
Voici donc le premier album d'une série qui aura une longévité assez impressionnante. Dans ce premier tome, on découvre Michel Vaillant, le champion de course automobile qui doit relever le défi de battre le meilleur pilote américain, à savoir Steve Warson. ce défi s'organise autour de 5 épreuves, 5 courses à l'issue desquelles le grand gagnant sera désigné. Et c'est donc un premier album où l'on découvre la nature opiniâtre, sportive, droite, gentille, bon garçon et fair play de notre Michel national. Avec autant de qualités, ce personnage s'impose comme un héros à part entière et ce premier tome permet de découvrir tous ces talents et toutes ces qualités. Dans le même temps, on découvre l'autre grand héros de cette série, Steve Warson, et c'est sous nos yeux ébahis que se noue leur amitié, élément très important dans les tomes suivants.
J'ai trouvé l'album assez intéressant, mais assez mal rythmé. J'ai trouvé notamment que l'on passait trop de temps sur le circuit des 24 heures du Mans, où tous les éléments naturels semblent se déchaîner pour cet événement. Cette partie est très longue et j'ai bien failli m'ennuyer. Par ailleurs, j'ai un peu de mal à comprendre comment naît cette amitié entre Michel et Steve, vu qu'ils ne s'adressent jamais la parole. Boarf, ça doit être le respect mutuel des deux grands champions qui les poussent l'un vers l'autre, jusqu'à les rendre frères de sang. Ah, les vertus du sport... Vu que cette amitié est très importante dans la mesure où elle sera le moteur de nombreux albums de cette longue série, je trouve un peu dommage qu'elle ne soit pas plus expliquée.
Mais finalement, cet album n'est pas si mal construit que cela et j'ai trouvé que l'auteur avait su ménager le suspense, aussi bien sur l'issue de la course que sur l'évolution des relations entre Michel et Steve.
Le dessin date un peu, forcément, mais dès le premier tome, est très caractéristique de la série. Les principaux personnages ne verront pas leur physique évoluer beaucoup au long de la série, signe que dès le premier tome, le dessin satisfaisait le créateur de Michel vaillant. Ce que j'apprécie particulièrement dans cet album, ce sont bien sûr les dessins de bolides, très réalistes et très bien détaillés. Et si les couleurs sont déjà un peu passées, cela s'explique par l'âge de ce premier album.
Un bon tome qui permet de rencontrer deux personnages intéressants et un univers méconnu.

Ce tome, je l'ai vraiment trouvé pas mal, notamment grâce au suspense distillé tout au long de l'album sur l'identité du pilote sans visage. Ici, point de manipulation, c'est Michel qui doit se battre contre lui-même, contre sa propre frustration et j'ai trouvé cette idée pas mal. Les textes hors bulles sont légions, ce qui ne facilite pas lecture, d'autant que les couleurs utilisées en fonds de ces textes sont parfois vert foncé ou orange foncé, et il est difficile à tout lire. Mais finalement, l'idée de ce pilote sans visage est bien menée et assez prenante.
Toutefois, comme cette idée ne nécessite pas autant de planches, l'auteur nous propose d'autres petites idées, dont on ne voit pas bien le lien avec l'intrigue principale (notamment cette histoire de hors bord et cette histoire avec le tennisman). Pour ma part, j'ai apprécié ces petites histoires annexes qui permettent de s'échapper des circuits, et de créer un peu de nouveauté. Ca rallonge d'autant l'histoire mais y donne quelque chose de nouveau. Côté couleurs, cet album, comme tous les Michel Vaillant que j'ai lus, vieillit très mal. Ca fait vraiment années 60, un peu vieillot, mais je ne peux m'empêcher de penser que ce style préfigure le style réaliste utilisé aujourd'hui dans les nouvelles production. Sinon, côté ambiance, on est vraiment plongé dans cette vieille France bourgeoise, où le rôle des femmes reste anecdotique...voire même sont tournées en ridicule, toutes à leur point de croix, leur dîner en famille, et les recommandations à leur fiston. Un peu caricatural aujourd'hui, avec du recul, mais tellement révélateur de la société dans laquelle cet opus a vu le jour.
Un bon tome quand même !

Encore une fois, c'est un album en demi-teinte que je découvre. Décidément, j'avais gardé un bon souvenir de la série "Michel Vaillant" mais la relecture de certains tomes, aujourd'hui, ne me procure pas le même plaisir. C'est peut-être un signe que la série ne vieillit pas très bien. Pour cet album, encore une fois, je suis dubitatif, l'histoire de fonds ne révèle pas véritablement se suspense, cette histoire de course à Indianapolis sent le déjà-vu (Michel ayant déjà gagné cette course dans "le grand défi), et les méchants de l'histoire sont caricaturaux, sans véritable relief. Par ailleurs, il y beaucoup de références au tome "le 8ème pilote", tome que je n'ai pas lu et qui manque peut-être pour apprécier cet album. Enfin, je comprends mal ce revirement d'un des méchants à la fin de l'histoire, censé permettre le dénouement de cette intrigue. En bref, la machination mise en place par les Texas Drivers pour contrer Michel ne m'a pas convaincu, ses représentants ne présentent aucune surprise et finalement, on attend la fin plus qu'on ne la découvre.

