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3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : Agonie, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Cette BD avait tout pour me plaire : un sujet historique (sur une partie intéressante de l'histoire-géo-politique : l'URSS), (apparemment) de l'humour, pas mal de bons avis et un dessin pas mauvais.
Et non, j'ai l'impression d'être le seul à ne pas avoir aimé.
Disons le tout net : l'histoire, je ne la trouve en aucun cas intéressante et je me suis profondément ennuyé à la lecture de ces 54 pages. J'ai du m'y reprendre à trois fois pour finir cet album, en me forçant. C'était vraiment pénible à lire (c'est rare pour moi).
Les petites magouilles autour de la mort du petit père du peuple ne m'ont pas passionnée, je n'ai envie de ne rien apprendre de plus sur aucun des personnages.
Et puis le dessin n'est pas mauvais, mais ce n'est clairement pas mon style. Je n'aime pas vraiment ces planches trop sombres, cet encrage et ces expressions que Thierry Robin donne à ses personnages (je préfère son style moins réaliste).
Je reconnais que la BD a des qualités, mais ni son histoire, ni son dessin ont réussi à me séduire. Je n'ai aucune envie de lire la suite, et ça aussi, c'est rare !
Avec cette nouvelle saga dédiée aux derniers instants du Petit père des peuples, Fabien Nury aura définitivement marqué l’année 2010 de son empreinte. Prolifique et efficace, l’auteur nous a en effet gratifié de trois albums de grande qualité cette année: "Il Etait Une Fois en France", "L'or et le sang" et "La mort de Staline".
Victime d’une attaque cérébrale dès le début de l’album, Staline ne déborde pas d’activité tout au long de l’album, mais l’ombre du tyran plane bel et bien au-dessus du récit et l’enveloppe dans un climat de terreur particulièrement réaliste. L’agitation de ses proches collaborateurs, les complots, les chantages, la corruption, la lâcheté, l’hypocrisie, la peur et la soif de pouvoir qui entourent les derniers instants du despote, reflète l’atmosphère politique tendue qui a du régner à cette époque. Malgré l’ambiance historique sombre et le ballet sournois de figures historiques qui se bousculent aux portes du pouvoir, entrouvertes par le malaise de Staline, le récit parvient à adopter un ton cynique, parfois même légèrement burlesque (l’autopsie de Staline), qui se nourrit admirablement du climat totalitaire et délétère insufflé par le régime de l’époque.
Usant de tons sombres et froids, Thierry Robin ("Rouge de Chine", "Petit père Noël") place son dessin au diapason de l’atmosphère rude et oppressante de l’U.R.S.S. de Staline.
Encore une belle réussite signée Fabien Nury !