46 589 Avis BD |20 211 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Muchacho
 

Muchacho, tome 1

 
 

Résumé

Muchacho, tome 1Afin d'acceder au résumé de Muchacho, tome 1, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Muchacho, tome 1J'ai opté pour le 3,5/5 avec l'espoir que la suite et fin de Muchacho me conforte dans ma note.
Je n'ai pas été entièrement convaincue, j'attends vraiment de voir ce tome 2, qui, je l'espère, finira en beauté Muchacho.

On sent bien que Lepage a effectué un travail monstre sur ce tome, je suis pas spécialiste de l'Amérique du sud, mais il est facile de voir que Lepage nous sort un scénario cohérent !
Le dessin est plutôt différent de celui que je connaissais dans Névé (la seule bd de Lepage que j'ai lu jusqu'a présent), Mais c'est surtout les couleurs qui me frappent, c'est un boulot énorme ! Ca rend carrément bien, ça donne un relief, une profondeur au dessin, c'est vraiment réussit graphiquement !

A suivre avec un 2e tome que j'attends de pieds ferme !


Chronique rédigée par dut le 04/07/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de dutReflet de l'avatar de dut
Statistiques posteur :
  • 154 (93,90 %)
  • 5 (3,05 %)
  • 5 (3,05 %)
  • Total : 164 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : Clic ! Clic ! Clic !
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.25
Dépôt légal : Mai 2004

Avis des lecteurs

12 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Muchacho, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 4,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 11 2013
   

C'est finalement la couverture que je trouve le moins réussi dans ce premier tome. Autant du côté du scénario et du dessin c'est tout bon, autant la couverture avec Gabriel, jeune séminariste appelé en 1976 pour réaliser une fresque dans une église d'un petit village Nicaraguayen, n'est guère engageante.

Donc pour le scénario c'est assez pointu, on sent qu'il y a du boulot mais le climat avec cette guerilla communiste au sein d'un régime dictatorial est bien rendu, on sent la peur des paysans. Pourtant le début, avec cette introduction peu explicative, qui nous plonge directement dans le vif du sujet, ne m'avait pas convaincue, mais la suite, où Gabriel prend son temps pour comprendre les habitants et se faire accepter par eux est brillante, la fin fait aussi monter l'intensité et c'est de bon augure pour la suite.

Graphiquement je ne peux que dire du bien de Lepage, qui m'a pour l'instant convaincu dans "Névé" (qu'il va falloir que je relise un de ces 4 car je ne m'en souviens plus très bien) ou encore "Voyage aux îles de la désolation", son travail sur le dessin comme sur les couleurs est assez remarquable. Qu'il rende le jeune séminariste virtuose dans l'art de dessiner n'est donc pas une réelle surprise, au contraire, Lepage sait au moins de quoi il parle de ce côté là.
Une très belle découverte.

21 10 2013
   

Comme beaucoup ici, j'ai beaucoup apprécié ce premier tome de ce diptyque. Découvrir ce jeune séminariste dans ce Nicaragua des années 70, où la guérilla communiste tente de destabilier le régime dictatorial, est un grand plaisir. Gabriel est ainsi envoyé dans un petit village du Nicaragua : il rejoint le père Ruben, pour se mettre à son service, lequel consistera à repeindre l'Eglise. Ce premier tome tourne beaucoup autour de ce thème de la peinture : l'auteur nous invite à découvrir comment le jeune Gabriel, doué d'une belle technique, va acquérir, grâce aux bons conseils de Ruben, la faculté de mettre du sentiment dans sa peinture pour la rendre plus vivante. Mais il y a d'autres éléments : Gabriel est le fils d'une famille proche du pouvoir, une famille qui ne peut qu'être destestée par les villageois paysans de cette petite bourgade, qui sert de refuge et de point d'approvisionnement à la guérilla. L'auteur saura nous faire partager toute l'intensité des regards, toute la haine et la défiance que son statut peut engendrer dans ce petit village. L'intrigue est d'une belle richesse, alliant subtilement art et guerilla, sans jamais tomber dans le déséquilibre. La fin de l'ouvrage nous permettra de comprendre pourquoi Gabriel a semblé aussi troublé tout au long du récit, un trouble qui fait écho à ceux que connaissent le pays. C'est violent dans les actions, c'est violent dans les paroles, c'est violent dans les regards, et pourtant, petit à petit, Gabriel semble se révéler, et être accepté, petit à petit, par ce petit village.

