur, sans jamais alourdir un récit qui est certes historique mais qui mise avant tout sur sa dynamique générale apte à séduire bien au-delà du cercle des amateurs d'Histoire.

On se laisse immerger dès les premières planches dans l'ambiance de la Rome antique, que les deux auteurs maîtrisent de manière évidente. On pourrait jouer les blasés face au graphisme de Delaby, beau depuis le premier tome, mais on continue à admirer longuement la finesse des visages, l'élégance des personnages, le choix judicieux des couleurs ou la précision des décors. "Murena" a d'emblée joué la carte d'un dessin de première classe et s'y est tenu au fil des tomes. On ne va pas s'en plaindre.

Si vous avez aimé les précédents, on ne voit pas de raison de bouder celui-là. Et si vous découvrez "Murena", on vous dira simplement qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.


Chronique rédigée par Jean Loup le 06/06/2013
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Juin 2013

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Murena, tome 9 : Les épines, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 11 2015
   

Ce tome 9 ouvre donc un nouveau cycle qui hélas est resté en l'état suite au décès de Delaby ; la fin est ouverte, que se passera-t-il ? qui peut reprendre cette série avec autant de talent graphique dont a fait preuve Delaby depuis une quinzaine d'années ? Un moment, on a avancé le nom de Jérémy, mais lui-même est pris par ses créations...donc attendons de ce côté.

Je met un petit bémol ici, car l'action avance lentement, il ne se passe pas grand chose entre 2 fulgurances, un peu comme si Dufaux cherchait comment il pourrait aborder ce 3ème cycle. Sinon, on a Tigellin qui continue de fricoter avec le Besogneux pour abattre Pierre ; Massam est enfin tué lors d'un ultime combat avec Balba qui lui aussi le paie cher ; on assiste à la crucifixion de Pierre (où là l'erreur n'est pas évitée, j'ai toujours entendu dire qu'il avait été crucifié la tête en bas pour ne pas ressembler au Christ) ; les premiers Chrétiens sont suppliciés car Néron doit fournir au peuple un coupable pour l'incendie de Rome. En cela, Dufaux respecte l'Histoire, ce sera le début des persécutions des Chrétiens qui dureront jusqu'au règne de Marc Aurèle. Suétone va même jusqu'à dire que Néron faisait preuve d'une telle cruauté qu'il faisait brûler des Chrétiens comme des torches pour éclairer ses jardins..

Et puis, il y a cette fameuse scène à l'érotisme torride entre Murena et Claudia dans l'édition spéciale limitée à 7000 exemplaires et que je possède. Ben je ne la trouve pas si pornographique que cela cette scène, c'est une belle scène qui n'est pas entièrement gratuite puisqu'elle permet de souligner avec ardeur le rapprochement de Lucius Murena vers Claudia. Le seul hic, c'est qu'il y a du triolisme et un sex-toy, ce qui peut évidemment faire jaser l'Education Nationale souhaitant diffuser la Bd en classes. Je trouve quand même un peu hypocrite cette pudeur, étant donné les scènes érotiques qu'on voyait dans le premier cycle, mais bon, on peut comprendre...il faut quand même signaler une chose, c'est que l'érotisme qui était absent des 2 ou 3 derniers tomes, fait ici un retour bienvenu, c'est indissociable de cette époque romaine qui était très permissive et tolérante sur le sexe, d'où aussi la présence de ce cahier érotique instructif en fin d'album (très facultatif cependant je l'avoue). Un érotisme donc qui rythme la vie romaine tout comme le fait que la vie humaine à cette époque, avait bien peu de prix, c'est ce qu'on apprend de façon édifiante dans cette série.

Voila, pour l'instant, on reste dans l'expectative d'une suite, avec cet album qui reste de belle facture, mais depuis une quinzaine d'années, "Murena" m'aura enchanté et aura régalé nombre de lecteurs, elle s'est imposée comme l'une des meilleures séries de BD réaliste, et a redonné au péplum ses lettres de noblesse comme Gladiator l'a fait au cinéma. Elle véhicule un tourbillon de mort, de sang et de passions réellement fascinant auquel il est difficile de résister et que je souhaite vraiment voir continuer.

18 3 2014
   

J'ouvre ce neuvième opus avec le plus grand plaisir. Il nous promet beaucoup de choses avec la "chasse" aux Chrétiens, avec un Néron en proie à des sentiments un peu plus adultes, Murena qui vit sa vie à l'eau de rose avec Claudia (bon ça, c'est un peu moins positif mais bon)...

Et à l'autopsie me direz vous? et bien à la lecture de ce dernier, je lui ai trouvé deux facettes, je m'explique... Du coté de l'empereur, je crois que l'incendie de Rome a fait monter en lui des sentiments qu'il n'a encore jamais éprouvé, c'est à dire la compassion, vouloir le bien-être de ses sujets, et c'est peut-être grâce à Pierre qu'il a tant de mal à juger... Par contre son plus gros défaut est toujours très présent : la naiveté... ce qui en fait une cible facile pour la manipulation... mais rend ce personnage attachant comme au début de cette série... Décidément, je crois que le titre de cette série a définitivement été mal choisi : elle aurait dû s'appeler Néron...

De l'autre coté, on a un Murena cul-cul la praline qui s'offusque du sort des Chrétiens alors qu'il mène un vengeance contre Néron, puis quelques pages plus loin il se demande si Néron n'est pas son pote au final... Enfin je le trouve de plus en plus insignifiant et difficile à cerner... D'autre part je ne vois pas ce qu'une scène pornographique (n'ayons pas peur des mots) apporte à l'histoire ! Attention, la frontière est fine entre l'érotisme sensuel et le porno de bas étage et là franchement on est plus proche de la deuxième proposition et c'est de mauvais goût par rapport au reste...

En parlant de mauvais goût, je ne vois vraiment pas ce qu'apporte un lexique érotique, moi je dirais plutôt porno, de Rome !!!
Cela va de Tractare à Pedicare en passant par Fellare (pratique de dire des cochonneries en latin), franchement j'ai l'impression de voir des pervers érudits !!! On s'en fout de savoir si les femmes pratiquaient la fellation ou pas dans la Rome antique !!!! Ca aurait été infiniment plus intéressant d'avoir un lexique sur Murena afin de mieux comprendre le personnage !!!

Bref, je commence à me demander si la limite entre la sensualité et le crade n'a pas été franchie !

Surtout que l'histoire ne progresse pas mal en plus ! c'est dommage de l'occulter par des ébats tout le long.... Si je veux voir du sexe, je sais où aller ....