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Tome 3 : La meilleure des mères
 

Murena, tome 3 : La meilleure des mères

 
 

Résumé

Murena, tome 3 : La meilleure des mèresAfin d'acceder au résumé de Murena, tome 3 : La meilleure des mères, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Murena, tome 3 : La meilleure des mèresNous voilà enfin au cœur de l’intrigue.

Si les auteurs avouent avoir prit cette fois un peu de liberté avec l’histoire, c’est à n’en pas douter au profit du scénario. Le destin des grands croise celui des humbles ou des anonymes.

Et c’est sans doute grâce à ce procédé que Jean Dufaux tient le lecteur en haleine depuis le début.
Les scènes d’action et d’érotisme donnent aussi beaucoup de piment à cette sombre page de l’histoire romaine.


Chronique rédigée par esperluette le 31/01/2003
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
  • 49 (87,50 %)
  • 7 (12,50 %)
  • Total : 56 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 2,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2001

Avis des lecteurs

14 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Murena, tome 3 : La meilleure des mères, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 10 2015
   

Bon là, Dufaux a beau avertir le lecteur dans son glossaire qu'il prend quelques libertés avec l'Histoire, je ne trouve pas qu'il exagère tant que ça en fait, car les intrigues machiavéliques, les luttes de pouvoir, les rancoeurs, les jalousies, les alliances vite nouées et dénouées, les amitiés perdues puis retrouvées...tout ceci était courant à cette époque troublée, les arcanes du pouvoir dans la Rome impériale étaient souvent chaotiques et complexes, et je trouve que Dufaux en fait une démonstration exemplaire, surtout dans ce tome où la tension monte entre la mère et le fils, chacun se regarde en chien de faïence. On retrouve le même genre de situations dans le film Gladiator qui décrivait la vengeance d'un général banni et déchu et jetant le doute et la peur dans le coeur de l'empereur Commode.

Ici, Dufaux donne une place un tout petit peu plus importante à Lucius Murena, "faux" héros de cette série comme je le signalais dans le tome précédent, en effet son rôle jusqu'ici n'ayant pas été déterminant, on sent qu'il est plus présent dans cette action qui monte en puissance, l'ambiance devient tendue, et comme Dufaux dit qu'il prend des libertés, il comble un peu l'absence de faits réels importants par des scènes assez nombreuses sur les gladiateurs. Ces combats fascinent nos sociétés et nos civilisations modernes parce qu'on a du mal à comprendre comment un peuple soi-disant civilisé comme les Romains, pouvait se passionner pour voir des hommes s'entretuer de façon violente et barbare. Aujourd'hui, on a un peu évolué, on se bat sur des rings de boxe.

Pour ces scènes de gladiateurs, Delaby a vraisemblablement dû s'inspirer du film Spartacus de Stanley Kubrick, j'y ai aperçu les mêmes méthodes d'entrainement dans l'école de Soroctos, et la petite arène privée où se déroule le combat entre Massam et Proyas, est conforme à celle du film, de même que l'armement des 2 protagonistes y est identique. De belles scènes en tout cas qui alternent avec des scènes de palais et de couloirs où se fomentent intrigues et menaces. Graphiquement, Delaby a stabilisé son dessin, il livre toujours des images somptueuses avec un soin et un souci du détail dans les marbres, la pierre, les ornementations ou les riches toges romaines.

Encore un bel album donc, qui monte en puissance, on s'y croirait..

10 3 2014
   

Plus cette série avance et plus le scénario est haletant. Entre Néron et sa mère qui se détestent courtoisement et les histoires d'esclaves, c'est vraiment très agréable de suivre les pérégrinations de cette Rome antique...

Point de vue dessins, c'est un quasi sans faute. Je trouve dommage que certains personnages se ressemblent trop, cela ne facilite pas une lecture de l'histoire déjà pas très facile... L'intensité entre tous les destins croisée monte d'un cran avec la mise à mort de la tante de Néron...

J'ai vraiment l'impression d'y être grâce au talent de Dufaux et Delaby, Une série pas très accessible soit, mais une fois que l'on se donne la peine, on ne décroche pas !

