46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Tome 1 : Première époque (1914-1915)
 

Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915)

 
 

Résumé

Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915)Afin d'acceder au résumé de Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915), merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915)Gibrat change de guerre. Après 4 superbes livres sur la guerre de 39-45, le voilà en 14-18.
La couleur, les dessins, oui je commence par ça.
Il est un des dessinateurs qui me permettent d'admirer, de bloquer ma lecture devant une image, de la parcourir, entière, un bon moment.
Je savoure, je tourne les pages lentement, c'est un plaisir profond, un moment d'exception.
J'attends d'ailleurs toujours un peu afin de ne pas me lancer trop vite, laissant le désir m'envahir.
Une fois encore, je n'ai pas été déçu.

Dès la première page, ce journal avec Jaurès, j'ai été scotché. Que c'est beau !
D'autres paysages, d'autres vécus (des impressions de soleil dans le train par exemple) m'ont permis de m'évader, de me sentir happé par ce travail d'une beauté sensationnelle.
Gibrat va nous proposer 4 tomes ?
Pas de problème, j'adhère !
En plus, encore une fois, Futuropolis, par la qualité des papiers, par le soin, par la couverture, donne au lecteur un vrai moment particulier, un rendez-vous avec l'art.

Reste le scénario, un peu lent, un peu conventionnel, un peu prévisible (ce qui empêche le 5/5).
Cela dit, j'ai fait mon choix depuis longtemps: me laisser porter où Monsieur Gibrat m'emmène.
Car permettre des instants de lecture aussi forts mérite bien une petite contrepartie...

Laissez vous porter, et vous apprécierez aussi la qualité. Et vous verrez ce qu'est un travail d'artiste.


Chronique rédigée par Pierrizan le 28/10/2008
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de PierrizanReflet de l'avatar de Pierrizan
Statistiques posteur :
  • 817 (96,46 %)
  • 13 (1,53 %)
  • 17 (2,01 %)
  • Total : 847 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 15,44 15,44 15,44
Acheter d'occasion : 8,05
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Octobre 2008

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915), lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

26 5 2015
   

Difficile de ne pas aimer ce premier tome, il regroupe à peu près tout ce que j’aime. L’histoire en elle-même, intéressante de bout en bout, avec des personnages peu nombreux et qui valent le détour, en particulier Mattéo dont on partage la naïveté. Le pauvre se retrouve perdu, comme beaucoup à cette époque, dans une guerre qu’il ne comprend pas. Tout ça pour les beaux yeux de Juliette qui, elle, n’en a que pour SON Guillaume. A la manière d’un bon roman nous avons des dialogues précis, des textes brillants et une narration, linéaire, tout simplement parfaite. Là, où beaucoup perdent du temps à nous morceler leur récit ou à multiplier des personnages, pour essayer de rendre une histoire plus palpitante, Gibrat prouve que quand on a une bonne plume on peut aussi faire une bonne BD. Et le pire c’est qu’il ne s’en contente pas, car voilà : il dessine aussi… et bien ! Avec des peintures dans toutes les cases. A ce niveau, je ne sais plus si on peut encore appeler ça de la BD. Et puis, bien sûr, cette fin, qui donne très envie de découvrir la suite.

11 4 2013
   

Gibrat signe ici un bel ouvrage. Je trouve le dessin totalement abouti et ces aquarelles sont réalisées avec un soin particulier qui fait que chaque vignette pourrait représenter une oeuvre à part entière. Hormis ce dessin, que ceux qui ont déjà lu du Gibrat connaissent et reconnaissent, il y a ce souci des dialogues, il y a cette narration sans tâche qui rendent ces aquarelles tellement vivantes. Sur le scénario en tant que tel, il part d'une idée romantique toute simple, mais qui met en relief toute la naïveté de notre bon Mattéo. Une naïveté qu'il perd pendant la guerre des tranchées, horreur à laquelle il avait pourtant l'occasion d'échapper, mais qu'il décide d'affronter par amour. Et c'est par ses yeux que l'on découvre cette drôle de guerre, depuis le départ des troupes joyeuses, jurant qu'elles seraient de retour sous trois semaines, jusqu'à l'enlisement dans les tranchées bombardées, qui en dégueulent, des blessés et des morts. Ce qui me gêne toujours un peu dans les aventures de Gibrat, c'est que les visages des personnages manquent d'expressions, et on sent que l'aquarelle a du mal a faire ressortir un amour transi, une colère noire, une peur bleue, une amitié sincère. Heureusement que les dialogues comblent ce manque, heureusement que l'on ne perd rien de l'intensité des relations et des réactions grâce à un environnement soigné et des dialogues authentiques. Encore une fois, voici une bien belle production de Gibrat.

