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Tome 6 : Le sang des bêtes
 

Murena, tome 6 : Le sang des bêtes

 
 

Résumé

Murena, tome 6 : Le sang des bêtesAfin d'acceder au résumé de Murena, tome 6 : Le sang des bêtes, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Murena, tome 6 : Le sang des bêtesVoici le deuxième des quatre tomes de ce nouveau cycle, placé sous le signe de Poppée, digne remplaçante d’Agrippine de par sa beauté, son ambition et sa cruauté. La lutte des pouvoirs, les trahisons, les crimes et les manipulations continuent à se multiplier autour du personnage fictif de Lucius Murena dans cette Rome antique qui traverse sa période de gloire de façon décadente. A la tête de ce pouvoir un Néron vivant dans l’illusion de la divinité et dont la psychologie vire lentement vers la folie.

A travers le quotidien souvent tragique de cette société aux portes de la décadence avec ses soirées jet7, ses combats de gladiateurs, ses orgies, ses complots et ses drames familiaux succulents, les auteurs offrent une véritable immersion dans les mœurs de la capitale impériale. Des explications régulières et un glossaire à la fin de l’ouvrage reflètent également cette rigueur historique du scénario et contribuent à la valeur pédagogique de l’album. Cette justesse saluée régulièrement par les historiens ne nuit cependant aucunement à la qualité et au rythme des intrigues passionnantes portées par des personnages qui gagnent en ampleur et en importance au fil des tomes.

Ce tome qui baigne dans le sang et montre un héros plus aiguisé qui, imprégné de la culture bestiale de son peuple bascule au premier plan du récit, constitue un tournant incontestable de cette saga. Pourvu d’affrontements un peu moins subtils et malmenant ses protagonistes, ce sixième album va également proposer une incursion dans une Gaule enneigée et en proie à des révoltes féroces, permettant ainsi de prendre un recul dépaysant vis-à-vis d’une Rome qui perd peu à peu de sa superbe.

Philippe Delaby et Jérémy Petiqueux parviennent à restituer l'ambiance d'époque (décors, monuments, costumes, etc.) grâce à un dessin réaliste et détaillé, sublimé par une colorisation adéquate. Disponible en version DVD Collector à tirage limité et couverture inédite, qui permet de découvrir les coulisses de la création et le portrait des auteurs en 52 minutes de reportage, cet excellent péplum saura, entre autre, ravir les passionnés d'histoire.

Avec un prochain tome consacré à l’incendie de Rome, cette série qui ne cesse de s’améliorer, devrait pouvoir réchauffer les nombreux lecteurs qu’elle abandonne ici de manière mouvementée dans le froid gaulois.


Chronique rédigée par yvan le 20/08/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2007

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Murena, tome 6 : Le sang des bêtes, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

1 11 2015
   

Eh ben ça y est ! Lucius Murena livre enfin la bestialité qui couvait dans son personnage et qu'on n'aurait pas soupçonné au début, Dufaux se décide à lui faire jouer un rôle de premier plan dans cet album, c'est même un peu abrupt et soudain, mais c'est pas plus mal, car ça permet un contraste violent qui relance le récit qui aurait pu prendre une tournure de ronronnement. Du coup, Lucius s'impliquant dans l'action de façon nette, Néron est presque absent de ce tome, il n'apparait surtout que pour penser aux plans de sa nouvelle Rome (impression qui relaie le sentiment entrevu dans l'album précédent).

Cet album contient donc des événements tragiques et des morts qui font avancer les choses, et précipitent en Gaule Lucius, Balba et Eryx, la mystérieuse cavalière masquée qui avait battu Néron lors de la course de chars. Cette incursion en Gaule est intéressante, ça permet de sortir un peu de l'ambiance aseptisée de Rome pour évoquer quelques aspects et coutumes celtiques, avec un druide et des guerriers en révolte. Je trouve cette idée de "décentralisation" dépaysante et elle sert de décor à une scène cruciale pour Lucius Murena..
A ce propos, les scènes dans cette forêt enneigée donne un cachet particulier à cette fin d'album, le travail effectué par Delaby et son coloriste est tout simplement merveilleux sur la couleur du ciel blafard qui accentue la tristesse de cette séquence ; j'aurais préféré un décor plus printanier pour donner une jolie image de la Gaule champêtre, mais on peut comprendre Delaby qui a choisi le parti-pris esthétique de la neige.

Le début d'album est également très bon avec une séquence qui permet de voir le Cloaca Maxima, ce fameux égout de Rome, avec en prime une excellente scène de combat entre 2 personnages forts, Balba et le féroce Massam ; un combat qui à l'écran aurait pu être plus long, mais en BD, la scène est sans doute plus courte pour une question de pagination, mais l'impact est excellent quand même.

Voici donc un album un peu plus supérieur au précédent, mieux maitrisé, avec un dessin toujours aussi sublime, où Delaby alterne ses techniques, puisqu'ici, il revient à un encrage très fin qui n'était pas de mise sur le tome 5 ; les décors sont encore très documentés, on y voit même le Pont du Gard.

