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Avis BD de Spooky
 

Avis BD de Spooky sur Martin Milan


Note moyenne de Coin BD sur la série Martin Milan Moyenne Coin BD : 3,00/5
Note moyenne de Spooky sur la série Martin Milan Moyenne de Spooky : 3,00/5
 
Note de l'album : 3,00
Tome 1 : Mille ans pour une agonie

Cet album n'est pas le meilleur de la série. Moins grinçant, moins ironique, il n'en recèle tout de même pas moins les éléments qui feront par la suite le succès de "Martin Milan". J'entends par là un regard assez désenchanté sur le monde, des histoiresq truffées de jeux de mots assez sympathiques (Godard appartient à cette école franco-belge des années 1970-1980), mais pas lourds. Cet album comporte une réflexion en germe sur le pouvoir, le temps qui passe et la fatuité de l'existence. Le dessin de Godard est déjà fixé et ne bougera quasiment pas durant toute la série.
A découvrir.

Note de l'album : 3,00
Tome 3 : Adeline du bout de la nuit

Cet album est une vraie découverte pour moi, contrairement à la plupart des albums de la série. Je n'avais pas lu cette histoire dans dla magazine "Tintin" à l'époque...

C'est donc avec un regard neuf que je l'ai lu. J'ai été un peu déçu, car ce cynique de Martin s'y montre moins mordant qu'à l'ordinaire, plus... sentiemental. Mais ce n'est pas ce côté sentimental qui m'a déplu dans cet album, car il nous permet de découvrir un pan de la jeunesse de Martin, pan jusque-là un peu délaissé. Non, c'est le faux rythme, le scénario très léger qui m'ont gêné.
Pour le reste, Martin castagne toujours les fâcheux, aide toujours la veuve et l'orphelin, et même si l'intrigue vaut deux balles cette fois-ci, c'est toujours sympa.

A noter que le personnage d'Adeline, à ma connaissance, aurait pu revenir par la suite, mais non, Christian Godard n'en a rien fait. Dommage peut-être...

Note de l'album : 3,00
Tome 4 : L'Emir aux sept bédouins

Dans cet album Christian Godard laissait encore une belle place à l'humour.

La peur surréelle de Rachid (qui n'ose même pas ouvrir une enveloppe, par peur de lire ce qu'elle contient), l'absurdité des richesses de certains émirats, Martin qui joue son va-tout...

Le dessin est agréable, même si très typique de l'école franco-belge des années 1970, et la critique est légère, moins mordante que dans certains autres albums de la série, mais une ambiance de joyeuse aventure plane toutefois dans cet album, rappelant des bons souvenirs d'enfance, à la lecture de vieux magazines Tintin...

Note de l'album : 3,00
Tome 7 : Une ombre est passée

Un peu décevant cet album. Alors que l'on pensait que l'histoire s'orienterait vers une critique des pseudos-sociétés secrètes, mais aussi sur une éphémère histoire d'amour, on se retrouve avec un récit centré sur des peurs illogiques, accompagné d'une réflexion sur les petits riens qui peuvent faire basculer une vie, une rencontre ratée de peu. Par moments se dégage une drôle d'atmosphère de cette histoire, toute en étrangeté. Mais Godard ne va pas vraiment au bout de sa réflexion, préférant mettre l'accent sur un humour répétitif (sans être réellement lourd toutefois).

Note de l'album : 3,00
Tome 10 : L'Ange et le surdoué

Cet album est l'un des plus faibles de la série. Pourtant, le personnage de Klebsky, celui de la Gorgone, auraient pu être intéressants, mais ils sont sous-exploités.

L'album traîne en longueur pendant 30 bonnes pages, avant que tout ne se bouscule dans le dernier tiers : fusillades, renversement de situation.

Comme d'habitude, Godard écrit une très belle conclusion, qui ne parvient totefois pas à gommer entièrement la relative indigence de l'album. Son dessin reste toutefois très fidèle au reste de la série, et même s'il joue dans un registre plus intimiste, il n'en reste pas moins solide.

Un album où Godard n'a pas su trop se renouveler.

Note de l'album : 3,00
Tome 12 : Le Cocon du désert

Après quasiment 10 ans d'absence, Godard a repris l'une de ses meilleurs séries en cette année 1995, toujours avec ce souci humaniste en arrière-plan.

Une nouvelle fois, c'est un enfant qui va être à l'origine de toute l'histoire, ce qui permet à l'auteur de délivrer un joli message en fin d'album. Celui-ci est dans la bonne moyenne de la série, ni le pire, ni le meilleur.

On suit donc sans déplaisir les tribulations de Martin et son ami Othello dans le bush australien ; curieusement, aucune légende aborigène n'est abordée, alors que Godard aurait pu s'en emparer. Non, ce sont encore des êtres innocents, en proie à la pollution et à l'inhumanité de l'humanité, qui sont au centre de l'histoire.

Graphiquement, on sent l'évolution de Godard, vers un style plus adulte, un peu moins rond, surtout sur le personnage de Martin. cela ne nuit pas à l'histoire, mais je ne pense pas que cette évolution soit nécessaire.