13 11 2010
   

Gibrat est le dessinateur des Femmes par excellence. Même si dans Le Sursis , on suivait l'histoire de Julien, c'est l'image de Cécile qui nous revient en tête. La même chose pour Le Vol du Corbeau où Jeanne vole la vedette à tout le monde. Pourtant là, avec "Mattéo", je sens un changement, un changement notable car même si Juliette et Amélie sont toutes deux des personnes très attirantes, elles s'effacent devant la Camarde, à savoir la guerre de 14-18, axe principal de cette bande dessinée.
Le dessin de Gibrat est toujours aussi bon, aussi bien dans l'horreur de la guerre que dans les méandres de l'amour.
En changeant d'éditeur, de Dupuis à Futuropolis, Gibrat n'a rien perdu de son talent, au contraire ; seules les couleurs me paraissent quelque peu plus transparentes que sur ses précédents albums.

6 1 2010
   

Cette série s'annonce comme la saga d'un homme à travers le début du 20e siècle, des prémices de la première guerre mondiale jusqu'à ceux de la seconde. Pour le moment, le tome 1 se concentre sur la seule guerre des tranchées.

Le dessin de Gibrat est toujours aussi plaisant. Avec une excellente technique, il offre des paysages chaleureux et des personnages pleins de vie. J'avoue n'être pas totalement tombé sous le charme pourtant. Les visages de ses personnages me paraissent un peu étranges, comme ressortant trop par rapport au reste du dessin. Et certains paysages un peu épurés m'ont déçu, comme ceux du port de Collioure par exemple dont les bâtiments semblent esquissés et tracés à la règle plutôt que représentés avec vie.
Ce n'est pas bien grave.

Ce qui m'a un petit peu plus gêné, c'est que j'ai eu la nette impression qu'un tel dessin ne collait véritablement pas avec un récit de guerre et d'horreur comme celui des tranchées. L'ensemble fait trop propre, trop sympathique, trop joli.
Du coup, davantage qu'un récit de guerre, ce sont davantage les bluettes amoureuses qui le composent qui ont marqué mon attention dans cette bande dessinée. Si je voulais caricaturer l'effet que me fait ce premier tome, je dirais que comparer cette BD à "C'etait la guerre des tranchées" de Tardi, ce serait à mes yeux comme comparer "Sissi Impératrice" à "Guerre et Paix" : dans les deux cas un récit historique se rapprochant de la fresque épique, mais d'un côté un récit romantique et doux-amer et de l'autre un récit réaliste et fataliste.
Du coup, mieux vaut ne pas les comparer. Il vaut mieux lire Mattéo comme ce qu'il est : un récit romantique, celui d'un jeune homme d'origine espagnole balloté par la vie, la guerre et ses sentiments encore un peu immatures.

C'est plaisant, assez dépaysant, mais je ne suis pas vraiment tombé sous le charme.

6 1 2010
   

Magnifique dessin, magnifiques couleurs! On se prend à s'arrêter sur les planches, à les regarder de près, à scruter les visages. Superbe cette vignette où le père et le fils se ressemblent tant, avec simplement l'âge qui les différencie. Comme c'est beau.

L'histoire, c'est plutôt l'Histoire. Elle est assez conventionnelle, et ne fait pas véritablement sursauter. Mais c'est probablement fait exprès: c'est l'histoire de tant d'hommes partis sans savoir pourquoi et revenus détruits. Donc si l'histoire ne parait pas originale, c'est justement parce que c'est l'histoire de tant de français (et autres nationalités).

L'humour est au rendez-vous, la poésie aussi. Bref, une très belle oeuvre à lire et contempler en attendant impatiemment la suite.

Seul bémol qui empêche le 5/5: trop de narration à mon goût. Parfois, quelques beaux dessins portent plus d'émotions que de longs discours, et Mattéo à tendance à se faire de longs discours intérieurs dont on pourrait se passer. C'est vraiment la seule ombre au tableau.

A lire!

