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Manhattan Beach 1957
 

Manhattan Beach 1957

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Manhattan Beach 1957J'avoue n'avoir jamais lu du Hermann auparavant : j'est juste vaguement entendu parler de lui "oui ! son style est génial, vachement particulier ! trop top" enfin bref...juste de nom quoi : jamais lu le grand classique Jérémiah et ne parlon pas de Yves H., son fils : même pas de nom !

Je me lance donc les yeux fermés dans ce policier, seulement au titre : c'est vrai quoi, intriguant non ? Manhattan Beach 1957...Qu'est qu'il a bien pu se passer à cette date à cette endroit ? Bref...une très bonne surprise !

En effet, le scénario de Yves H. est un vrai délice, on se régale du début à la fin : j'ai beaucoup aimé sa façon de commencer, enfin...le déroulement en général de la série !
Au début présentation de l'action présente, puis un long flash-back et enfin retour dans le présent, subissant alors les conséquences de cette remise en mémoire de cette histoire au combien intriguante.
Tout est finement mené pour interesser le lecteur et ça manque pas de rythme : bien agréable ! Yves H. : j'adopte !! surtout une histoire qui allie si bien tendresse, violence, poésie, amour...

Les dessins de Hermann sont tout à fait en accord avec la trâme scénaristique. Il met parfaitement en image cette histoire passionnante et il en profite pour nous montrer de quoi il est capable : c'est à dire du plus incroyable, surtout au niveau des couleur.

Par contre petit reproche à son style : forme des têtes, je trouve que ça colle pas avec le reste, trop à part. Enfin c'est mon impression.

Sinon c'est impeccable et c'est largement assez pour me donner envie de lire ces oeuvres antérieures.


Chronique rédigée par Charly le 24/10/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 357 (94,44 %)
  • 5 (1,32 %)
  • 16 (4,23 %)
  • Total : 378 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.17
Dépôt légal : Septembre 2002

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Manhattan Beach 1957, lui attribuant une note moyenne de 3,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 12 2009
   

Le dessin est superbe, du pur style Hermann. Par contre, j'ai eu un peu plus de mal avec la colorisation. Je comprends que tout ce qui est souvenirs, etc... soit en noir et blanc (enfin en teintes de gris), et bon, même si je trouve que c'est gâché les capacités de coloriste d'Hermann, c'est pas mal fait. Et je trouve superbe ce passage à la couleur rouge lors du coucher de soleil au-dessus du Grand Canyon. Par contre, les couleurs de l'histoire qui se passe au temps "présent" sont un peu trop ternes à mon goût : je trouve que ça manque de force dans ces couleurs.
Mais pour en revenir au dessin de manière générale, il est vraiment excellent. On se croirait totalement plongé dans un film noir. Et j'ai été soufflé par certains décors, notamment ceux de Monument Valley vus en plongée avec la route et la voiture toute petite à cause de la distance.

Maintenant, concernant l'histoire, c'est aussi du plus pur "film noir" américain. L'intrigue est assez bien foutue, la narration pas mauvaise, le dénouement assez prévisible mais bon. L'ennui, c'est que globalement, ce type d'histoire n'est pas ma tasse de thé. Toutes ces histoires mêlant enquête policière, nostalgie, mélancolie, blues, etc... je trouve ça vain, personnellement. Disons que j'y suis insensible.

Bel album, bien fait, mais par goût personnel je n'ai pas tant apprécié que ça.

23 12 2009
   

Pour ce grand album, les Hermann père et fils retrouvent la collection où ils ont débuté leur collaboration (avec « Liens de sang », pour rappel). Une collection où le père a signé l'un de ses meilleurs albums, Caatinga.
Yves Huppen déroule un récit sur deux époques, celle du souvenir (1957) et celle du dénouement (1976).

C'est l'histoire d'un homme et de deux femmes qui se ratent. John n'a pas pu empêcher Daisy de partir trop vite, tout comme Helen ne parviendra pas à retenir John. L'amour frappe à chaque fois à la mauvaise porte au mauvais moment. Quant aux motivations des personnages, elles sont à la fois dévoilées et laissées dans leur part d'ombre.
Au vu de ces éléments donnés, c’est moi qui jugera qui, de Daisy ou de Vernon, disait vrai. C'est sans doute ce flou artistiquement entretenu qui contribue à la réussite de l'histoire. Mais c'est aussi un découpage parfait, une maîtrise évidente du temps et de l'espace.
Evidemment, cela n'empêche pas Hermann de répéter quelques tics. A commencer par les personnages féminins qui sont tous à peu près désastreux.
Mais bon, hormis cette futile remarque, ne passez surtout pas à côté de cette BD !

7 11 2006
   

Superbe histoire racontée avec adresse et finesse par Yves H.
L’intrigue est simple, un homme d’une quarantaine d’années, flic américain, fait son travail avec application. Mais en même temps, il vit dans le passé. Il ne parvient pas à oublier cette jeune femme, Daisy, qu’il a aimé d’un Amour fou quelques années plus tôt.
Et tout l’album va être un passage permanent d’une époque à l’autre. Tantôt la réalité, 1976, une jeune fille de quinze ans violée et assassinée, donc une enquête difficile. Tantôt le passé, 1957, ou sa route croise celle de Daisy, et ou commence un road movie vers Las Vegas.
Une histoire ou s’entremêle habilement l’amour, la peine, la vengeance, le sexe, la tuerie violente, la déception et surtout l’incapacité d’avancer en absorbant son passé.
Hermann dessine avec le brio qu’on lui connaît et c’est un plaisir de regarder ses dessins précis et voluptueux, ténébreux quand il le faut et lumineux ailleurs. Le choix des couleurs dans les gris pour le passé et en couleurs de printemps pour la réalité permet de passer sans problèmes d'une époque à l'autre.
Certaines scènes sont pathétiques et l’émotion est présente surtout dans la fin qui est à la fois inexorable, dure, et en même temps très belle.
Un seul regret, une seule critique, c’est de retrouver le style Jéremiah, autant pour les personnages que pour la colorisation.
Mais je ne boude pas mon plaisir, c’est super.

