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Tome 7 : Charleston
 

Magasin général, tome 7 : Charleston

 
 

Résumé

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Planche de Magasin général, tome 7 : CharlestonTout comme les tomes précédents, ce septième tome permet une nouvelle fois de retrouver la petite paroisse rurale de Notre-Dame-des-Lacs et de prolonger ce séjour empli de bonheur au fin fond du Québec des années 1920-30.

Après un tome assez décevant et quelques passages par Montréal qui nous éloignaient un peu trop souvent de ce petit village bien sympathique, ce septième tome se déroule à nouveau entièrement à Notre-Dame-des-Lacs, qui a d’ailleurs retrouvé tous ses habitants pour l’occasion.

Ce retour de Montréal est accompagné d’un souffle de liberté qui plonge les anciennes du village en émois. Les airs de Charleston et les robes chatoyantes font souffler un vent nouveau sur la petite paroisse québécoise, éloignant les hommes de leurs tâches quotidiennes et faisant même tomber les barbes des frères Latulippe. Cette vague musicale bien arrosée vient à nouveau briser quiétude et installer quelques tensions au sein de cette microsociété pourtant si harmonieuse en temps normal. Mais, malgré les tensions au sein du village et les lichettes de Roger-Roger, on reste bel et bien au milieu d’une chronique sociale gentillette. Une histoire qui continue de mettre en avant le caractère des différents personnages hauts en couleurs et, malgré tout, remplis d’humanité et de générosité. Si l’humour est au rendez-vous, l’attitude de Marie me laisse par contre un peu dubitatif.

Si les relations amoureuses de Marie me laissent songeur, elles permettent néanmoins aux auteurs de rester dans le même schéma au niveau de la construction des différents tomes. Il y a chaque fois ce cliff-hanger en fin de tome qui met le feu aux poudres et plonge le village en émois lors du tome suivant… et cette fois, la surprise risque d’à nouveau mettre à mal la quiétude et l’harmonie du petit village. Si cette redondance, combinée à une impression d’étirement de l’intrigue, incitera certains lecteurs à abandonner la saga, cette histoire profondément humaine qui allie simplicité, humour, bonne humeur, tolérance et générosité, continuera cependant de séduire bon nombre de bédéphiles.

Le dessin hybride Loisel – Tripp continue de faire mouche, avec Régis Loisel (“Peter Pan”, “La Quête de l’oiseau du temps”, “Le Grand Mort”) au crayonné des planches et Jean-Louis Tripp à l’encrage et à la finalisation des dessins. Une alchimie magnifique entre ces deux grands talents, qui nous reproduisent cette tranche de vie québécoise avec brio et nous livrent plusieurs planches muettes merveilleuses. Perso, je suis assez fan des cases mettant en scène le petit ourson aux côtés du chien, du canard et du chat.

Afin d’augmenter l’authenticité de ce petit village dans la prairie, les auteurs (avec l’aide du montréalais Jimmy Beaulieu) ont également opté pour une narration franco-québécoise compréhensible des deux côtés de l’Atlantique et riche en expressions locales savoureuses.


Chronique rédigée par yvan le 14/01/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Novembre 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Magasin général, tome 7 : Charleston, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 4 2013
   

Et voici le tome 7 d'une série prévue en 4 puis 6 tomes... C'est donc une série à succès que nous suivons, et elle le mérite. "Magasin général" transpire la simplicité, le bonheur et l'authenticité d'un petit village québecois dans les années 20/30.

Tout comme les tomes précédents on retrouve les personnages de Marie, Gaëtan, Ernest, Jacinthe... que nous connaissons maintenant très bien, l'empathie est bien présente, et ils sont tous très attachants.

Cependant, il faut bien reconnaitre qu'à force de les cotoyer, l'effet de surprise diminue. On ne s'étonne plus lorsque Gaëtan se met du rouge à lèvre par exemple. Les auteurs cherchent à en faire un peu plus, c'est du moins l'impression que j'en ai. Marie se trouve donc dans des situations un peu...comment dire...embarrassantes, pour ne pas dire exagérées. Je ne pense pas être le seul à me dire, "là c'est un peu trop".

Qu'on ne s'y trompe pas, j'ai trouvé ce tome encore très attachant, mais j'ai peur que la surenchère ne rende la série un peu moins agréable, d'ailleurs l'histoire du Charleston sur 80 pages ne suffit plus non plus à captiver.

Conclusion, encore un bon tome mais je sens que les auteurs cherchent où nous emmener à présent...j'espère que ça ne sera pas trop loin.

25 2 2013
   

Il y a plus de rebondissements dans cet album que dans le précédent, ce qui le rend plus appréciable. L'effet de surprise de cette série est passé depuis bien longtemps et la série capitalise toujours autant sur la simplicité et l'authenticité des habitants de Notre Dame des Champs, qui semble-t-il, sont heureux d'être là, tout bonnement. On apprécie toujours cette ambiance dans laquelle les relations sont vraies et les réflexions authentiques, on se prend toujours autant d'affection pour ces habitants qui ont des vies simples et qui tiennent le lecteur avec cela, même si parfois on frise un peu avec le ridicule : à ce stade, il nous en faut plus qu'un canard et un ourson mignon tout plein pour apprécier toute la rusticité du lieu. Mais dans l'ensemble, on retrouve ce ton tranquille et gentil, plein de bienveillance, envers ces quelques habitants.

En revanche, si le propos se veut plus mouvementé que dans le tome 6, je dois avouer que je reste perplexe à l'égard du comportement de Marie. Qu'elle se soit libérée et qu'elle se soit amusée à Montréal, initiant un mouvement de libération de la femme, est une chose, qu'elle devienne une espèce de prostituée de la pitié en est une autre. Petit à petit, on sent que les auteurs ne se contentent plus de la simplicité de ce village, de l'authenticité des sentiments des uns envers les autres, mais essaient de trouver des comportements moins crédibles au motif de tomber dans le sensationnel. Il manquerait plus que Serge couche avec le curé et le tableau serait complet. Ce choix de la vie de Marie est osé, amène un rebondissement de taille, mais je ne suis pas sûr d'apprécier ce personnage que l'on veut lui faire endosser. Certes, on comprend que depuis le premier tome, l'histoire tourne un petit peu autour de Marie et de son magasin, et que notre héroîne vit des sentiments, des expériences et des émotions, qui la font changer, mais il faudrait être attentif de ne pas en faire trop.