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Tome 5 : La Reine dans le palais des courants d'air - I
 

Millenium, tome 5 : La Reine dans le palais des courants d'air - I

 
 

Résumé

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Planche de Millenium, tome 5 : La Reine dans le palais des courants d'air - ICe cinquième tome est le premier d'un nouveau diptyque, qui se propose d'adapter le troisième et dernier album de la série Millénium de Larsson. Mais contrairement au cycle 2, qui était indépendant du premier, ce cycle est en fait la suite directe du précédent, et on ne pourra qu'encourager de relire les deux tomes précédents afin de mieux fixer les idées avant de s'engager dans ce nouvel album.

Le cycle précédent avait permis de mettre au jour un vaste trafic de femmes en Europe, ledit trafic étant dirigé par Zalachenko, le père de Lisbeth. Si au cours de ses investigations, la Sapö a été évoquée, c'est dans cet album que cette idée des services secrets suédois impliqués dans des meurtres, est véritable exploitée. Cet album permet de revoir plus en détail cette nouvelle dimension du scénario, et surtout de faire le point sur les destinés de chacun suite au bain de sang dans lequel s'était conclu le cycle précédent. Ainsi, on retrouve un Zalachenko dont la survie inquiéte ses anciens associés ; une Lisbeth qui se remet tant bien que mal de ses blessures ; un Niederman qui cherche à se venger de sa demi-soeur ; et un Mikaël Blomkvist qui tente de savoir ce qui est arrivé à Lisbeth. En toile de fonds de tout cela, il y a le dossier Bjurmann, l'ancien tuteur de Lisbeth, qui comporte toutes les preuves de l'implication de la Sapö dans l'internement de la jeune femme, l'organisation ayant été jusqu'à faire disparaître le médecin qui l'avait déclarée saine d'esprit pour le remplacer par un psychiatre qui a décidé l'internement psychiatrique.

On se retrouve au coeur d'un vrai polar suédois, avec une ambiance particulière, avec ce destin personnel de Lisbeth confronté à celui d'une organisation qui oeuvre en secret au sein de la Sapö, avec également une Lisbeth toujours considérée comme l'ennemie public numéro 1, car elle toujours suspectée des meurtres de Bjurman et du couple Svensson. L'ensemble se met parfaitement en place, Rundberg a su trouvé les points saillants de l'oeuvre originale pour que son adaptation soit à la fois convaincante et cohérente. L'oeuvre originale de Larsson est un best-seller parce que c'est un bon polar, habité par des personnalités fortes. Tout le talent de Rundberg réside justement dans sa capacité à la restituer avec la même tension, la même atmosphère et la même clarté, même en prenant le support BD, qui n'est pas toujours le plus adapté pour reprendre un roman.

Surtout, Homs revient aux commandes du dessin. Si Man n'avait pas démérité dans le cycle précédent, c'est un bonheur de retrouver le maître. La finesse du trait, la sensibilité des regards, le détail des environnements, la précision des gestes et des postures : le graphisme, servi par une colorisation lumineuse et presque pastel, est superbement réalisé. Encore une fois, on a l'impression que Homs a su saisir les personnages décrits par Larsson pour leur donner l'identité visuelle et la morphologie à laquelle l'auteur du roman avait en tête lorsqu'il a imaginé ses personnages.