C'est une oeuvre d'une belle intensité, tant scénaristique que graphique. Les différents sujets se chevauchent sans s'occulter et c'est finalement l'ensemble des thèmes abordés, intelligemment agencés, qui font que ce premier album apparaît, à mes yeux, d'une indéniable qualité.

10 10 2007
   

Emmanuel Lepage est grand !

Je n'ai découvert cet auteur que cette année, à la lecture de l'excellent "Alex Clément est mort" où j'avais particulièrement apprécié le trait de l'auteur se rapprochant d'un style Rabaté (celui d'"Ibicus").

Et là, deuxième claque. Le dessin noir et blanc d'"Alex Clément est mort" devient ici un style très réaliste, maîtrisé tout en couleur directe. L'album m'en a mis vraiment plein la vue.

Et comme l'histoire de ce jeune Muchacho, séminariste coincé entre les idéaux de son père, ceux des paysans oppressés (ainsi que ses propres idéaux), est tout simplement excellente, on obtient un véritable bijou de Bandes Dessinées.

Bravo Monsieur Lepage pour cet album à l'ambiance envoûtante. Passons à la suite (et fin) maintenant.

1 9 2007
   

Un tome fascinant à bien des égards.
D'abord graphiquement : le dessin est, à mes yeux, superbe et les couleurs font de chaque planche un régal pour les yeux. Ce tome est une invitation à la contemplation.
Ensuite, le thème... enfin, les thèmes : les dictatures sud américaines, la guerilla, la foi, la découverte de l'amour physique, l'homosexualité, l'art ... c'est très riche. L'histoire aborde tout ça sans complexes et avec une simplicité incroyable.
Et c'est là que se trouve peut-être le défaut majeur de l'oeuvre : trop de simpicité ou de naiveté.
Le coup du fils de gouverneur local attristé par la misère humaine et qui va aller contre son éducation car il a un bon fond. C'est vrai que c'est un peu caricatural, même si l'histoire se nourrit justement de cette dualité.
La représentation de la violence du système politique en place m'a également paru simpliste. Comme par hasard, notre jeune séminariste assiste d'emblée à une scène de violence gratuite et à la rebellion courageuse d'une jeune femme qui n'a pas peur du tout de ses bourreaux.
C'est tout de même un très bon album.

12 12 2006
   

L’Amérique Latine ne laisse pas Emmanuel Lepage indifférent, car après ses Carnets de Brésil parus chez Casterman et une traversée de l'Amérique du Sud d'est en ouest en pleine jungle amazonienne dans "La Terre sans mal" en duo avec Anne Sibran, c’est en solo et à nouveau dans la collection Aire Libre qu’il s’attaque ici à un diptyque se déroulant au Nicaragua.

Tout comme dans "La Terre sans mal" on retrouve cette quête initiatique d’une personne ayant du mal à se faire accepter par des étrangers, ainsi que des décors époustouflants au sein d’une bande dessinée dépaysante. Mais, alors que l’histoire de "La Terre sans mal" me semblait un peu fade et n’exploitait pas complètement tous les éléments du scénario, ce premier tome de "Muchacho" est un vrai régal.

Derrière une trame somme toute assez banale on retrouve l’histoire forte d’un jeune homme qui se cherche au milieu de ses origines, de sa foi et de son art. Un jeune homme qui en ouvrant les yeux va découvrir l’injustice qui l’entoure et qui va lentement se dissocier du milieu bourgeois dont il est issu, face à ces paysans de la jungle nicaraguayenne qui étouffent sous le poids de la dictature militaire.

