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Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : Agonie

 
 

Résumé

Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : AgonieAfin d'acceder au résumé de Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : Agonie, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : AgonieLes auteurs extrapolent sur la mort de Staline et la succession qui en a découlé entre les différents prétendants au trône. Au scénario, on retrouve un certain Fabien Nury auteur des remarqués "Il Etait Une Fois en France", "L'or et le sang" ou "W.E.S.T." et au dessin dans un style très efficace et semi-réaliste Thierry Robin.
Après la parenthèse du concert, l’intrigue se centre sur les luttes de pouvoir entre les différents prétendants à la succession que ce soit Beria ministre de l’Intérieur manipulateur, Molotov, Boulganine ou Khrouchtchev. L’ambiance vire même à la tragi-comédie dans un déferlement de violence et de situations plus ou moins farfelues comme la scène de l’autopsie où le cerveau de Staline se ballade sur le sol. La série est prévue en deux tomes : on attend donc la deuxième partie qui livrera le fin mot de cette passation de pouvoir dans l’une des pires dictatures de l’histoire.


Chronique rédigée par JAMES RED le 16/11/2010
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.80
Dépôt légal : Octobre 2010

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Mort de Staline (La) - Une histoire vraie... soviétique, tome 1 : Agonie, lui attribuant une note moyenne de 3,80/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 2 2014
   

Forcément. Une couverture rouge. A l'image de l'URSS, du communisme et du sang versé par son tristement célèbre dirigeant. Staline, qui succède à Lénine au terme d'une lutte sans merci contre Trotski, a des millions de victimes à son actif, tout en étant présenté comme le petit père des peuples, au sourire fondant sur les affiches de propagande qui le représentent entouré de jeunes enfants ravis et admiratifs. C'est au moment de sa mort, en 1953, que Fabien Nury et Thierry Robin s'intéressent ici.

Il s'agit donc moins de dénoncer les crimes staliniens que de décrire les luttes de pouvoir entre les possibles successeurs du moustachu à la tête d'une URSS encore auréolée du prestige de Stalingrad, huit ans seulement après la capitulation allemande. Dans le monde de la guerre froide qui s'est mis en place, la direction de l'URSS représente un pouvoir sans bornes ou presque que le géant américain s'efforce de contenir. Quand le dictateur meurt, aussitôt les prétendants mettent leurs stratégies en place. Fabien Nury décrit ces intrigues avec intelligence : on perçoit tous les airs sournois, toutes les petites angoisses, tous les contournements autour d'un Staline mourant qui n'en finit pas de rendre son dernier souffle.

Dès le préambule, les auteurs précisent qu'ils n'ont pas eu à beaucoup imaginer pour rendre compte de la folie furieuse de Staline et de ceux qui veulent lui succéder. On suit tout cela avec beaucoup d'intérêt, en s'étonnant de ne pas avoir déjà lu une bande dessinée sur ce thème d'une force pourtant évidente ("Partie de chasse" s'en approcherait dans l'esprit, mais pas dans le fond ni dans la forme). Le dessin de Robin se fait incisif, avec des personnages au faciès grotesque et inquiétant, miroir de l'âme assoiffée de pouvoir dans une société totalitaire où tout est possible ou presque.

Lecture prenante et forte, qu'on recommande bien au-delà du cercle des amateurs de BD historique.

18 7 2013
   

Je découvre une fois de plus cet auteur, qui a ce don assez extraordinaire de faire tourner les pages de notre Histoire, à mesure que l'on tourne les pages de ses fictions. Ici, je trouve que le choix de la période est particulièrement audacieux : on s'intéresse à ce qui a bien pu se passer dans les dernières heures de vie de Staline, et surtout, aux tractations qui avaient lieu pour préparer la succession alors que le tyran était agonisant. On y coise forcément les grandes figures de l'histoire soviétique, et on suit en particulier Béria, qui oeuvre, peut-être plus que les autres, ou du moins plus ouvertement, pour se réserver une place de choix dans l'organisation future.

