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Mémoires d'un incapable
 

Mémoires d'un incapable

 
 

Résumé

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Planche de Mémoires d'un incapableNoir c'est noir, il n'y a plus d'espoir ...

Tudieu, que voilà une BD qui vous prend aux tripes, vous les retourne, vous les arrache avec un "scrouich" humide et vous les agite devant les yeux... Le noir et blanc va très bien à cette atmosphère lourde de père de famille qui pète un plomb. Et puis ensuite, danse la folie dans son cerveau malade, et le pire, c'est qu'en plus du très bon dessin, sec et tourmenté comme le personnage, du scénario sans aucune faute, et ben cet Albert Laforge là ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous...

Juste le déclic qu'il faut au moment où il ne faut pas et un esprit un peu moins sain et hop, ça donne le héros de "Mémoires d'un incapable".

A lire !


Chronique rédigée par jbt900 le 03/02/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 228 (93,44 %)
  • 16 (6,56 %)
  • Total : 244 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Septembre 1998

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Mémoires d'un incapable, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 1 2006
   

Je m’attendais à quelque chose de plus simpliste. Mais dès qu’on ouvre l’album, on est pris par cette histoire de descente aux enfers d’un médiocre. D’autant plus crédible que chacun de nous (ou presque) pourrait être le pauvre homme qui bascule dans la schizophrénie et dans un engrenage fatal. La peinture de l’alter ego d’Albert Laforge est saisissante, dans ce jeu en miroir des personnalités, sublimé par un dessin en noir et blanc impressionniste. On reste scotché et béat jusqu’à la dernière case, devant une telle virtuosité.

24 11 2005
   

Mais que cette BD est noire ! Mais qu'elle est noire !
Et c'est bien ça l'ennui, je n'aime pas les histoires aussi sombres.
Physiquement, c'est un très bel album, notamment par sa couverture et la qualité de son papier.

Graphiquement, c'est pas mal. Après la superbe dédicace que m'a fait Cazaux sur mon album, je serais bien en mal de critiquer son dessin, même si j'ai le sentiment qu'il s'est nettement amélioré depuis l'époque où il a dessiné Mémoires d'un incapable (paru en 98 ) et qu'à l'époque, tout n'était pas excellent. Je trouve notamment le visage "toutes dents dehors et air furibond" d'Albert et de son alter ego un peu trop forcé, trop rapidement utilisé. Un petit manque de finesse dans la façon dont les expressions du visage sont utilisées, donc, à mon goût.

Quant au scénario, il faut admettre à sa décharge qu'il prend aux tripes. J'ai lu la BD avec les yeux légèrement écarquillés tant je l'ai trouvée dure et forte par moments. Il y a bien des passages qui font vraiment mal, notamment quand Albert revoit sa famille et demande pardon à sa femme et ses enfants.
Mais passé cela, tout n'est que descente aux enfers, combat mental d'un homme contre ce qu'il hait le plus en lui-même et dans les autres, errements dans les affres de sa folie. C'est bien fait sur ce point, même si je reproche à nouveau un certain manque de finesse, de caricature dans les personnages qui entourent Albert et dans sa propre réaction.
Mais c'est noir, c'est tellement noir. Ca m'en a déprimé une portion de ma soirée et de ma nuit. Et outre ce sentiment sordide, je n'ai guère retiré grand chose de plus de ma lecture, hélas.
C'est pourquoi malgré ma superbe dédicace, malgré la force du récit par endroits, malgré la beauté de l'album en tant qu'objet, je regrette un peu mon achat et ne saurait vraiment vous le conseiller.

2 5 2003
   

On ne peut pas rester insensible après la lecture de cet album… c’est vraiment déroutant et violent : le thème, la descente aux enfers d’un père de famille qui est en proie à des hallucinations, un comportement hyper violent et une incapacité au suicide. Sa sœur, pisteur dans une station de ski s’inquiète vraiment à son sujet, mais malheureusement son intervention sera un peu trop tardive.

La mise en scène de cette catastrophe personnelle d’un homme dérangé est vraiment bien tournée. Entre ses hallucinations, on découvre les causes de « maladie », son enfance, sa relation avec les adultes et aussi avec sa famille. Le plus intéressant est ce spectre qui hante son esprit, on est loin du petit ange et du démon qui apparaissent classiquement dans les dessins animés. Ici c’est un diable à son image qui l’exhorte et le pousse à bout. Le tout pour un petit scénario assez classique mais vraiment boosté par cet apport présenté juste avant.

Graphiquement, le noir et blanc convient parfaitement a cet esprit et ce thème abordé. C’est « noir » à souhait et Cazaux réussit très bien à mettre en image cette histoire dure et violente. Sans abuser sur le coté sanglant, il présente un homme déchu, meurtrier et persécuté par sa conscience qui lui conseille le suicide. Il est tout à fait dans le ton quand il présente les délires et les rêves de cet incapable.

Le thème traité laisse songeur et il me semble que peu de BD on abordé ce thème avec tant du naturel. C’est cru et explicite, un homme qui ne comprend plus son acte mais n’arrive pas à se suicider. En plus le dessin est assez bon, mais il manque au tout cette petite étincelle de génie, ce petit truc qui démarquera du reste. Peut être que le sujet est un peu trop sensible…