Et si Gabriel parvient à exprimer ses désirs, sa foi et sa passion à travers son art, c’est surtout grâce au graphisme époustouflant d’Emmanuel Lepage. Un graphisme exceptionnel qui nous plonge dans la chaleur et l’humidité de la jungle nicaraguayenne et qui insuffle une véritable âme à cette histoire bouleversante. Un dessin et une colorisation qui se nourrissent du Nicaragua et de la force des personnages et qui relèguent le texte au second plan.

Vivement le deuxième tome !

12 11 2006
   

Emmanuel Lepage nous offre ici un album magnifiquement réussi. Je l’avais découvert pour la première fois dans "Névé", puis dans le magnifique récit de "La Terre sans mal". Aujourd’hui, il scénarise et dessine entièrement l’album et son travail, fait de réalisme mais aussi de sensibilité et d’émotion, réussit à nous faire entrer dans cette histoire pétrie d’humanité et merveilleusement portée par un graphisme lumineux et subtil.
Pourtant, l’histoire n’est pas des plus simple, puisqu’il va aborder en même temps plusieurs sujets difficiles. En premier lieu, la politique dictatoriale au Nicaragua en 1976 (pas si vieux) avec une représentation sans concession de la répression militaire, brutale et aveugle, violente et dramatique. Puis le début de la vie d’un jeune adolescent, issu d’une famille riche et proche du pouvoir, destiné à la prêtrise, mais doué pour le dessin, qui va être confronté avec violence à des réalités qu’il ne soupçonnait pas. La violence des hommes mais aussi la violence des sens et des sentiments. Ensuite, la rébellion des paysans, du peuple contre le dictateur qui les opprime, les réduit à la misère, les emprisonne ou les viole et tue.
Beaucoup de sujets habilement mêlés par l’auteur, sublimés par des dessins extraordinaires tout en subtilité, en ombre et lumière. Il est intéressant de remarquer que l’histoire est principalement porté par le dessin, avec des pages ou les textes sont très réduits. Beaucoup de suggestions dans les cases qu’il faut s’approprier entièrement. J’ai particulièrement aimé l’expression des yeux de Gabriel de la Serna qui sont vraiment chargés d’émotion.
Voila, j’aime sans retenue et je note au maximun. Je pense en effet que c’est un livre marginal, bien placé dans cette collection Aire Libre, et qui marquera pour longtemps le monde de la BD. Pour ma part, il fait partie de mes favoris.

8 2 2006
   

C’est assez rare que pour être souligné : j’ai été totalement subjugué par la beauté des dessins et des couleurs ! Les ambiances graphiques sont tout bonnement somptueuses. Les jeux de lumière plus vrais que nature. Et les émotions transmises avec beaucoup de naturel.

L’histoire se situe dans un contexte historique bien précis, en 1976 au Nicaragua. On s’attache peu à peu à un jeune séminariste, discret et peu bavard. Passionné d’art pictural, Gabriel va devoir trouver son propre style artistique, s’adapter à un milieu social à l’opposé du sien, se faire une place dans ce petit village de paysans et confronter son éducation religieuse au désir naissant de la chair. Le tout sur fond de guérilla. Eglise, politique, révolution sandiniste : ce sont là quelques autres sujets abordés par ce récit que je trouve habilement narré et mis en scène.

Malgré le mélange des thèmes, l’histoire reste à la fois simple et prenante.

Une très belle surprise !

5 1 2006
   

Dès la première case, j'ai tout de suite reconnu l'ambiance visuelle et un décor similaire à "La Terre sans mal" du même auteur. Le dessin est beau. Et même si j'ai eu un peu de mal avec les couleurs en début d'album, certaines scènes de nuit et autres sont tellement superbes qu'il n'y a rien à en redire.

Quant à l'histoire, j'ai bien accroché à la moitié de l'album, lors des progrès artistiques du héros, Gabriel et son intégration dans le village. Par contre, je n'ai pas su être touché ni intéressé par l'histoire de dictature et de violence qui cerne le récit en début et fin d'album. La dureté de la fin m'a presque semblé artificielle, dans le sens où j'avais le sentiment que la corde sensible était trop tirée, l'injustice montrée trop en avant.
En bref, j'ai bien aimé une bonne moitié du récit mais j'ai moins accroché au reste, même si les personnages étaient là et plutôt bons, et même si les dessins sont très bons.

