46 524 Avis BD |20 175 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - II
 

Millenium, tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - II

 
 

Résumé

Millenium, tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - IIAfin d'acceder au résumé de Millenium, tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - II, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Millenium, tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - IIC’est toujours avec le même respect du texte original que Rundberg termine ici la trilogie de Stieg Larsson. C’est toujours avec le même sens du texte et de l’histoire qu’il arrive à proposer une lecture sous format BD qui retranscrive les temps forts décrits par l’auteur original dans sa très lourde trilogie à succès. Ici, on s’intéressera donc au fameux procès de Lisbeth Salander, qui est finalement à l’abri derrière les barreaux de sa prison. Il n’en va pas de même de Michael, qui collabore avec la police et Torsten, et qui est surtout la cible de jeune génération de la « Section », recrutée par les anciens pour couvrir leurs agissements. On se retrouve donc un tome bien équilibré, qui alterne les scènes plus calmes d’un tribunal ou d’une enquête, et les scènes d’action qui viennent donner du dynamisme à l’ensemble. La Section se met en tête de décrédibiliser totalement Michael, afin que ce dernier ne soit plus en mesure de défendre Lisbeth une fois que le procès sera terminé. Et c’est contre ces forces de l’ombre que notre super-journaliste va devoir se battre. On reste ici sur une belle réalisation, Rundberg s’en sortant avec les honneurs dans un exercice jamais évident d’adaptation en BD d’un roman best-seller. En particulier, cette pleine page des révélations de Lisbeth vient donner beaucoup de cohérence à toutes ces scènes disparates des tomes passés, venant ainsi éclairer le lecteur dans la compréhension globale du récit. Pour autant, tous ces éléments n’ont peut-être pas la force de la surprise qu’ils auraient dû avoir, et ce procès manque peut-être un peu de suspense. Compte tenu des informations du tome précédent, et du fait que Blomkvist est au centre d’une machination, il n’y a finalement pas vraiment de tension autour de la finalité du procès.

Quant aux dessins, c’est Man qui reprend la main pour ce tome conclusif, après que Homs soit revenu pour le début du diptyque. Et encore une fois, même si Man ne démérite pas, il souffre de la comparaison avec Homs : son dessin semble de fait manquer d’un peu de caractère, et une nouvelle fois, il faudra s’habituer aux physiques changeants de certains personnages secondaires (Niederman semble avoir fait un régime et perdu deux têtes, Jonas est méconnaissable, etc.). Je regrette en particulier l’absence de Homs aux dessins lorsque Lisbeth fait son entrée au tribunal : elle a décidé d’en faire des caisses et Homs aurait certainement rendu cette entrée plus remarquable, compte tenu de sa capacité de dessiner toute la marginalité de ce personnage.

La matière première est bonne et Rundberg en fait une adaptation réussie. On y perd forcément un petit peu d’âme et un petit peu de précision dans l’atmosphère en passant du format roman au format BD, mais l’essentiel de l’intrigue est bien restituée. On comptait justement sur Homs pour combler, par son dessin, ces quelques déperditions, mais c’est Man qui dessine ce dernier tome. Il assure le job mais ne parvient pas à restituer toute l’atmosphère, les personnalités et la tension de la même façon que le maître. C’est tout de même une fin de polar réussie, à l’image de la série tout entière.


Chronique rédigée par gdev le 07/10/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de gdevReflet de l'avatar de gdev
Statistiques posteur :
  • 3285 (74,22 %)
  • 367 (8,29 %)
  • 774 (17,49 %)
  • Total : 4426 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,78 13,78 13,78
Acheter d'occasion : 18,09
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Septembre 2015

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Millenium, tome 6 : La Reine dans le palais des courants-d'air - II, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

A ce niveau c’est une grosse déception pour moi. D’abord parce que la série était un sans-faute jusqu’à présent et que là on baisse clairement de qualité. La qualité du scénario tout d’abord, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère noire des précédents épisodes, j’ai eu l’impression qu’on passait trop de temps sur le procès de Lisbeth, ça manque de rythme et la conclusion de cette histoire de complot traine en longueur. En bref, l’histoire m’a paru manquer de suspens, même la fin avec le combat final entre la gentille et le méchant répond juste à un classique du genre et ne parvient pas à me surprendre. Encore une fois, je le redis, je n’ai pas lu l’original de Larsson, je ne peux donc comparer.

Et pour le dessin, c’est la même chose, d’ailleurs il est possible que mon avis sur le scénario soit dû au dessin. Car le changement de dessinateur est trop marqué : Man ne fait pas du Homs. Outre le fait que ce soit largement moins joli, mais que ça reste honorable, on ne reconnait plus les personnages dont le physique change du tome 5 au tome 6. Sur un même cycle c’est fort dommageable, il aurait mieux valu que ce soit le même dessinateur qui fasse tout.

C’est donc une déception pour ma part que de finir sur ce tome 6. Il me semble avoir entendu dire qu’il y aurait peut-être un cycle de plus, j’ose espérer que ce soit le même dessinateur qui fasse les deux tomes (et si possible le meilleur). Mais là encore, la tâche du scénariste parait immense, on ne crée pas une histoire comme on gère une adaptation. Mais je lui souhaite, bien sûr, de réussir.