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Tome 8 : Les femmes
 

Magasin général, tome 8 : Les femmes

 
 

Résumé

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Planche de Magasin général, tome 8 : Les femmesL’hiver est de nouveau là et le petit village de Notre-Dame-des-Lacs est recouvert de neige. Nous retrouvons nos personnages principaux, qui font la vie du village, en pleine tourmente.
Mais que se passe t-il au village ? Rien ne va plus.
Un bouleversement complet des habitudes, à commencer par un curé qui fait une crise de foi, pendant que Marie, à priori stérile, se découvre enceinte sans savoir de qui, que les Femmes se prennent l’envie d’aller à la ville alors que les trois bigotes découvrent les joies du marteau.
Rien finalement de transcendant dans ce nouveau récit,qui continue à bousculer les us et coutumes de ce petit village, remettant en cause tout les principes qui régissaient la vie quotidienne. Et pourtant les Auteurs introduisent dans leur histoire tous les grands changements de notre société. Je ne vais pas développer afin de ne pas dévoiler trop de détails sur cet album, même si l’envie de parler de cette liberté de vie vers laquelle se tourne les habitants de ce village me tenterait volontiers.
Ceci étant dit, je ne dirais pas grand chose non plus sur le dessin, qui est maintenant comme sur des rails. C’est à dire que dès la première page, on se sent bien , comme chez soi. Le trait est fin et sensible, et l’émotion des personnages est visible.
Pourtant, j’ai ressenti comme un sentiment d’ennui, caché derrière le plaisir de retrouver ces personnages attachants. Je pense que l’histoire appelle une fin, car ce récit qui se prolonge s'essouffle un peu par manque d’action véritable.
On sait que ce magnifique récit , prévu initialement en trois tomes, s’est prolongé vu le succès rencontré,très mérité par ailleurs, mais il y a toujours un moment ou le mot FIN doit apparaître et je crois que c’est maintenant.


Chronique rédigée par niavlys le 02/12/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Novembre 2012

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Magasin général, tome 8 : Les femmes, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 8 2016
   

Dans les albums 6 et 7, j’ai pu avoir l’impression que les auteurs, forts de leur succès, faisaient trainer les choses en longueur, faisant même faire à Marie des choses peu crédibles. Ici, cette impression est estompée, peut-être tout simplement parce que Marie n’est plus au centre du récit, même si elle reste au centre des attentions, compte tenu de son état. C’est bien la petite commune de Notre-Dame-des-Lacs qui revient comme héroïne de l’histoire, une petite commune dont la vie s’organise autour du magasin général tenu par Marie. Une petite ville qui n’a plus de maire depuis le tome précédent et qui est également en passe de perdre son curé. Des événements un peu extrêmes pour pousser ses habitants à entrer dans une certaine modernité pour les années 20 : des unions libres, un « inverti », une femme enceinte dont on ignore le père, un curé qui fera la messe deux fois par mois, un idiot du village qui aime à se travestir, un mécréant qui a voix aux chapitres. Finalement, les personnages qui incarnent le passé tournent folles… Tous ces habitants sont différents, et cela ne les empêche pas de vivre heureux, et peut-être plus heureux depuis qu’ils ont oublié le fonctionnement d’un village à l’ancienne.

Le dessin de Tripp et Loisel reste plein de sensibilité, plein de bonhommie, plein d’authenticité, plein d’expression dans les regards et les postures.

J’ai l’impression de retrouver ici cette ambiance des débuts de la série, et ca fait du bien.

14 6 2013
   

Je vais me ranger du côté de l'avis général: c'est bien mais il serait temps que ça s'arrête.

On retrouve avec plaisir tous les personnages truculents de la série, mais force est de constaté qu'il ne se passe pas grand chose: Marie est enceinte (ça on le sait depuis le tome dernier ce n'est donc pas une surprise) et le curé ne veut plus dire la messe. Avec ça Loisel et Tripp arrivent néanmoins à faire une 60aine de pages, fort sympathiques au demeurant mais l'ennui n'est plus très loin. D'autant que nos habitants ont l'air aussi de trouver le temps long...

Cette série à l'air de piétiner, il lui faudrait clairement un événement qui pourrait relancer l'intérêt. Elle ne peut plus se contenter de faire vivoter quelques habitants au parler typique dans un bled québécois, car ce qui est sympa et intéressant au début finit par lasser.

Sinon graphiquement c'est toujours aussi beau...

8 2 2013
   

Tout comme les tomes précédents, ce huitième tome permet une nouvelle fois de retrouver la petite paroisse rurale de Notre-Dame-des-Lacs et de prolonger ce séjour empli de bonheur au fin fond du Québec des années 1920-30.

Après un tome rythmé par des airs de Charleston qui faisait souffler un vent de liberté sur la petite paroisse québécoise, plongeant même les anciennes du village en émois, cet album se déroule en compagnie des femmes et des quelques hommes qui ne sont pas partis chasser à l’approche d’un hiver qui recouvre à nouveau tout de neige.

Les auteurs poursuivent cette chronique sociale gentillette et continuent de mettre en avant le caractère des différents personnages hauts en couleurs et, malgré tout, remplis d’humanité et de générosité. De la grossesse inespérée de Marie à l’étonnement de Félix qui continue de nous accompagner en voix-off, en passant par la crise de foi de Réjean et les coups de marteau des bigotes, le quotidien des habitants est toujours aussi plaisant à suivre.

L’ impression d’étirement de l’intrigue se fait néanmoins de plus en plus forte, augmentant la nécessité d’une fin au fil des tomes. Cet essoufflement progressif pourrait inciter certains lecteurs à abandonner cette saga profondément humaine qui allie simplicité, humour, bonne humeur, tolérance et générosité, même si celle-ci continuera indéniablement de séduire bon nombre de bédéphiles.

Le dessin hybride Loisel – Tripp continue de faire mouche, avec Régis Loisel (“Peter Pan”, “La Quête de l’oiseau du temps”, “Le Grand Mort”) au crayonné des planches et Jean-Louis Tripp à l’encrage et à la finalisation des dessins. Une alchimie magnifique entre ces deux grands talents, qui nous reproduisent cette tranche de vie québécoise avec brio et nous livrent plusieurs planches muettes merveilleuses.

Afin d’augmenter l’authenticité de ce petit village dans la prairie, les auteurs (avec l’aide du montréalais Jimmy Beaulieu) ont également opté pour une narration franco-québécoise compréhensible des deux côtés de l’Atlantique et riche en expressions locales savoureuses.