J'attends de voir la suite pour me faire un avis définitif.

5 1 2006
   

Superbe !
Emmanuel Lepage nous livre encore une fois un très bel album.
Beauté formelle tout d'abord. La collection Aire Libre constitue un très bel écrin pour ce joyau, très agréable à regarder. Ensuite, le dessin est somptueux : charnel, appliqué, chaleureux, c'est un régal pour les yeux.
Beauté narrative également : malgré quelques petits défauts par-ci par-là, c'est un album sur un sujet un peu original, la découverte du monde par un jeune séminariste, fils du gouverneur local. Découverte de la cruauté de son père, découverte de la sensualité, découverte de la spiritualité, bref, un parcours complet en peu de temps. On remarquera qu'après La Terre sans mal, Lepage est resté en Amérique latine...
Le tome 2 devrait confirmer l'excellente qualité de cette première partie.

30 10 2005
   

Incroyable premier album, d'une série qui restera dans les mémoires une fois cette dernière terminée, à n'en pas douter. Cette chronique religieuse sur fond de totalitarisme sud-américain est réellement touchante, et fait voyager le lecteur comme seul Lepage sait le faire.

La couleur directe incroyable de l'auteur nous avait déjà transporté lors de notre lecture de "La Terre sans mal" - autre superbe album, on peut découvrir ici un Lepage au scénario au mieux de sa forme. L'ambiance est là, le scénario s'installe calmement par le biais d'une narration impeccable.

Le dépaysement est total, les couleurs incroyables, et le style graphique complètement maitrisé. Certaines planches sont incroyables, tout simplement.

Difficile de parler de cet album sans dire de platitudes.. j'attends avec impatience le second tome de cette histoire qui, n'en doutons pas, portera cette série au rang de BD culte.

9 9 2004
   

Quelle baffe ! Une oeuvre incroyable, certainement un must de cette année 2004.

Je connaissais Lepage par "Alex Clément est mort" et "La Terre sans mal", et j'avais beaucoup aimé son dessin, mais sans véritable coup de coeur. Là, il se lâche complètement et nous livre des planches incroyables. Le découpage est précis, la mise en scène parfaite, et le dessin est à tomber. C'est splendide, chaque planche étant plus impressionnante que la précédente.

Cette fois, il fait lui même le scénar de sa BD, probablement mis en confiance par cet univers qu'il connaît bien grâce à ses nombreux voyages en Amérique du Sud. On sent vraiment qu'il s'est approprié ce monde, même si heureusement, ce genre de régime n'est plus réellement au pouvoir aujourd'hui (en Amérique du Sud du moins).

Gabriel (ce prénom ne peut avoir été choisi au hasard...) débarque plein d'innocence dans le monde réel, celui qu'il ne connaît finalement pas du tout à cause de (grâce à?) sa famille aisée et à son long séjour au séminaire pour sa formation religieuse.

On ressent rapidement ses doutes, sa curiosité, parfois sa peur, entre ces deux camps qui s'affrontent. D'un côté le pouvoir et sa milice, de l'autre la plèbe qui résiste comme elle peut et qui combat pour sa liberté.

Et Dieu dans tout ça ? A ce sujet, les différents représentants de l'Eglise ne sont pas d'accord, chacun interprétant les textes dans le sens qu'il croit juste (juste, c'est à dire fidèle à l'esprit de ceux qui les ont dictés, et fidèle à ce qu'attendent les hommes aujourd'hui).
Gabriel ne semble pas encore réussir à se décider franchement dans cet album, il est encore trop influençable (?) et ses doutes semblent mettre à mal sa foi.

Ajoutons à cela sa découverte, "par procuration", de l'amour charnel...
Même si l'on devine parfaitement son désire naître, il n'en dit rien et s'exprime par le dessin. C'est beau et cruel à la fois.

Un 1er tome magnifique, qui tient toutes ses promesses. Ne doutons pas que le 2e tome sera encore meilleur

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Muchacho, tome 1 12 4.25
Muchacho, tome 2 8 4.38