10 7 2013
   

Je n'ai pas vu de différence de qualité entre le deuxième et le troisième tome. L'histoire est toujours aussi impressionante de trahison et retournements de situation. Les moeurs romaines de l'époque sont bien retranscrites (quoique j'avoue ne pas être calé sur le sujet). Le petit lexique de fin est toujours bienvenu et permet de se rendre compte que les auteurs (Dufaux en tête je pense) ont su se documenter sur le sujet. Le parti pris de s'éloigner des faits historiques est au moins souligné, ce qui est tout en leur honneur.

Finalement je me demande si ce scénario dense en rebondissements ne finit pas par desservir si ce n'est la crédibilité des faits (j'ai du mal à comprendre comment on peut retourner sa veste ou faire des alliances aussi vite), au moins la politique de l'époque. On ne voit jamais Néron réellement gouverner et on ne sait pas trop en quoi cela consiste à part tuer des gens devenus embarrassants.

"Murena" ressemble plus à un Vaudeville, qu'à une vérité historique. Mais rendons à César ce qui appartient à César: c'est réellement passionnant.

26 1 2009
   

On reprend les mêmes et on continue de découvrir la vie tourmentée de Néron en début de règne et notamment son animosité croissante envers sa mère, la meilleure des mères. J'ai apprécié cette confrontation au faîte du pouvoir. Là où je trouve le scénario très bon, c'est que c'est la mort de Britannicus dans le tome précédent qui va monter la mère et le fils l'une contre l'autre...alors qu'il existe toujours un doute sur l'intervention de l'un ou de l'autre dans ce funeste destin.

Pour le reste, je suis plus modéré : Murena a des mots avec Néron et se fait bannir. D'une part, j'ai encore vraiment du mal à comprendre pourquoi la série porte le nom de ce personnage, qui ne joue, pour l'instant, pas de véritable rôle dans ce qui se passe au sommet de l'état. Par ailleurs, je trouve bien pratique son rapprochement avec l'esclave protégé de feu Britannicus, et leur alliance n'est pas très crédible, du coup. Enfin, l'exil dont il est frappé est un peu disproportionné : Néron se comporte très bizarrement et cela ne fait pas longtemps qu'il est empereur. Comment a-t-il pu oublier cette amitié profonde? Surtout que, compte tenu de ses révélations, les deux hommes ont le même ennemi....

Ainsi le scénario est tantôt excellent en nous présentant les complots, trahisons et autres machinations qui se trament au sommet de l'Etat, et tantôt, je le trouve ennuyeux lorsqu'il nous présente les personnages endeuillés suite aux événements des tomes précédents (Murena, l'esclave Numide).

Le dessin quant à lui reste de bonne qualité, quelques couleurs supplémentaires n'auraient toutefois pas nuit à la qualité de l'ensemble. C'est parfois un peu terne, un peu tristoune, sans doute pour souligner le caractère dramatique et tragique de cette histoire.

Je m'inquiète, le premier cycle est censé s'achever le tome prochain et pour l'instant j'ai un peu de mal à voir comment tout cela va se dénouer... Comment l'histoire de Murena va-t-elle rejoindre l'Histoire de Néron?

24 1 2009
   

Bon, j'imagine qu'on s'habitue à tout. Troisième dose de la recette du jeu de miroir entre la férocité des gladiateurs et la férocité impériale - ça gicle en diable, on en redemande, du fin fond de nos petites vies proprettes.

Le dessin demeure superbe, le scénario se tient. Les défauts restent, bien sûr : l'étroitesse du regard sur Rome et l'étroitesse psychologique des personnages. On en voit mieux un troisième, de défaut, ici : le caractère assez artificiel de l'articulation du récit centré sur Murena, ce personnage fictif un peu falot, et du récit centré sur Néron et Agrippine.

Admettons tout de même qu'avec un dessin pareil (seuls les faciès de colère sont un peu ratés) tout ça vaut la peine d'être parcouru. Mais qu'on aurait donc souhaité une palette morale, politique et psychologique plus riche !