28 3 2009
   

« Mattéo » est une grande fresque qui doit –normalement- mener le lecteur jusqu’aux débuts de la Seconde Guerre mondiale.
Et si la série est du calibre de ce premier tome, c’est annonciateur de bonnes choses.
J’ai véritablement plongé dans les 64 pages de l’album. Et il les faut pour narrer et mettre en images les premières péripéties de ce fils de réfugiés anarchistes espagnols. Pacifiste à cause des idées héritées de son père, il va néanmoins s’engager pour faire « l’aller-retour à Berlin » -comme l’on disait à l’époque- ; ce à cause la belle Juliette.
Las, cet « aller-retour » va le plonger dans cette « Grande Guerre » qui va sacrifier ce que la France avait de meilleur au combat.
« Mattéo » ?… ce sont des pages vraiment sombres de l’Histoire qui reviennent par pans à la mémoire collective. Les personnages sont « forts », servis par un scénario ciselé, bichonné, et où la narration suit de même.
Gibrat, une fois de plus, y va d’un graphisme au style puissant, raffiné dans sa construction des cases et de la mise en scène.
Premier pan d’une série qui s’annonce bien bonne, je me suis retrouvé ici dans quelque chose de « vivant ».
Et j’ai fort apprécié.

12 1 2009
   

Après avoir abordé le Seconde Guerre mondiale dans ses œuvres précédentes, Jean-Pierre Gibrat ("Le Sursis" et "Le Vol du Corbeau") s’attaque à une série en quatre tomes couvrant la période 1914 à 1939.

Si la collection Aire Libre convenait parfaitement aux œuvres de cet artiste, rien que l’idée de retrouver Gibrat chez un éditeur qui porte énormément d’attention à la qualité de ses supports, tout en offrant beaucoup de liberté au niveau du format à ses artistes, me faisait déjà saliver. Et, une nouvelle fois, dès la couverture, cet album est de toute beauté. Le trait fin de l’auteur, les superbes aquarelles et les jeux de lumière ressortent à merveille et sont de toute beauté.

Et au niveau du scénario et des personnages, ce premier tome n’est pas en reste. Il y a d’abord ce fond historique qui plonge la deuxième moitié de cet œuvre dans l’horreur de la première guerre mondiale, au sein des tranchées et des champs de bataille. Mais, au-delà de cette ‘belle’ page d’histoire, Gibrat livre à nouveau une histoire pleine d’humanité. Sur fond de romance, l’auteur nous livre l’histoire de Matteo, un jeune homme de nationalité espagnole, balancé entre le point de vue antimilitariste de sa famille et son envie d’endosser l’uniforme militaire. Humour, sentiments et émotions sont au rendez-vous, ainsi qu’une grande justesse au niveau de la narration.

4 11 2008
   

J’avais été plutôt impressionné par le dessin de Gibrat dans ses précédents livres que ce soit "Le Sursis" ou "Le Vol du Corbeau" ; mais son scénario m’avait semblé un poil trop académique ou du moins trop classique. Cette fois, je dois bien admettre être resté particulièrement scotché par ce récit.
Ce livre n’est en fait que la première partie d’une histoire qui en comprendra 4 et qui devrait couvrir la période 1914 à 1939. Après s’être penché sur Seconde Guerre mondiale, Gibrat s’intéresse, cette fois, à LA Grande Boucherie de 14-18. On sent l’influence de Tardi ou bien sûr celle de Céline qui avaient fort bien dépeint cette gigantesque tuerie dans certains de leurs livres.
Mattéo, c’est l’histoire d’un fils d’anarchiste espagnol qui part à la guerre par amour d’une femme qui en aime un autre. Mattéo va donc être notre guide dans ce conflit. Les horreurs de la guerre y sont très bien dépeintes, tout comme cet incommensurable chaos que fut la vie dans les tranchées. L’homme est transformé comme chair à canons, dirigé par des officiers plus incompétents et insensibles les uns que les autres. La narration se fait par le personnage de Mattéo qui traîne son désespoir dans les tranchées, rencontrant de malheureux compagnons d’infortune.
Au dessin, Gibrat utilise l’aquarelle, ce qui donne des teintes tout à fait remarquables à son album ; celles-ci retranscrivent bien toute l’horreur de la période. Seul reproche, les personnages féminins ressemblent beaucoup à ceux des précédents albums de Gibrat, mais ceci n’est qu’un détail. Un beau livre, qui prouve, une nouvelle fois toute la qualité de la nouvelle collection Futuropolis (n’en déplaisent aux nostalgiques…).