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Tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare
 

Miss pas touche, tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 
 

Résumé

Miss pas touche, tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépareAfin d'acceder au résumé de Miss pas touche, tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Miss pas touche, tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare"Miss pas touche" c'est pour moi une référence de ces dernières années, avec un ton si particulier et un univers à la morale tortueuse qui n'épargne pas les nobles et les puissants.
C'est un second cycle, après la vengeance de Blanche, qui se termine ici, que je pourrais qualifier de "reconstruction" (et du rupture !) et de pas en avant vers l'amour pour notre "Vierge des bordels".

Terminant ce tome 4, les auteurs se sont livrés à un jeu de déconstruction où personne n'a vraiment le beau rôle et où la vie est bien sombre, au final.
Ainsi, Blanche, experte dans le jeu de tromperie tant qu'il fallut trucider les horribles assassins de sa sœur, s'avère bien moins subtile en recherche extérieure, et en amoureuse transie.
Aucun des personnages ne surnage vraiment, d'Antoine à la mère de Blanche, de la mère d'Antoine à Miss Jo.
C'est assez abject et sans issue.

J'ai retrouvé la noirceur du tome 1, complété par un monde désabusé.
Il n'y a pas de héros, il n'y a que la vie, qui marque, et qui n'épargne pas, surtout dans ce milieu là.
Les troubles de l'esprit, la psychologie, s'en remet-on ?
On tente de se panser, mais guérit-on vraiment ?
Ce livre cruel tire sa violence de son désespoir.
C'est bien mené, surprenant, inattendu, mais que c'est glauque !
Un peu trop ? Pitié, laissez nous respirer.


Chronique rédigée par Pierrizan le 18/09/2009
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Aout 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Miss pas touche, tome 4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 9 2017
   

Et voilà donc le tome conclusif de ce deuxième diptyque : on va donc savoir ce qu’il en est de cette histoire d’amour entre Blanche et Antoine, peu compatible d’une part avec l’environnement de la maison close Le Pompadour, ni avec la belle-famille à venir de Blanche. Au-delà de l’enquête policière menée par Blanche pour lui permettre de découvrir ce qu’il est advenu d’Antoine, on remarquera une nouvelle fois combien l’auteur dénonce une certaine hypocrisie de l’époque : Antoine, né de la bonne société, doit absolument soigné pour sa « maladie » et sa différence, alors que tous les notables de la ville n’ont d’yeux que pour Jo, le travesti de la Pompadour. On ne pourra que frémir devant le sort réservé à Antoine, comble d’une absurdité d’une époque révolue. Le récit se veut violent par ses idées, mais sensible dans sa mise en forme : comme d’habitude dans la série maintenant, on ne pourra que souligner le talent d’équilibriste de l’auteur, qui est toujours à la limite du glauque et du malsain sans vraiment tomber dedans. Une manière de dénoncer avec d’autant plus de force une certaine mentalité.

Sur le récit en lui-même, certains éléments ont quand même du mal à cadrer parfaitement avec le scénario et les excès de la mère de Blanche, puis son revirement soudain pour venir en aide à sa fille aura de quoi surprendre, et son rôle de monte-en-l’air et de maître chanteur aura vraiment du mal à convaincre.

Un ouvrage encore une fois sensible et qui a ce grand mérite de proposer ce qui fut pour moi une surprise quant au destin d’Antoine. De toutes les hypothèses échafaudées en fin de premier album, aucune ne se rapprochait des événements qui sont décrits dans ce deuxième ouvrage.

12 11 2011
   

La couverture pourra déconcerter. Blanche a une apparence étonnamment moderne : on s'attend presque à une histoire de voyage dans le temps ! Si l'on est plus attentif, on voit que les chapeaux des dames (plus identifiables que ceux portés par les hommes) sont bien ceux de l'entre-deux-guerres. Mais la dernière case du tome trois laissait le lecteur dans l'expectative, après un délirium de Blanche qui se réveillait dans un endroit inconnu. D'où la méprise possible...

Sans rien en déflorer, on peut en tout cas dire que l'intrigue ne verse pas dans la science-fiction et que les choses vont se dénouer. L'histoire s'achève dans ce nouvel album, dont l'avenir nous dira s'il est suivi par d'autres. On ne le souhaite pas forcément, en fait : Blanche pourrait bien finir par lasser son lecteur si Hubert et Kerascoët lui prévoient un futur d'héroïne récurrente.

Blanche, son amoureux, sa mère, son compagnon de passage et les personnages pittoresques de la série sont tous au rendez-vous. Il y a de bons moments, y compris dramatiques, avec un dénouement qui pourra laisser sur sa faim (je pense notamment à la dernière planche, avec laquelle j'aurais préféré ne pas voir s'achever le récit).

Le scénario reste efficace, tout comme le graphisme d'ailleurs. Les auteurs n'ont pas vraiment démérité mais ce quatrième album, à l'image du troisième, n'enthousiasme pas comme le premier diptyque dont la singularité était réelle dans la surproduction de bande dessinée. Cette fois, la lecture est plaisante mais la possession des albums n'est pas indispensable. Avis aux budgets limités qui pèsent leurs achats dans un contexte où les BD deviennent un luxe de plus en plus coûteux.

7 1 2011
   

Après un début de diptyque qui avait des allures de remake peu original du film «Pretty woman», ce deuxième volet permet à Blanche de renouer avec son rôle d’enquêtrice, afin de trouver des explications au dénouement surprenant du tome précédent.

Cette nouvelle enquête emmène l’héroïne du Pompadour en dehors de cet établissement dont elle semble avoir du mal à se libérer. Le scénario, riche en rebondissements, est mené tambour battant, en compagnie d’une «Miss pas Touche» tentant d’abord de rejoindre le château d’Antoine avant de se rendre dans une clinique près du lac Léman. Poursuivie par le patron du Pompadour et tentant d’échapper aux pièges de la mère d’Antoine, Blanche demeure très attachante dans ce rôle périlleux d’enquêtrice. Malheureusement, au moment où l’on retrouve Antoine, je trouve qu’une partie du scénario vire au n'importe quoi. Il y a tout d'abord l’histoire du traitement de la "maladie" d’Antoine qui est un peu limite et finalement, l’attitude de la mère de Blanche en fin de tome qui manque quelque peu de crédibilité.

Au dessin, les Kerascoët ("BD Jazz", "Donjon Crépuscule") proposent à nouveau un graphisme lisible et efficace qui permet d’entretenir un décalage subtil entre le fond et la forme, et d’obtenir un mélange réussi entre la dureté de l’histoire et la légèreté des personnages et du dessin (www.kerascoet.fr).

Un deuxième diptyque agréable, alors que le précédent était excellent !