8 6 2008
   

Comment passionner le lecteur avec des faits qui se sont déroulés il y a deux mille ans ? Si vous avez déjà été amené à vous poser ce genre de question (par exemple, après avoir lu un album moisi sur le thème de l'antiquité romaine, réalisé par un auteur âgé dont je tairai miséricordieusement le nom... ;) ), lisez donc "Murena". Dufaux et Delaby démontrent que les passions humains sont intemporelles et "La meilleure des mères", comme les deux premiers titres de la série, est très prenant.

Delaby, secondé par Dina Kathelyn pour la mise en couleurs, réalise des planches du même niveau que dans les autres tomes de la série. Autrement dit, c'est superbe. Dans un style très réaliste, les personnages comme les décors sont d'une beauté époustouflante. Difficile de ne pas tomber sous le charme : c'est un régal pour les yeux.

Puisque le scénario est équilibré, trépidant, que les dialogues sont soignés et précis (il y a toujours des notes historiques en fin de volume) et que Dufaux introduit un personnage marquant (le gladiateur sanguinaire, Massam), on peut dire que le récit de Dufaux est à la hauteur des planches de Delaby - ou l'inverse ! On ne lâche pas l'album avant la fin. La dernière case, en promettant des intrigues politiques machiavéliques, ne fait qu'attiser la curiosité du lecteur qui va se jeter sur le quatrième épisode.

De la très, très bonne BD, à mettre entre toutes les mains (enfants excepté, la violence des moeurs romaines n'étant en rien dissimulée).

2 3 2008
   

On ne change pas une équipe qui gagne...
Le duo Dufaux et Delaby s'accorde si bien. Une bonne histoire avec de beaux graphismes.
La precision dans les traits et les décors s'affirment, nul doute.

L'histoire bat son plein de suspense avec les memes ingredients. Complots,trahisons,vengeance font partie de la série a temps complet.
Toutefois on a l'impression que l'histoire n'avance pas d'un poil.
Mais cela reste une bonne representation de la Rome Antique...

15 6 2007
   

Comme bien souvent avec les séries que je réussis à lire d'affiler alors que le premier tome ne m'avait que moyennement convaincu, , le plaisir augmente avec les tomes.
Murena n'échappe pas à la règle, et je dois avouer que le scénario est prenant. Sur un rythme faussement lent, les actions s'enchaînent et les intrigues s'emmêlent avec aisance et brio. La diversité des protagonistes permet une variété d'actions et de situations qui évite de s'ennuyer et chacun trouvera dans la ribambelle de personnage quelqu'un à aimer ou s'identifier. C'est l'une des forces de cette œuvre.
Les caractères s'affirment et nous avons affaire à des personnages fort en personnalité qui ne laissent pas indifférent.
L'époque Romaine est parfaitement maîtrisée et utilisée, c'est un véritable plaisir que de se promener dans les rues et de découvrir l'ambiance qui me semble parfaitement retranscrite.

Coté dessin, ils sont toujours aussi beaux. Une précision du trait impressionnante. Pourtant je le trouve un peu froid et manquant de vie et de dynamisme. Enfin, il faut bien trouver quelque chose à redire…

18 9 2006
   

On se croirait vraiment évoluer dans les dédales du pouvoir, coincé entre Néron et Agrippine, pour se glisser dans les brêches des plus noirs desseins que ces derniers mettent sur pied dans l'ombre afin d'éliminer les concurrents au pouvoir.

Comme dans toutes les familles il y a des secrets et des vieux démons mais là ça dépasse l'entendement et pourtant c'est certainement ainsi que s'est déroulée l'Histoire. On connaît déja l'issue mais cette fiction romancée est très intéressante à suivre pour comprendre l'engrenage qui va conduire au dénouement.

Je reste ébahi devant le dessin de Delaby. Regardez moi cette couverture ! Ces personnages si réels et pourtant si hauts en couleurs. Du grand art.

Une petite citation de Diderot qui colle bien au récit : "La raison sans les passions serait presque un roi sans sujets."

Même si vous n'êtes pas féru d'Histoire, lisez cette série.

