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Tome 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes - Partie I
 

Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes - Partie I

 
 

Résumé

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Planche de Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes - Partie IJ’ai lu il y a quelques années la trilogie « Millenium » de Stieg Larsson, lecture qui m’avait laissé un très bon souvenir, même si le premier tome semblait un petit peu déconnecté des deux suivants. Voilà qu’après des adaptations en film, ce best seller de la littérature contemporaine suédoise se voit adapté en BD. A terme, 6 albums constitueront cette série : 2 albums BD par tome de la trilogie. L’exercice d’adaptation d’une œuvre qui a connu un tel succès est toujours dangereux pour son auteur, mais ici, Rundberg s’en sort admirablement et ce premier tome est avant tout une réussite.

On va passer très rapidement sur les éléments qui m’ont semblé moins convaincants, et qui sont dus aux contraintes de l’adaptation d’un roman en BD, qui se traduit forcément par une histoire originelle qui se retrouve condensée. Certains passages peuvent ainsi sembler rapides, comme cette scène où Cécilia se retrouve au lit avec Blomkvist, comme cette visite de l’île Vanger, comme ces premières déductions de Blomkvist sur Harriet,…

Mais à part ces quelques passages, dans lesquels le lecteur pourra se dire que le scénario a été artificiellement accéléré, Rundberg a su faire la synthèse de la première partie du premier tome de Stieg Larsson avec un grand talent. Il a su retenir dans l’œuvre originelle les éléments forts du récit et les organiser en BD de façon fluide de telle sorte que le l’amateur de la trilogie redécouvre l’œuvre originale sans avoir cette impression qu’elle a pu être trahie. De même, j’ai l’impression qu’un lecteur n’ayant pas lu l’œuvre originale s’y retrouvera facilement dans cet opus. Certes, il lui manquera quand même les descriptions de cette île au nord de la Suède, il lui manquera peut-être le cheminement des sentiments de Mikael Blomkvist, et il se demandera certainement ce qui vient faire Lisberth Salander dans cette histoire, tant ces deux personnages principaux ne semblent pas vraiment voués à se rencontrer (cette rencontre n’aura d’ailleurs pas lieu dans cet album). Mais encore une fois, le format BD ne permet pas de s’attarder sur ces éléments, largement décrits dans le roman. En fait, cette adaptation permet à ceux qui ont lu la trilogie de la redécouvrir avec un plaisir différent, et à ceux qui ne l’ont pas lue, de découvrir de façon fluide les premiers éléments de ce récit.

Rundberg suit assez fidèlement le scénario : depuis le procès qui met Mikael Blomkvist au chômage forcé, son embauche par Henrik Vanger pour retrouver sa nièce, son installation sur l’île des Vanger qui lui permettra de faire la connaissance des membres de cette famille d’industriels sur le déclin, mais encore puissante, et ses premières découvertes sur la disparation d’Harriet, en passant bien sûr par la présentation de Lisbeth Salander, personnage atypique, que la vie ne semble pas avoir épargné et que rien ne ménage encore aujourd’hui. Les personnages de Larsson, l’ambiance un peu étrange de l’île Vanger, les relations entre les protagonistes, et leurs vies personnelles : Rundberg arrive à retranscrire tout cela avec une vraie fluidité. Le scénario est bien celui de Stieg Larsson, ce qui n’enlève rien au talent de Rundberg qui le propose sous un autre format sans le trahir. Le découpage est parfait et les enchaînements maîtrisés, avec bien sûr ces quelques surprises de voir ces femmes maltraitées le temps d’une planche ici ou là. Mais patience, tout cela s’éclairera bientôt.

Mais ce premier tome prend une dimension supplémentaire grâce à son dessin. Le travail de Homs est remarquable. Son trait particulier donne des visages à la limite entre le réalisme et la caricature, mais toujours superbement expressifs. En lisant le roman, on ne peut que se représenter les physiques des principaux protagonistes. Ici, ils prennent littéralement vie et on ne peut que se dire que, pour chacun d’entre eux, Homs a su en saisir la vraie nature. Notre quelconque Blomkvist, le sec Henrik, le Martin replet… et surtout, SURTOUT, l’atypique et marginale Lisbeth, dont on a l’impression qu’elle est tout droit sortie des pages de Larsson. Les paysages ne sont pas en reste, et on voyage, et comme Blomkvist, on se retrouve isolé dans cette cabane de cette île. C’est superbe.