Comme cet album porte bien son nom tellement c'est un cauchemar à lire. Hormis les quelques premières pages qui présentent un prototype lunaire des usines Vaillant, c'est ennuyeux à mourir. Michel se fait enlever mais arrive à s'échapper super rapidement et facilement, puis part à la chasse de ses ravisseurs... Les seules voitures que vous verrez seront une Jaguar et une Ami 8, que du lourd, donc. Le scénario est bâclé, (le chauffeur de l'ami 8 qui prend en filature les ravisseur, alors qu'il n'avait pas reconnu notre ami Michel, malgré sa combinaison sur laquelle est pourtant inscrit son nom, le méchant vite découvert, sa fin un peu rapide...), comme les dessins (certains ne sont même pas colorisés). Quel manque d'imagination, j'ai eu l'impression que l'auteur a été obligé de faire cet album sous la contrainte. Michel l'avoue : "je ne peux pas blairer ce genre de scénario!". Moi non plus ! A éviter donc !

Voilà un tome qui est pas bien intéressant au niveau du scénario : même le scénariste le reconnaît en dernière page de cet album. Pour tout dire, il n'y a pas véritablement de scénario, mais l'auteur crée une situation qui semble pour avoir comme seul but de présenter un course-poursuite dans les rues de San Francisco. S'il est plutôt intéressant de voir une course en milieu urbain, ca va bien cinq minutes mais finalement, on s'ennuie assez rapidement dans cette histoire, avec cette intrigue de trafic de drogue peu convaincante, avec une construction plutôt maladroite, avec ces méchants caricaturaux et d'une imbécilité sans borne.
Les dessins des différents bolides et des décors sont quand même bien réalisés, assez réalistes, dans le plus pur style de cette série. Mais derrière ces beaux décors, on nous présente une histoire sans réel fonds ni motivation, et pas particulièrement prenante, ni intéressante. Un Michel Vaillant bien vite lu et bien vite oublié.

Un album (presque) sans Michel Vaillant, et d'un seul coup, l'intérêt décroît. L'objectif de cet album est de nous présenter les étapes que doit traverser un pilote avant de pouvoir prétendre à prendre le volant d'une F1. Personnellement, je me suis un peu perdu entre les différents championnats. En effet, sont présentés ici simultanément les championnats de F2 et de F3 (et aussi un autre championnat il me semble). Heureusement que l'auteur introduit la team Fabri pour rehausser l'intérêt de ce tome. Alfredo et Tonton sont des personnages haut en couleur et c'est finalement l'aventure de ces derniers, qui tentent le tout pour le tout, que j'ai suivie avec intérêt. Le reste est un petit peu moralisateur, et l'intervention de Steve Warson dans ce registre en est presque risible de ridicule.
Le dessin reste quant à lui très bon, en présentant les modèles d'autres bolides que des F1. Il n'empêche que forcément, un tel dessin prend un coup de vieux du fait des avancées techniques qu'a connues le monde automobile depuis la sortie de ce tome.
Un tome en demi-teinte donc, qui a le mérite d'essayer de renouveler la série en présentant les jeunes loups qui prendront place dans le championnat de F1 la saison suivante...

Après nous avoir présentés les jeunes loups dans le tome précédent, l'auteur présente ici une saison complète de F1, où les vieux de la veille sont confrontés à la nouvelle génération. Pour ma part, j'ai trouvé ce tome sans intérêt. On reprend la team Fabri du précédent tome. L'intérêt qu'avait suscité pour moi cette équipe improbable ne s'est pas renouvelé dans cet album, car on reprend les idées précédemment développées. De plus, si cette équipe est très présente sur le début de l'album, on n'en entend plus parler pendant un bon moment par la suite.
L'album lui-même n'est pas très intéressant, hormis la course en France. En effet, il se résume à une succession de tableaux des scores où l'on voit les uns et les autres évoluer au classement général au gré des circuits. Parfois même, l'auteur fait l'économie d'un dessin de la course pour nous présenter juste le fameux tableau, avec un petit commentaire du style "Michel a gagné". Je n'ai pas trouvé ça très terrible, plutôt répétitif, et je dois avouer que j'ai même sauté une planche ou deux (chose qui m'arrive rarement en lisant une BD) pour en terminer au plus vite.
Je suis peut être passé à côté, mais cet album est loin d'être une référence de la série. Cete succession de tableaux ne m'a vraiment pas intéressé.

Un album, encore une fois, qui est décevant ! Et pourtant, c'est vrai que faire participer Michel au Paris-Dakar était une bonne idée : cela lui permet de le faire quitter les circuits de course de F1, et de le faire participer à cette épreuve mythique (enfin, quand le paris-Dakar reliait encore Paris à Dakar...). Ce qui est vraiment sympa dans cet album, comme dans d'autre de cette série, c'est que notre Michel côtoie des personnages connus : Sabine, Brasseur, Ickx... J'aime beaucoup ce clin d'œil qui permet d'ancrer le récit dans la réalité. Les bolides et décors sont toujours aussi bien réalisés: pour moi, c'est l'attrait de cette série et le seul atout de cet album. Nous faire partager l’enfer du désert en BD, au travers des différentes étapes, des différents pays et paysages, tout cela est assez bien conduit, quoiqu’un peu répétitif : des textes hors bulles nous indiquent le nom de l’étape et ses principales caractéristiques (terres, roches, sable,…) mais finalement, il ne se passe pas grand’chose. En effet, côté scénario, on nous sert une pauvre histoire de romance adolescente entre Steve et Julie, qui ne m'a pas vraiment accroché.
C'est assez pauvre et le récit se concentre sur Julie Wood ; Michel et Steve n'étant présentés qu'en périphérie de cette histoire. Donc encore une fois, un tome assez répétitif qui présente successivement les différentes étapes d’une course mythique, mais dont le fil conducteur n'est absolument pas prenant !