17 3 2014
   

Ce qui est bien avec cette série c'est que tout le monde peut y trouver son compte, las amateurs de bd tres bien foutue, les férus d'histoire, les lecteurs plus assidus... car elle ne pèche par quasi aucun défaut et je trouve quelle va en s'améliorant encore !!! Enfin on voit un peu ce que devient Lucius Murena et il prends aussi un peu de charisme qui lui manquat dans les tomes précédents... J'ai jugé la confrontation entre Balba et Massam un peu courte et je m'attendais à un peu plus de spectacle (on est à Rome !!!). Par contre j'adhore comment Néron sombre dans la folie, bien aidé par tout ses courtisans qui le regarde tomber sans agir ... On finit sa tome par une révolte qui nous emmène loin de Rome ça rafraichit un peu la série au niveau dessin...
En parlant dessins que dire? Delaby fais encore preuve de tout son talent.
Pour finir je dirais je suis curieux de voir comment il vont faire pour l'incendie de Rome et de voir comment l'histoire va évoluer...

1 10 2013
   

Ce n’est surement pas le tome que je préfère, je crois que c’est le passage dans le village gaulois qui m’a un peu décontenancé. Ça m’a semblé bancal, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus mais quelque chose m’a gêné, dès que j’ai vu le druide j’ai pensé à Panoramix et après plus rien ne m’a semblé crédible. Pourtant le reste de l’histoire et le scénario en entier se tient, c’est même plus rythmé avec beaucoup de scènes d’action et un découpage bien fait. Il y a toujours ces intrigues qui n’en finissent pas de se dénouer et de tenir en haleine, les personnages sont tous plus tordus et machiavéliques que jamais, les hommes sont froids et calculateurs mais sont finalement tous manipulés par les femmes qui n’hésitent pas à jouer de leurs charmes pour arriver à leur fin.
Le dessin n’évolue plus trop, il est toujours aussi beau et peut-être un peu moins statique (puisque c’était le reproche que je faisais sur les premiers tomes), et la couverture et toujours aussi chouette.
Au final un bon épisode, même si je n’ai pas du tout accroché au passage dans le petit village gaulois qui résiste à l’ennemi, ça manquait surement de potion magique.

1 2 2012
   

Ce tome nous permet d'avancer, de changer d'air, et de renouveler ainsi l'intérêt pour tous les protagonistes de cette histoire. Murena se retrouve enfin au centre du récit : il cherche à se venger de Poppée et à retrouver Acté, quitte au passage à assassiner quelqu'un envers qui il éprouvait une véritable tendresse dans un des tomes précédents. Le changement de personnalité de Murena dans cet album est brutal, le patricien discret n'existe plus et on trouve enfin un homme qui en veut, un homme qui se bat, et qui prend enfin la main sur le scénario. C'est selon moi la grande avancée que propose ce tome. de plus, le fait de nous proposer un petit village en Gaule permet de nous éloigne de la Rome civilisée et de nous projeter dans un univers moins lisse. Même si tout n'est pas tout à fait crédible, je salue les auteurs de nous proposer un petit peu plus de rythme ici que dans le tome précédent, et également un héros qui devient attachant.

Du côté de Néron, en revanche, je ne note pas de grands changements. Il se déifie, il s'enferme dans une espèce de haute estime de lui-même, mais ca ne va pas plus loin. J'ai un peu de mal à comprendre comment relier tous les événements le concernant, depuis la rencontre avec l'apôtre Pierre jusqu'à sa volonté de modifier le visage de Rome. C'est un peu comme si on concentrait en quelques vignettes tout ce que l'on sait du personnage, mais sans vouloir relier ces informations entre elles. Ainsi, si j'ai apprécié la tournure épique que prenait le récit autour de Murena, je suis un peu déçu que tout ce qui tourne autour de Néron relève plus du documentaire.

Ca reste prenant parce que le scénariste s'y connaît pour changer les ambiances, pour alterner scènes de combat et scènes de réflexion et parce que malgré tout, on apprend des choses. Mais à ce stade, j'en attend plus pour considérer cet album comme un incontournable.

25 1 2009
   

Début impressionnant : on a enfin ce combat au sommet (ou plutôt dans les égoûts) entre les deux gladiateurs hors-normes. Bien sûr, il faut accepter l'idée que chacun soit en quelque sorte le champion de l'empereur ou de Britanicus. Mais puisqu'on est dans le peplum gore maquillé de classicisme, acceptons.

Après ça se gâte un peu. Des répétitions : encore une tête tranchée qu'on trimbale ensuite dans un sac... C'est la 3e ou 4e, depuis le début de la série ? Au moins la 2e de femme, en tout cas. D'ailleurs y a-t-il une seule femme depuis le début qui ne soit pas une ex-putain cruelle et dévoratrice d'hommes - si elle ne l'est pas, couic, allez hop, dans le sac, la tête. Ah, le plaisir du refoulé, dans nos petites époques pépères...

Ensuite, une sorte de fuite en avant du scénario pour aller se dépayser en Gaule. Atmosphère celtique à la Seigneur des anneaux... Têtes de druides hiératiques. Beaucoup de neige, comme si la Gaule était quelque part au pays des Vikings... C'est vrai que le sang sur la neige, ça nous change du sang sur les murs.

Mais terminons sur une note positive : la couverture est sans doute la plus belle de la série, et l'une des plus belles de toute la BD.