En adaptant une trilogie aussi connue, et, semble-t-il, aussi appréciée, les auteurs avaient toutes les chances de se planter. Il n’en est rien, et cela est dû au talent d’un scénariste qui parvient à nous traduire fidèlement cette histoire sous format BD sans qu’elle perde de sa force ou de sa fluidité, et à celui d’un dessinateur dont l’ouvrage vient magnifier l’œuvre originale.


Chronique rédigée par gdev le 10/05/2013
 
 
Statistiques posteur :
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  • 367 (8,29 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Mars 2013

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Millenium, tome 1 : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes - Partie I, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 10 2014
   

Je n'ai pas lu les romans, mais j'ai été scotché par la série et l'adaptation nordique au ciné, celle de Fincher m'ayant moins emballée.
Je ne dispose donc pas de point de comparaison avec l'oeuvre originelle, mais j'ai pris mon pied, tant le script de la Bd colle à celui de la série.
Tout fonctionne à merveille dans la narration : très vite, on s'immerge dans l'histoire de la disparition d'Harriet. Le huis clos sur l'île et le mystère viennent rendre une atmosphère tendue.
La psychologie des personnages est extrêmement fidèle à celles de ceux qui animent la série Tv. C'est simple : j'ai eu l'impression de les retrouver, avec quelques différences quant à la représentation de leur visage (bien que Lisbeth reste le portrait craché de Noomi Rapace).

Je ne sais pas si c'est parce que je connais déjà le fil des évènements, mais si ce premier volume est dense, de par sa pagination (environ 60 planches) et l'abondance des dialogues, mais je ne l'ai pas trouvé un seul moment indigeste. Peut-être peut-on penser que pour le «pur néophyte», quelques passages demandent à ce qu'on s'accroche.
Quoi qu'il en soit, c'est à mes yeux une franche réussite. Next volume, please !

11 7 2013
   

J’ai moi aussi lu le roman de Stieg Larsson, cependant juste le premier tome, j’ajoute que je l’ai aussi vu en film mais pas dans la version de David Fincher. Je garde un souvenir mitigé de la lecture du roman, la première partie, celle où sur les déboires de Blomkvist et sur la situation financière du journal Millénium m’avait semblé bien longue et l’intrigue mettait du temps à s’installer. C’est sur point que le film était plus intéressant car on rentrait plus vite dans le vif du sujet. Pour la BD c’est exactement pareil, j’ai trouvé qu’on rentrait plus vite dans l’enquête.

Il faut reconnaitre que Rundberg a fait du bon boulot, il a su faire un bon résumé du livre tout en gardant les points essentiels. C’est condensé mais c’est bien fait. Bien évidemment je me place comme quelqu’un qui connait déjà (bien) l’histoire et par ce fait je ne suis pas vraiment objectif. Je dois dire que je me demande bien ce que pourrait en penser quelqu’un qui ne connait pas du tout cette histoire, mais j’aime penser que ça se suit bien.

Pour l’instant dans ce premier tome l’intrigue n’est pas vraiment mise en place, il y a quelques ellipses scénaristiques dans la BD qui ne sont pas dans le roman, mais même avec cela, le décor est planté et l’histoire est fluide. Il y a pourtant deux points de vue différents puisque d’un côté on suit Lisbeth et de l’autre Blomkvist mais tout se succède sans heurts.

J’ai eu peur aussi pendant un moment que la violence sexuelle et physique soit simplement adoucie dans cette adaptation, il n’en est rien qu’on soit rassuré, rien ne nous est épargné même si tout est plus suggéré que montré (et c’est tant mieux).
Visuellement, c’est vraiment la grande classe, les personnages me semblent beaucoup plus collés au livre que le film et les couleurs sont très jolies.

Au final, j’ai beaucoup aimé et j’attends la suite avec impatience, surtout les 4 derniers volumes dont je ne connais absolument pas l’histoire.