6 7 2006
   

Claude et Britannicus évincés, il reste maintenant Agrippine et Néron pour se partager la tête du pouvoir, mais Néron s’affirme et n’a plus vraiment l’ambition de rester dans l’ombre et dans les jupes de sa mère. Le drame familial avance lentement vers son apogée.

Tout comme dans les récits de maffiosi, deux clans vont se former et chacun va devoir prendre parti. La stratégie politique romaine atteint son sommet et chacun s’en prend aux pions importants de l’autre : Néron s’empare des services Locuste l’empoisonneuse, tandis que sa mère s’en prend sa tante, Domitia Lepida.

Dans l’ombre de ce drame familial, un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Poppée Sabina, quant à Murena il commence tout doucement à mettre de côté sa naïveté pour enfin prendre l’enquête concernant l’assassinat de sa mère en main. Quant à l’esclave Numide que Murena finit par prendre sous sa protection, on apprend enfin son nom : Balba ! Et franchement, avec un nom pareil on comprend que Dufaux aie hésité à le donner pendant trois tomes :).

Quand l’histoire (antique) se suffit à elle-même et que le dessin s’affine sans perdre en lisibilité, le lecteur est de plus en plus comblé.

26 6 2006
   

Le deuxième tome avait placé la série sur orbite, ce troisième l'y maintient. Delaby offre un dessin très propre, presque délicat tellement il est beau. Ses visages, en particulier, sont extraordinaires. La palette graphique est intense, sans être criarde. On ne sent d'ailleurs pas le passage entre Kathelyn et Delaby.
Dans ce troisième tome, les enjeux de pouvoir sont clairement posés, et la lutte entre Néron et Agrippine s'affirme comme le véritable enjeu de la série, après la disparition de l'infortuné Britannicus. Dufaux laisse d'ailleurs planer le doute quant à l'origine de cette mort, ce qui prouve sa qualité d'historien : il remplit les zones d'ombre, mais pas toutes. De même, il introduit sur l'échiquier ardent de "Murena" de nouvelles pièces, qui joueront probablement un rôle crucial dans la suite des événements.

Tout simplement passionnant.

11 5 2006
   

Britannicus mort, c'est tout l'équilibre de la relation de Néron et de sa mère qui s'évapore. En effet, Néron souhaite gagner son indépendance, et par la même occasion découvrir l'assassin de son ami, si assassin il y a...
De son côté, Agrippine souhaite toujours asseoir son pouvoir par le biais de son fils qui se montre finalement bien moins coopératif...

Le scénario tourne au machiavélique, et tant mieux ! Car c'est dans ce genre de situations que Dufaux fait des merveilles et regorge d'idées. Il parvient en effet à romancer une histoire vraie tout en lui donnant une nouvelle jeunesse. Le rythme est soutenu, l'histoire avance, et les personnages ont tous une personnalité très forte, donnant à l'ensemble de l'histoire un côté très réel et très appréciable.

Delaby continue pour sa part à nous étonner de son coup de crayon, très propre, et surtout très beau, très précis. Il tente des compositions parfois risquées pour vraiment représenter du mieux possibles des situations parfois complexes.. Et puis, sa couleur est incroyable.

Pour finir, la couverture à elle seule est très évocatrice du souffle épique qui embrase cette histoire. Si avec tout ça, vous ne courrez pas lire cette merveille...

21 5 2005
   

La lutte pour le pouvoir est une lutte qui ne reconnaît ni famille ni amis, et à une époque où l’empire romain resplendit à travers le monde, c’est encore plus vrai…

Le personnage d’Agrippine, personnage mystérieux et si envoûtant prend ici une nouvelle dimension. Agrippine meilleure des mères ? Elle est prête à tout pour s’emparer du pouvoir que détient Néron son fils. Mais Néron est du même sang, de la même lignée, et si il ne le dévoile que peu à peu, ses méthodes ne divergent pas tellement de celles de sa mère…

Une façon magnifique de se plonger dans l’antiquité romaine, avec son lot d’intrigue, de sexe, de guerre, de trahisons… Le scénario de Dufaux, tout comme les dessins de Delaby traduisent à merveille une époque révolue et pourtant tellement captivante…

A lire !