Ce que j'ai apprécié, c'est cette atmosphère lourde de sous entendus, de tensions et de manipulations entre les différents cadres du parti. L'ouvrage se focalise sur ces personnalités, sur leurs jeux de pouvoirs, sur leurs menaces à peine voilées. Mais il y a également autre chose : certes, rien ne nous sera épargné pour nous montrer toute la violence et l'inhumanité du système soviétique, toute l'horreur dont pouvait être capable Staline, mais dans le même temps, l'auteur tient également à nous montrer des situations plus humaines, en recentrant parfois Staline sur son rôle de père. J'ai aimé que dans cette chronique qui ne peut être que dénonciatrice, l'auteur s'attache à nous montrer un autre visage de Staline. En revanche, l'exercice est parfois moins bien maîtrisé, et je trouve que les développements autour du fils de Staline un peu moins cadré que le reste.

Le dessin est également une bonne surprise. Au-delà de la surutilisation de la couleur noire, qui cadre pourtant bien avec cette atmosphère endeuillée (ou du moins, qui en a l'apparence), les personnages, mi réaliste, mi caricaturaux, sont crédités d'un trait assuré qui leur donne de véritables caractères.

C'est un premier tome assez prenant de par son atmosphère, et la justesse des dialogues et des évocations donne une teinte très historique à cette oeuvre fictionnelle.

4 6 2011
   

Cette BD avait tout pour me plaire : un sujet historique (sur une partie intéressante de l'histoire-géo-politique : l'URSS), (apparemment) de l'humour, pas mal de bons avis et un dessin pas mauvais.
Et non, j'ai l'impression d'être le seul à ne pas avoir aimé.

Disons le tout net : l'histoire, je ne la trouve en aucun cas intéressante et je me suis profondément ennuyé à la lecture de ces 54 pages. J'ai du m'y reprendre à trois fois pour finir cet album, en me forçant. C'était vraiment pénible à lire (c'est rare pour moi).
Les petites magouilles autour de la mort du petit père du peuple ne m'ont pas passionnée, je n'ai envie de ne rien apprendre de plus sur aucun des personnages.
Et puis le dessin n'est pas mauvais, mais ce n'est clairement pas mon style. Je n'aime pas vraiment ces planches trop sombres, cet encrage et ces expressions que Thierry Robin donne à ses personnages (je préfère son style moins réaliste).

Je reconnais que la BD a des qualités, mais ni son histoire, ni son dessin ont réussi à me séduire. Je n'ai aucune envie de lire la suite, et ça aussi, c'est rare !

14 12 2010
   

Avec cette nouvelle saga dédiée aux derniers instants du Petit père des peuples, Fabien Nury aura définitivement marqué l’année 2010 de son empreinte. Prolifique et efficace, l’auteur nous a en effet gratifié de trois albums de grande qualité cette année: "Il Etait Une Fois en France", "L'or et le sang" et "La mort de Staline".

Victime d’une attaque cérébrale dès le début de l’album, Staline ne déborde pas d’activité tout au long de l’album, mais l’ombre du tyran plane bel et bien au-dessus du récit et l’enveloppe dans un climat de terreur particulièrement réaliste. L’agitation de ses proches collaborateurs, les complots, les chantages, la corruption, la lâcheté, l’hypocrisie, la peur et la soif de pouvoir qui entourent les derniers instants du despote, reflète l’atmosphère politique tendue qui a du régner à cette époque. Malgré l’ambiance historique sombre et le ballet sournois de figures historiques qui se bousculent aux portes du pouvoir, entrouvertes par le malaise de Staline, le récit parvient à adopter un ton cynique, parfois même légèrement burlesque (l’autopsie de Staline), qui se nourrit admirablement du climat totalitaire et délétère insufflé par le régime de l’époque.

Usant de tons sombres et froids, Thierry Robin ("Rouge de Chine", "Petit père Noël") place son dessin au diapason de l’atmosphère rude et oppressante de l’U.R.S.S. de Staline.

Encore une belle réussite signée Fabien Nury !