9 8 2005
   

Manhattan beach 1957 est un road movie se déroulant en Amérique dans les années 50 et qui raconte l’histoire d’un flic mélancolique qui continue à s’accrocher à une histoire d’amour vécue il y a 20 ans. Hermann alterne avec brio les planches du présent et du passé de l’histoire de cet homme brisé, donnant un rythme parfait à ce récit tragique. Dommage que Hermann ait cependant toujours autant de mal à dessiner une femme avec la sensualité qu’elle mérite, ce qui constitue tout de même un hic quand on dessine une histoire qui est basée sur un coup de foudre pour une femme que l’on espérait plus sensuelle, féminine et attirante.

1 9 2004
   

Bon, tout d'abord j'ai trouvé le dessin très bon. Ces couleurs pastels sur fond à teinte grise, c'était très agréable. Pas mal non plus les flashs back noir et blanc. Et puis, à la longue, ça reste trop pareil: manque de renouvellement. Et l'effet se ternit, se voile, je deviens déçu.

Quant à l'histoire, c'est du grand classique avec ce brin de nostalgie, ces regards perpétuels vers le passé du héros. Rien de bien novateur non plus.

Disons que c'est de la BD assez bien faite (quand même !) mais qui n'apporte rien au répertoire (même à celui d'Elvis Presley).

Un tome de plus pour la brillante collection "Signé", pas le meilleur ni le plus créatif, c'est certain. Un truc qui se laisse lire agréablement. Dont on gardera souvenir ?

28 12 2002
   

Bon... je sais pas trop quoi penser de cette BD... La première Alliance de Hermann père te fils, Liens de sang, m'avait vraiment laissée de marbre : scénario tiré par les cheveux, déroulement de l'histoire complètement incompréhensible, pour une oeuvre en définitive beaucoup trop "personnelle" à mon gout.

Certes, ici, la plupart de ces défauts ont été évité : tout est plus cohérent, mieux construit, moins étrange... Mais il faut bien se rendre à l'évidence : c'est assez chiant.

L'idée de faire une transposition dans le passée pour suivre les aventures du couple en fuite n'est pas idiote, bien au contraire, mais rend obsolète tout le déroulement présent, hélas... et on en vient à regretter les pages encrées en noir et blanc (le passé) dès que l'on revient à la couleur (le présent, donc).

Disons que l'enquète proposée au temps présent est plutot banale et sans interet, et surtout sans liaison évidente avec la multitude de flashback qui remplissent les 3/4 de la BD et qui constituent son interet (contestable).

Toutefois, le dessin d'Hermann père est vraiment bon, et ce dernier maitrise les aquarelles à la perfection. Vraiment bon, mais... pas adapté à la BD selon moi, car beaucoup trop figé à mon gout. C'est effrayant, des statues à ce point ! Là ou ça fait tout le charme des oeuvres de Bilal, ca congestionne complètement les albums de Hermann... Beaucoup plus que lorsqu'il utilisait une autre méthode de mise en couleur, comme dans les premiers Jeremiah.

Bref, encore un coup dans l'eau pour Hermann père et fils, à mon sens, même si cet album si est en tout point supérieur au précédent !

31 10 2002
   

J'ai lu ça en prépub' dans BoDoï.
Il s'agit là d'un roman noir, dans son acception la plus noble du terme. On retrouve l'atmosphère américaine des années 50, à laquelle Hermann et son fils semblent particulièrement attachés.
On ne peut s'empêcher d'admirer les couleurs directes, qui rajoutent un filtre de "vécu" à la plupart des scènes, même si le trait d'Hermann est par lui-même déjà très réaliste.
L'histoire, à cheval sur deux époques, est très bien menée, même si elle ne semble pas présenter beaucoup d'intérêt. Mais le traitement réalisé par les deux générations d'Hermann a le mérite de sublimer ce genre d'anecdote pour en faire un classique instantané.

29 10 2002
   

Après "On a tué Wild Bill", c'est au tout de "Manhattan Beach 1957"...
Première impression : c'est beau ! Les dessins, mais surtout les couleurs, sont magnifiques, à tel point qu'on dirait des toiles.
En deuxième approximation, la couleur reste superbe, mais les dessins beaucoup moins : Hermann a un style très particulier pour dessiner les visages, et ce qui pouvait passer pour des gueules à la Sergio Leone dans "On a tué Wild Bill" passe ici pour de la maladresse. Ensuite, il faut bien le dire, les dessins sont complètement figés; ainsi, une voiture qui démarre donne l'impression d'être immobile. Pour ma part, je trouve ça gênant, en tout cas certainement pas dynamique !
Côté histoire, que dire... Mon impression finale se résume à peu près à "encore un énième road movie avec quelques flash-backs, une intrigue indigente, des personnages inintéressants, superficiels, auxquels on ne s'attache pas, qui ne suscite guère que de l'ennui, et avec une fin sans chute, pas originale, prévisible, et inintéressante".
Voilà.
Pas original, prévisible, figé et inintéressant résume très bien mon avis. A éviter.