La difficulté principale de cet ouvrage réside dans le fait qu'il est très lié à des événements brièvement exposés dans le cycle précédent. Et il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Ainsi, le Gunnar Björk de cet ouvrage est plutôt roux et bien en chair, alors que le tome précédent le présentait avec des cheveux blancs et plutôt sec. Par ailleurs, cet ouvrage présente des flash backs qui ne sont aucunement annoncés : ni par le scénariste qui ne précise pas à quels moments se passent certaines scènes, ni par le dessinateur qui n'utilise pas d'effets graphiques différents (fonds de pages noirs, contours des vignettes plus flous, couleurs sépias, etc...) pour présenter des éléments qui appartiennent au passé. Ainsi, dans le cycle précédent, on évoqué des meurtres commis par la Sapö sur le premier psychiatre de Lisbeth ou encore sur un journaliste : c'est dans cet album que l'on trouve la représentation visuelle de ces scènes. Mais comme on a changé de cycle, comme les noms utilisés, d'une autre langue, ne nous sont pas familiers, et comme rien n'annonce qu'il s'agit de fash-backs, ces scènes de meurtres peuvent décontenancer et apparaître s'incrire dans la linéarité de l'enquête de ce troisième cycle.

Rundberg continue de livrer ici une adaptation réussie de l'oeuvre de Larsson, une adaptation d'autant plus réussie que l'on retrouve Homs au dessin.


Chronique rédigée par gdev le 29/04/2015
 
 
Statistiques posteur :
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  • 367 (8,28 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mars 2015

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Millenium, tome 5 : La Reine dans le palais des courants d'air - I, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

Ça y est ! j’ai enfin lu ce 5ème tome de Millénium. Je rappelle que je n’ai pas lu les romans 2 et 3 du triptyque de Larsson. Du coup je ne peux pas comparer et c’est donc une découverte pour ma part. Ce 5ème tome correspond donc à l’adaptation de la première partie du 3ème roman de Larsson. Comme le dit Gdev, c’est la suite directe du 4ème tome, qui nous avait laissé sur un suspense insoutenable.

Pour l’histoire c’est encore une fois une réussite, l’ambiance est là, celle du polar noir nordique, avec toute une machination autour du père de Lisbeth. Les personnages sont d’ailleurs toujours aussi bien campés, Lisbeth ou Blomkvist en tête, qui crèvent la page à chaque apparition. Des moments plus forts, qui rythment le récit avec de la violence et quelques morts, permettent de ne jamais s’ennuyer. L’original devait être pas mal, en tout cas cette adaptation de Rundberg continue de s’imposer, pas facile à faire en BD, et c’est clairement une réussite.

Pour le dessin aussi, je reviens sur tout ce que j’ai dit de bien sur Homs en en remettant une couche : c’est superbe. Les personnages, parfois à la limite de la caricature, sont parfaitement maitrisés, que ce soit dans leurs attitudes ou dans leurs expressions. La couleur et les cadrages ne sont pas en reste.

Par contre, en lisant l’avis de Gdev, je m’aperçois que je n’avais pas du tout compris que certains passages étaient en fait des flash-backs. Premier constat : ça ne se voit pas, et ça n’empêche pas de comprendre l’histoire. Deuxième constat : effectivement c’est plus logique que ça en soient, et petite déception que cette partie ne soit pas plus explicite.

En tout cas je vais lire la suite avec grande envie, même si je sais déjà que ce n’est pas Homs au dessin, et que du coup ce sera forcément moins bien.

29 4 2015
   

Je n'ai pas lu le roman mais j'avais adoré l'adaptation en série et j'ai retrouvé dans cette série bien des éléments qui m'avaient régalé.
Bien sûr, les personnages et la façon dont ils sont campés, au premier rang desquels Liz, qui devient le point central de toute l'intrigue.

Le découpage est extrêmement efficace, les auteurs ont l'art de retranscrire une scène extrêmement dense en une seule planche. La formule marche bien, et malgré des dialogues parfois nécessairement importants, le rythme est haletant.
L'album est véritablement scandé, les rebondissements s'enchaînent et débouchent régulièrement sur de gros cliffhanger.

Pour les anglophones, on dirait que le story telling est top. Pour les francophones, on parlerait d'une excellente narration graphique.

Résultat, on est immédiatement immergé, ou au moins on le reste, ce qui n'est pas non plus une mince affaire pour une série fleuve.
Voici un titre qui me réconcilie un peu avec les adaptations en BD.