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Tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
 

Millenium, tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

 
 

Résumé

Millenium, tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumetteAfin d'acceder au résumé de Millenium, tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Millenium, tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumetteAssez logiquement, après le premier diptyque adaptant le premier tome de la trilogie de Stieg Larsson, Runberg s'attaque à l'adaptation du second tome, "la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette". Ce troisième album est donc l'adaptation de la première partie du deuxième volume de l'oeuvre originale (je sais, c'est un peu dur à suivre, mais ce n'est que du contexte).

Pour faire très simple, Blomkvist reprend du service comme journaliste d'investigation et s'attaque cette fois-ci aux réseaux de prostitution suédois. Un journaliste indépendant, Dag Svensson, qui travaille sur le sujet depuis un moment déjà, lui apporte certaines pièces : noms de clients, organisation des réseaux, noms des organisateurs, parmi lesquels figure un certain Zala. Lisbeth, de son côté, s'est planquée. Mais comme son tuteur ne semble pas avoir bien compris le message qu'elle lui a infligé dans le premier diptyque, la voilà obligée de revenir en Suède. Par ailleurs, il semble qu'elle mène également une enquête personnelle, une enquête qui la met sur la piste du fameux Zala. Un enquête enfin qui la met en position bien inconfortable puisqu'elle devient ennemi public n°1, accusée du meurtre de Dag Svensson, ce qui laisse Blomkvist plus que dubitatif.

Le scénario est bon : c'est du Stieg Larsson. Mais Runberg en fait encore une fois une adaptation réussie, grâce notamment à un découpage inspiré. Une narration qui repose sur la juxtaposition de lieux, de personnages, de situations qui, une fois mis bout à bout, forment un tout cohérent, et dynamique. Runberg reconstruit brique par brique l'édifice de Larsson, et pour l'instant, on a encore du mal à se rendre compte du rendu final, même si les fondations paraissent solides. On pourra regretter le hasard qui fait que Blomkvist et Lisbeth, qui suivent deux enquêtes différentes, se retrouvent autour d'un même nom, celui de Zala. Il faut croire que l'adaptation sous format BD, qui impose une certaine rapidité dans le développement du scénario, fait apparaître cette coïncidence de façon un peu brutale. Mais dans l'ensemble, l'adaptation est convaincante, d'autant que le travail sur les personnages de Larsson est très poussé par Runberg. On n'en est plus ici à affirmer leur identité, on en développe de nouveaux aspects, tout en faisant intervenir leur passé. Runberg ne se limite pas à mettre en image l'histoire de Larsson, il lui donne un supplément d'âme en donnant réellement vie à tous ces personnages.

J'ai pourtant hésité à ne mettre que 3,5/5 à cet album. Non pas à cause du scénario un peu obscur : c'est normal pour le premier tome d'un thriller. Non, ce que je regrette avant tout, c'est le fait que Homs ne soit plus dessinateur. Man ne démérite pourtant pas, et essaye de coller au plus près au style de Homs. Malheureusement, si le pari est réussi sur certaines vignettes (notamment lorsque Lisbeth vient sussurer à l'oreille de son tuteur), l'ensemble est assez inégal et le charme du dessin n'est pas aussi pérenne que précédemment. J'avais un vrai coup de coeur pour Homs et le voir céder sa place m'attriste. Pour autant, Man ne fait pas un si mauvais travail, même si on a l'impression qu'il n'a pas encore totalement apprivoisé le style de Homs, et que parfois, il se contente de copier. Lisbeth y perd un peu de son marginalisme et de sa violence, et de son côté "écorchée vive". Blomkvist y perd son oeil un peu désabusé et son flegme. Passer après Homs sur cette série n'est pas un cadeau.

Runberg continue de surprendre par sa maîtrise dans l'adaptation d'un roman dont le scénario est bien ficelé. Le format BD fait apparaître de façon un peu brutale les facilités de ce dernier mais le découpage et la narration sont d'une belle qualité. Homs quant à lui me manque : Man passe pour l'élève du maître et forcément, on préfère le maître à l'élève doué. L'ensemble est peut-être un tout petit peu moins bon que les précédents ouvrages de la série, mais on reste quand même sur un niveau supérieur de qualité. J'ai le droit d'être exigeant, mais le devoir de reconnaître que c'est quand même bien fait.


Chronique rédigée par gdev le 03/04/2014
 
 
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mars 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Millenium, tome 3 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 4 2015
   

De la trilogie de Stieg Larsson, je n'ai lu que le premier opus: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Fort logiquement j'en avais vu quelques adaptations télé mais aussi celle faite en BD. Je me disais pourtant que tout avait été fait sur le sujet et j'étais très dubitatif quant au résultat en BD, on sait bien que c'est souvent ardue d'adapter un roman en images. Le résultat m'avait plus que séduit, j'étais même sorti de ma lecture conquis. Et ce que ce soit sur le scénario et le dessin, magistrale.
Pour cette adaptation du tome 2 de Stieg Larsson, en deux tomes d'une bonne soixantaine de pages, je pars dans l'inconnu. Je ne résumerai pas l'histoire puisque Gdev l'a fait parfaitement avant moi, mais j'ai aussi été conquis: c'est intéressant, c'est violent, et c'est parfaitement orchestré. Je tire encore une fois mon chapeau à Runberg qui s'y entend parfaitement: les transitions sont bien foutues, les suspens de fin de page respectés et donne toujours envie d'en connaitre plus. Je suis un peu plus mitigé sur l'histoire de base puisque je trouve que le fait que tous les sujets se recoupent entre Bloomkvist d'un côté et Lisbeth de l'autre me semblent un peu gros, sinon je me demande si ce n'est pas meilleur que le premier opus...

Pour le dessin, je suis également un peu déçu. Je l'ai d'ailleurs été tout de suite en ouvrant la BD, puisque la différence saute aux yeux: à part la couverture, Homs n'est pas le dessinateur. Non, à la place c'est Man, et comme le dit Gdev (encore ! ), il ne démérite pas mais la comparaison est là: c'est moins bien.

Bon, pour autant, à la fin de ma lecture, je ne pensais plus du tout au dessinateur qui avait changé, non, je pensais surtout à lire la suite et fin de ce deuxième cycle. Parce que c'est quand même sacrément bien foutu, et en amateur de bon polar j'aime tout simplement.