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Tome 1 : la tyrannie
 

Max Winson, tome 1 : la tyrannie

 
 

Résumé

Max Winson, tome 1 : la tyrannieAfin d'acceder au résumé de Max Winson, tome 1 : la tyrannie, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Max Winson, tome 1 : la tyrannieJérémie Moreau avait frappé un grand coup l’année dernière avec son « Singe de Harltepool » une fable assez drôle sur le racisme ordinaire, scénarisée par Lupano.
Changement d’ambiance avec « Max Winston » pour un 1er tome qui nous plonge dans le milieu du tennis.

Max Winston est LE héros du tennis mondial, un tel prodige qu’on a l’impression que le monde tourne autour de sa personne. Il n’a jamais perdu un seul match depuis ses 16 ans, il est jeune, il est beau, un brin timide et un peu candide… bref, dans ce monde un peu étrange, tout le monde semble d’adorer.
La vie du jeune Max, n’est en revanche pas rose. Il s’entraine comme un forcené sous les yeux de son père tyrannique qui lui en demande toujours plus. Mais son père a le coeur fragile et il faut lui trouver un nouvel entraineur aux méthodes pour le moins étranges.
Parallèlement la vie de la star va être mise à mal par la présentatrice d’une émission qui le met devant des vérités qu’il n’a pas l’habitude d’entendre. Le monde de Max Winston est ébranlé, petit à petit il prend conscience de ce qui se passe autour de lui, des attentes des gens mais aussi de la pression morale qu’il subit.
Jérémie Moreau opte cette fois-ci pour un noir et blanc avec toujours un trait simple, dynamique et très expressif. Difficile de mettre cette oeuvre dans une case, ni bd européenne, ni manga, mais un mélange de plusieurs influences, un peu à la façon d’un Bastien Vivès. Dans ce monde atypique un peu foutraque, l’auteur arrive à faire de Max le héros d’un conte de fées moderne en short et en baskets, qui va devoir subir de nombreuses épreuves pour pouvoir grandir.

En tour cas « Max Winston » est une aventure belle et intelligente, on attend la suite avec impatience !


Chronique rédigée par sigmar le 21/01/2014
 
 
Statistiques posteur :
  • 141 (30,19 %)
  • 134 (28,69 %)
  • 192 (41,11 %)
  • Total : 467 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Janvier 2014

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Max Winson, tome 1 : la tyrannie, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 2 2016
   

Max Winson a tout pour être heureux : depuis ses débuts dans le tennis, il est le vainqueur incontesté, remportant tous les trophées et tous les grands chelems. Pour les autres joueurs du circuit, c'en est presque décourageant : ils ont aucune chance de gagner. Max Winson est donc un sportif de haut niveau qui doit être super heureux de cet accomplissement : être le meilleur de sa catégorie, toutes époques confondues.

Sauf que l'on se rend compte assez rapidement que Max est avant tout seul, et qu'il dépend exclusivement d'un père vieillissant et malade qui l'entraîne depuis son plus jeune âge. A ce niveau, ce n'est plus de l'entraînement, c'est du conditionnement. A tel point d'ailleurs que Max semble accumuler les trophées sans s'en rendre compte, pour faire plaisir à son père. Toute l'intelligence de ce récit est justement de nous présenter ce jeune sportif comme étant isolé, pas vraiment conscient de son talent : d'un seul coup, voilà que celui à qui tout réussi semble atrocement seul.

Mais le récit sait surprendre également, en faisant évoluer le tout vers une espèce de délire, avec l'apparition de ce nouvel entraineur, Andy, qui va remplacer le vieux père malade. Un entraineur loufoque qui déploie tout un tas de stratagèmes pour continuer d'entraîner Max. Le jusqu'au-boutisme du personnage est intrigant, et après l'émotion, voilà que le récit propose de la loufoquerie...

... pour mieux prendre le lecteur à revers en proposant à Max, qui commence à prendre conscience de certaines choses, de tout l'enjeu du prochain match à jouer.

Le dessin de cet album est également peu commun. Il pourrait me faire penser à du Vivès dans "Lastman" : un dessin en noir et blanc, avec des contours peu appuyés et changeants. Tout cela confère également à la série une identité propre, comme pour mieux souligner son originalité.

Voici donc un bon premier tome, qui sait à la fois ou tour à tour émouvoir et surprendre, et qui oscille constamment entre une tonalité joviale et un propos plus grave.

8 2 2014
   

Après une entrée remarquée dans le monde du neuvième art grâce à l’excellent "Le Singe de Hartlepool", Jérémie Moreau décide de frapper un grand coup en solo en proposant une histoire qui plonge le lecteur dans le monde du tennis.

Et ça tombe plutôt bien car, la série "Happy!" de Naoki Urasawa étant terminée, j’attendais avec impatience une autre saga s’attaquant à la petite balle jaune. C’est donc en plein Australian Open, que j’ai découvert l’incroyable histoire de Max Winson, un jeune homme de vingt-cinq ans qui n’a jamais perdu un seul match depuis le début de sa carrière professionnelle à l’âge de seize ans. Premier mondial incontesté, invaincu sur le circuit ATP et vainqueur de près de trente grands chelems d’affilés, le jeune homme est formaté depuis sa plus tendre enfance pour atteindre la perfection sur les courts de tennis.

La maladie de son père/entraîneur tyrannique va cependant l’obliger à sortir de sa bulle. Lui qui vivait jusque là dans une prison dorée, forcé de s’entraîner quotidiennement jusqu’à l’épuisement, découvre qu’il y a également une vie en dehors des courts et que la sienne n’est pas forcément rose. S’il est indestructible une raquette à la main, le timide jeune homme voit son monde vaciller lorsqu’il échappe à l’emprise de cet homme qui a le mot victoire sur les lèvres jusqu’à son dernier souffle.

Cette réflexion sur l’enfance volée des sportifs professionnels est servie par le trait dynamique de l’auteur, qui opte cette fois pour un dessin noir et blanc qui accompagne avec grande efficacité le jeu puissant et rapide de son héros. Pourvu d’un rythme haletant et d’un découpage éclair, cette première réalisation en solo se lit à grande vitesse et avec grand plaisir.

Une excellente surprise aux allures de one-shot, dont j’attends la suite avec grande impatience